The Root Book

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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

503 auteur·rice·s inscrit·e·s
686 chapitres coécrits
707132 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (200) Écriture (175) Début (144) Concours (127) Prologue (123)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

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Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Il y a des jours où je me demande à quel moment tout a basculé. À quel moment, exactement, j’ai cessé d’être quelqu’un de bien. Peut-être que je ne l’ai jamais été, au fond. Peut-être que le mal, ou ce qu’on appelle comme ça, n’est pas une destination mais un état latent. Une graine, juste là, sous la peau, attendant qu’on cesse de prétendre qu’on peut être meilleur.Je ne suis pas un héros. Je n’ai jamais voulu l’être.Il y avait ce jour, je m’en souviens encore, où le soleil brillait d’une manière insupportable, comme pour narguer les gens comme moi. Les éclats de lumière rebondissaient sur les vitres, les sourires, les vies parfaites que je n’aurais jamais. Je portais une veste trop grande, une paire de chaussures usées jusqu’à la corde, et un plan qui tenait à peine sur trois bouts de papier froissés.Je n’avais pas grandi avec des rêves d’enfant. Pas de cape, pas de masque, pas d’idéal. Seulement cette colère, toujours là, grondante et implacable, comme une bête sauvage prête à bondir. Je voulais qu’ils paient. Tous. Les chanceux, les beaux parleurs, ceux qui s’élevaient au-dessus des autres sans jamais regarder en bas. Mais le pire, c’est que je ne savais pas vraiment comment. Ce n’était pas une grande destinée, une ambition transcendante. Juste l’envie de tout briser, pour que, peut-être, dans les ruines, on me voie enfin.Vous voulez savoir qui je suis ? Ce n’est pas si important. Mon nom change selon les endroits. Parfois, je suis un simple comptable, effacé, insignifiant. D’autres fois, un client impatient dans une file d’attente, un voisin que l’on évite. Mais dans ma tête, je suis autre chose. Une force en mouvement. Une ombre qui étend ses doigts pour griffer le vernis de la normalité.Mon plan ? J’en ai un. Enfin, je crois. Ce n’est pas une grande machination diabolique. Juste un enchaînement d’actions simples, presque banales, mais qui, une fois assemblées, créeront quelque chose de plus grand. Je ne veux pas régner, je ne veux pas conquérir. Je veux déranger. Perturber cet équilibre hypocrite qu’on appelle le bien. Chaque mot que je prononce, chaque acte que je pose, est une petite fissure dans leur monde parfait.Et peut-être que, dans ce chaos, quelqu’un comme moi trouvera enfin sa place.Vous pensez que je suis le méchant ? Peut-être. Mais qui décide, au fond, de ce qui est bien ou mal ? Qui déclare qu’un héros est celui qui sauve les faibles, et non celui qui leur montre qu’ils peuvent se défendre eux-mêmes ? Qui décide que ma colère est une menace, et non une vérité qu’ils refusent de voir ?Alors oui, je suis l’ombre dans leur lumière. Je suis le bruit dans leur silence. Je suis la raison pour laquelle ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles.Mais je ne suis pas désolé.Parce que les ombres ne s’excusent pas.

Chapitre 1 :
Les ombres ne s'excusent pas

de l'histoire
Les ombres ne s'excusent pas
par LéaLune
Début Écriture Collaboratif

Le jour se lève sur le petit village de Thiercelieux. Un corps est retrouvé sur les pavés d'une ruelle. Le mien, mais je suis toujours en vie. C'est le palefrenier qui m'a aperçue par hasard, alors qu'il remontait l'allée en direction de la fontaine.Il m'aide à me relever, et au départ, je pense avoir rêvé en me rappelant le cauchemar de la veille. Mais bien vite, je réalise que si c'en était un, alors je me serais réveillée chez moi. Le palefrenier me propose de l'aide, mais mises à part des courbatures, je suis indemne. Aussi je le laisse là et me dépêche de rentrer. Il faut que j'en parle à Grand-Mère et qu'elle m'explique ce qui se passe. Si elle sait ce que j'ai vécu, alors elle se résignera à tout me dire.Arrivée à la maison, je découvre la porte d'entrée fermée. Je toque, puis plaque mon oreille contre le montant de bois, mais n'entends pas un bruit. La maison est vide. Et sûrement à cause de moi. Grand-mère et mes frères et sœurs sont partis à ma recherche. Faute de mieux, je décide de retourner sur la place de l'église où j'espère les trouver, ou du moins quelqu'un qui les aura vus.Un instant, j'avais crains retrouver les trois silhouettes encapuchonnées ou la créature m'attendant là-bas pour me régler mon compte, mais lorsque j'atteins la place de la fontaine, j'y trouve au lieu de ça une agitation sans précédent. Un brouhaha s'élève d'une foule d'habitants inquiets :-… devons rester calmes ! clame le maire depuis une estrade de bois.- Et attendre que vienne notre tour ? lui rétorque un homme dans la masse.Je suis curieuse de découvrir ce qu'il se passe ici, et de toute façon, il y a tant de monde que je ne retrouverai jamais Grand-Mère avant que les villageois se soient dispersés. J'interroge donc un jeune homme près de moi qui fixe intensément le maire.- Le chasseur est mort, me répond-il.- Comment ça ?- Il a été attaqué par une bête.Un frisson me parcourt en repensant au bras griffu qui avait tenté de me saisir. Je reprends mes esprits en entendant le maire qui tente de calmer la foule :- Le loup est déjà mort, il ne sert à rien de s'affoler plus.- C'est faux, hurle le guérisseur. Il y avait plusieurs tailles de crocs sur le corps. Le chasseur n'a eu qu'un loup-garou, et on doit tuer l'autre  !Alors c'était ça la créature qui avait bien failli me tailler en pièces?- Et il faut faire quoi selon toi ? répond le maire. Tuer quelqu'un au hasard en espérant tomber sur un loup-garou ? On n'a aucune information.Moi, j'ai une information. J'ai reconnu le forgeron la veille. Mais j'ai peur de parler, car si je parle, y survivrais-je ?

Chapitre 4 :
Le jour se lève

de l'histoire
Lune sanglante
par BanjiBanjo
Fantasy Chaperon Rouge Conte

J’étais là, devant mon ordinateur, sa lumière trop blanche tranchant de ses ombres marquées les ténèbres de mon salon. Un café froid depuis longtemps traînait à ma droite sur un tas de papiers, des scripts de vidéos que je n’avais pas encore tournés, et une clope se consumait lentement dans le cendrier, au milieu des cadavres de ses paires. Il était tard. Trop tard. Dehors, la lumière jaunasse des lampadaires éclairait le parking de la petite gare. J’étais là, j’étais las, j’étais fatigué. Sur l’ordinateur, j’avais ouvert un document word, avec un énième script, qui irait sûrement rejoindre les autres sous mon café froid, afin d’être filmé. De la musique tournait dans mon casque, notamment « Un homme libre » du film La planète au trésor, dont je chantonnais le refrain. Sur mon autre écran, j’avais Portal 2 d’ouvert sur la partie création de map, en prenait une pause en en créant une. Le frigo grésillait comme il le faisait toujours, et le lave-vaisselle était en train de tourner. Ma tête était posée sur mes mains qui la soutenaient. Dans une seconde d’endormissement, elle glissa quelque peu, et je sursautai. C’était encore une de ces soirées. Une de ces nuits. J’avais plein de choses qui m’attendaient. Mes activités, mon travail, mes proches. Je me relevai, dos contre le dossier de la chaise roulante, et me retournait.J’avais devant moi la partie de mon salon qui me servait de décor.À ce jour, elle avait déjà bien fait son rôle. Cette vision me remplissait de fierté. Je posai le casque sur la table, et me frottai mes oreilles quelques peu douloureuses de l’avoir supporté sur longtemps. Le silence empli la pièce, ajoutant à l’ambiance déjà si calme. Je clignai des yeux, et ma vision devint trouble. Il était grand temps d’aller dormir, plus que temps même. Je bus une gorgée de mon café froid, grimaça car il n’était pas bon, et le reposa sur mes scripts en les regardants plusieurs secondes, comme un enfant regardant avec fierté son premier dessin, ou un couple qui se dévore du regard à la naissance d’un enfant, espérant peut-être me motiver à en faire toujours plus. Je quittai le salon, jetant un dernier regard en arrière avant de refermer la porte. Je senti quelque chose couler sous un de mes yeux, et essuya une larme. C’était peut-être la fatigue.

Chapitre 2 :
Une autre de ces nuits

de l'histoire
Une de ces nuits
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

15 décembre 2018   L'amour est un mystère. Parfois, c'est un souffle chuchoté qui peut tout consumer en un instant. Ou alors un message sur le téléphone de ton ex que j’aurais laissé soigneusement visible.   Submergée par la révélation qu'elle avait déclenchée, tu as fui, sans un mot d'explication, délaissant même le déjeuner que tu avais planifié avec Sami. Pendant ce temps, Sami te noyait sous un flot incessant de messages inquiets depuis plus d'une heure. C'est un mystère pour moi que tu n'aies pas encore choisi de mettre en silence cet incessant rappel.   Après deux ans tissés de chimères et de fraudes, tu as enfin compris l'impossibilité de continuer à manipuler le futur. Refusant désormais de subir en silence, tu te dresses, intrépide, face aux tempêtes à venir. C’est en cet instant que je retrouve l'éclat de la femme dont je suis épris. Peu importe si nos destins semblent écrits, si nous ne sommes que les pantins d'une trajectoire prédéfinie — une idée à laquelle j'étais jadis résigné.   Ta détermination te mène à l'abri de tes réflexions, dans ce sanctuaire de calme et de sérénité qui t'a si souvent apaisée. Telle une sculpture minutieusement façonnée au fil des jours, tu prends enfin la décision qui devient inévitable — celle que, dans l'ombre, j’attendais avec une patience feutrée. L'heure propice que j'ai baptisée avec un certain recueillement : mon instant de vérité.   J'ai découvert que la véritable force n'est pas seulement physique. Elle réside dans la capacité à comprendre les autres, à percevoir et décrypter leurs désirs cachés. Il faut beaucoup de patience et un contrôle de soi pour trouver cette faille chez l’autre. Cela peut être un désir, une phobie, l'objet de son amour, un secret inavouable, une culpabilité... Pour quelqu'un comme toi, cette brèche est bien plus difficile à trouver, mais tout le monde a un talon d'Achille. Connaître les secrets inavouables de quelqu'un signifie pouvoir le manipuler, le doubler ou même le saboter. Et je suis doué, vraiment très doué. Très jeune, j'ai compris que même nos amis peuvent devenir nos ennemis et qu'il vaut mieux avoir une longueur d'avance.   C’est tellement mystérieux l’Amour. Un mot n'est qu'un mot, juste un mot. Un ensemble d'adjectifs défilent dans ta tête, aucun ne reflétant réellement ce que tu éprouves. Trahie à nouveau, tu te promets que cette fois-ci est la dernière. Je te vois assise sur ce banc, dos aux arbres blanchis, ta tristesse t'engloutissant à chaque battement de cœur. Tu dissimules ton chagrin arborant un masque impassible. Tu t’imagines sûrement que personne ne le remarquerait. Mais je te connais, je peux voir à travers ton jeu. Je te regarde écrire frénétiquement dans ton journal, déchirer une ébauche après l'autre de cette lettre que tu ne sais comment adresser.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas…   Un frisson te parcourt le dos alors que tu perçois une comptine étrange, s'enfonçant avec insistance dans l'atmosphère autour de toi. Tu fermes brusquement ton journal, laissant s'échapper une feuille vierge qui tombe sur le sol. Je la ramasse discrètement, la gardant pour le moment où elle me sera utile. Tu sais manier les mots, ma douce. Après avoir lu la lettre, je me demande quel genre de folie, tu comptes faire. Dans les profondeurs de ton sac, tu échanges ton journal – l’un des rares cadeaux utiles qu’il t’aura faits, pour un appareil photo. Tout en soupirant bruyamment, tu te redresses, déterminée à percer mon mystère. Cette chanson douce qui, pourtant, semble être une mise en garde. Je trouvais bien plus amusant de rajouter des éclats de rire d’enfants.   Si le loup y était   Il nous mangerait…   En toute insouciance, tu continues ton chemin, ne t’arrêtant que pour saisir quelques photos. L’une de tes nouvelles passions consiste à capturer des instants. À tes yeux, une image bien prise ne saurait mentir, au contraire. Tu as toujours aimé capturer les moments, comme s'ils révélaient des secrets autrefois bien cachés. Il t’a offert cet objet sans réaliser l’impact qu’il aurait sur vous. Je t’ai toutefois prévenu ma belle. Certaines choses doivent rester enfouies. Comme cette photo d'eux dans un moment intime qui fut la goutte qui a fait déborder le vase.   Promenons-nous dans les bois...   (Je guette le moindre de tes faits et gestes mon amour)   Tu ne m’entends pas évidemment. En bon petit Chaperon Rouge, tu ne te rends pas compte du danger et nous continuons chacun notre chemin. Tu es triste et tourmentée. Je suis tendu et empli d’adrénaline. Le chasseur et sa proie. Je suis à l’affût du moindre changement d’air, des vols d’oiseaux ou encore, du bruissement des feuillages. Tu pourrais une fois encore changer d’avis et t’en retourner les rejoindre. Chose qui me contrariait beaucoup, car, aujourd’hui, nous sommes dans l’une des rares fois où je n’ai aucun contrôle sur la situation. J’aperçois la rivière, aussi calme et lisse que peut l’être un cours d’eau en ce début d’hiver. Et nous continuons sur le chemin. Je suis suffisamment proche pour entendre les clics du capteur de merveilles et toi, les craquements des brindilles restantes, cachées sous la neige, qui annonce une présence.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas…   (Je suis là, devant toi.)   Soudainement, je suis devant toi et ton regard s'élargit manifestement choquée. Tu n'as pas anticipé cette rencontre, et les révélations subséquentes bouleversent tant ta compréhension de la situation que ton sens de l'identité. Tu as une stature moyenne, des cheveux bouclés taillés en un court carré qui encadre avec éloquence ton visage, et une teinte rousse qui, à mon sens, sublime ta peau claire, tes lèvres légèrement rosées et tes yeux en amande qui portent la couleur changeante de la noisette. Cependant, ces détails sont ineptes – un embellissement frivole à notre récit.   Le silence nous enveloppe un moment, seuls les battements irréguliers de ton cœur troublé brisent la quiétude de cette scène suspendue dans l'instant.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas.   Si le loup y était.   Il nous mangerait.   (Il est trop tard.)   Pardonne mon approche, Hailey, mais il est impératif que tu me suives sans tumulte. Rapidement, tu t'évanouis. Ta chute est souple, tes cheveux éparpillés sur l'épaule improvisée que je te fais, tandis que je récupère ton sac tombé avec une célérité perturbée – soucieux de chaque fragment de toi.   La nuit engloutit nos silhouettes dans son opaque étreinte alors que je te transporte à travers l'enceinte du bois, où les flocons de neige commencent à danser avec lenteur, dissimulant nos traces, les transformant en mémoire floue de notre passage. Là où nous allons, personne n'a besoin de te retrouver.   La chanson se dissipe dans l'air frigorifié, l'écho d'un ancien mystère qui reste entre les mains prudentes du destin.   C'est tellement mystérieux, l'amour. Le lendemain, tu te réveilles en sursaut, une sensation d'effroi parcourant ton corps. Ton dernier souvenir te ramène à cette forêt, avec les arbres blanchis encerclant ton chemin. Ta vision tourne légèrement, et un vertige désagréable t'envahit lorsque tu te lèves. La vision d'une robe légère en remplacement de tes vêtements te surprend. Tu te sens perdue et confuse, cherchant frénétiquement des indices pour nier cette étrange réalité, clignant des yeux à plusieurs reprises dans l'espoir de te réveiller chez toi ou aux côtés de Matthew. Malheureusement, aucune issue ne se présente, plongeant ton esprit dans une inquiétude grandissante.   J’observe tes réactions depuis la caméra fixée au plafond. Je connais ta réticence à la nouveauté, d'où cet endroit. J'ai mis quelques années pour le peaufiner, j'espère qu'il sera à la hauteur de tes attentes. N'abîme pas trop tes cordes vocales, princesse, ce sous-sol est complètement insonorisé. Tu observes le plafond pour narguer la caméra et son faisceau rouge, signalant sa mise en marche. Tu lèves ton majeur en signe de défi, mais c'est une tentative pitoyable pour te rassurer.   — C’est quoi ces conneries ?   Je sais ce que tu te dis : « c’est sans doute une mauvaise blague, on va venir m’ouvrir d'ici à un moment... ». Navré ma puce. Personne ne viendra jusqu’ici. Jamais. Tu t’en apercevras bien assez tôt. Tes paroles réconfortantes sont vaines. Toujours étourdie, ta tentative de te relever se solde par une chute douce, et tu finis par t'asseoir, massant tes chevilles avec hésitation.   — Qu'est-ce que c'est que cette chaîne, putain ? J’ai l’air d’un clebs ou quoi ?   La rage s'empare de ta voix tremblante tandis que tu inspectes avec incrédulité la lourde chaîne cliquetant sinistrement autour de ta cheville. Tu es toujours aussi amusante, mon ange. Là où d'autres se seraient horrifiés et auraient du mal à garder leur calme, tu prends ça d'une manière bien trop légère, ce qui me surprend d'autant plus. Finalement, tu te redresses avec détermination et commences à explorer la pièce, cherchant en vain ton sac, objet auquel tu tiens beaucoup.   Tu sais, on en apprend beaucoup d'une personne en examinant son contenu ? J’ai pu m’en apercevoir à plusieurs reprises.   Au fond s’y trouvent les choses les plus importantes, celles qui n’en sortent jamais ou très rarement. Des objets que tu qualifies de vitaux, à tort. Ton appareil photo, ton cahier d’écrits et tes stylos favoris. Je n’ai connu personne d’autre que toi avec cette capacité. Avoir des stylos préférés, c’est saugrenu ! Mais cela te ressemble bien, princesse. Viennent ensuite les objets de la vie courante, ceux qui te définissent aux yeux du monde : ton portefeuille désespérément vide, ta carte d’identité et tes clefs. J’ai pris soin de jeter la lettre de l’abruti en plus de tes photos, ne t’en fais pas.   Tu continues ton inspection, mais tu ne vois rien. Cet endroit est sombre et humide. Assez grand pour contenir une petite table avec une rame de papier et tes stylos favoris, ainsi qu'une chaise bancale. Tu m’excuseras, mais c’est ce qui se passe quand tu fixes du bois dans un sol de béton. Tu as sans doute remarqué que tu étais sur un lit des plus confortables. Le sommeil est une chose importante, c'est pour cela que j'ai choisi de t'offrir ce matelas Bultex coûteux, celui-là même que tu convoitais lors de notre dernière visite en magasin.   Il n’y a aucune fenêtre, tu n’en auras pas besoin. Le peu de lumière filtre par cette énorme porte en bois, qui, tu l'apprendras bien assez tôt si tu restes sage. Elle cache un couloir muni d'une pièce contenant une petite douche, à laquelle tu n'as bien évidemment pas accès, suivie d'une vraie porte. Les murs de la pièce semblent être faits de briques. Souviens-toi, j’hésitais entre deux modèles : la plaquette de parement pierre naturelle multicolore élégance et celle en pierre naturelle beige/grise élégance. Tu trouvais la première plus amusante, originale. Je présume qu’elle te plait autant que ce jour-là, à Leroy Merlin. Qu’il te rappellera notre crise de rire interminable pour une raison des plus minables ! Amanda et ses manies. Elle ne nous gênera plus, sois-en sûre.   Au fond se trouve le vieil escalier rongé par le temps que j’ai récupéré l’air de rien au Café. Ils comptaient le brûler, tu sais. Prenant appuie sur le mur de pierre, tu montes lentement les marches et, arrivée en haut, tu cherches en vain la poignée. Désolé mon Amour, cette maudite porte, comme tu le hurles, est fermée de l’extérieur. Tu n’es pas suffisamment sage. Regarde-toi. Tu manques de force et pourtant, tu te mets à gémir sans raison. Bon peut-être pas sans raison : de ton point de vue, tu es enfermée, on ne sait trop où une prisonnière probablement perdue au milieu de nulle part et loin de toute civilisation. Ce n’est pas tout à fait juste ma chérie. Et baisse d’un ton, tu me donnes mal à la tête. Je répondrai à tes questions au moment que je jugerai opportun. Où est donc passé ton détachement, l’impassibilité qui t’animait tout à l’heure ?   Je m’agace lorsque tu commences à hurler de frustration et à gémir bruyamment. Arrête de gueuler comme une truie putain de bordel de merde ! Regarde ce que tu me fais faire ! Un bruit sec retentit dans la pièce lorsque ma main heurte brusquement la table. Le résultat ne se fait pas attendre : ma tasse préférée bascule et s'écrase violemment, laissant s'échapper un fracas de débris. Tu vas payer pour ça et ce ne sont pas ces horribles cris d’incompréhension colérique qui t’aideront, sache-le. Calme-toi, tu frises l’hystérie. Ce n’est que moi, ton âme sœur.   Tu te recroquevilles sur toi-même, au plus loin sur le lit même si cela te blesse un peu plus le pied enchaîné. Tu n’as plus rien de différent de toutes ces autres petites putes finalement. Tu es maintenant terrorisée. La gorge nouée, tu penses certainement que tu vas suffoquer. Respire mon Amour. Voilà comme ça. Prends une grande goulée d’air et inspire profondément. Puis expire le plus calmement que tu puisses et recommence. Des larmes se mettent à couler le long de tes petites joues et des sanglots s’échappent. Mon joli petit hamster bouffi. Tu tentes de les contrôler, tu ne veux pas abandonner la partie, mais tu ne comprends pas l’inutilité de ta réflexion. Je reste indécis. Dois-je venir t’aider à contrôler les tremblements qui te prennent alors que cette vision de toi m’excite d’autant plus que je te connais ? Tu seras difficile à briser, ma bouleversante amie.        

Chapitre 2 :
Le Loup et le Chaperon Rouge

de l'histoire
Enquête
par Shoups69
Début Écriture Collaboratif

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 1955 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 413 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 185 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 170 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
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Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 166 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 77 suites.


Les chapitres de

Wargen

ont engendré 63 suites.


Les chapitres de

R.Th

ont engendré 49 suites.

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