The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
874261 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



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Chapitre 1 : Sève Ignée

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Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



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468 lectures
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Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



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Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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2 suites
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Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1531 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Je, tu, elle, nous, vous elles. Comme sorti du néant, la conscience semble revenir. Ma conscience semble me revenir. Émergeant d'un vide insondable. Comme si je m'éveillais au monde. Comme si je m'éveillais tout court. Mais dans cet état vaporeux, quelque chose cloche.   Ma tête me fait mal. Mon corps tout entier semble me faire mal. Et certaines parties plus que d'autres. La tête qui cogne. Le ventre qui tire. L'entrejambe qui brûle. L'entrejambe ? Essayant de me concentrer sur la perception de mon corps et de sa douleur, je perçois deux zones spécifiques, comme déchirées, qui me brûlent : mon sexe et mon anus. D'où deux traînées d'un liquide visqueux et gluant semblent couler très lentement. Ou s’encroûter au plus profond de mon corps.   Qu'est-ce que...   Prise de panique, je me redresse brusquement. Tente de me redresser brusquement. Mon front vient s'écraser contre une surface dure et froide située juste au-dessus.   -Aïe !   Ma tête retombe dans sa position initiale. Le son de ma voix se répercute bizarrement à mes oreilles, comme s'il rebondissait tout autour de moi. Ma respiration s'accélère. Mon pouls s'emballe. Si les quelques secondes de réveil et d'introspection semblaient s'écouler dans un état cotonneux, je suis maintenant pleinement alerte et réveillée.   Calme-toi.   Peut-être un peu trop. Je cherche à faire retomber l'accès de panique.   Calme-toi. Respire lentement.   Je ralentis ma respiration. Je tente de faire retomber mon rythme cardiaque. Et j’essaye de réfléchir.   Où suis-je ?   Voilà par où il fallait commencer.   Essayant d'oublier toutes mes douleurs, je cherche à ouvrir les yeux. Mes paupières papillonnement difficilement. La luminosité externe est très faible, quasiment nulle. Ce n'est donc pas l'excès de luminosité, mais l'effort physique même de garder les paupières ouvertes, qui rend la tâche compliquée. Après quelques secondes d'efforts, il me semble enfin voir. Voir une surface translucide sombre, située vingt centimètres devant moi. Au-dessus de moi. Une surface translucide balayée de temps en temps d'ondulations verdâtres. Levant lentement la tête, jusqu'à coller mon front à la paroi, je m'aperçois que celle-ci retombe un peu plus loin après mes pieds. Je redescends la tête, la tourne à droite, à gauche : de la même manière, la paroi retombe sur les côtés, jusqu'à s'enficher dans la structure sur laquelle je suis allongée. Je n'arrive pas à le voir, mais je suppose que c'est la même chose au-dessus de mon crâne. Mon rythme cardiaque réaccélère : je suis enfermée allongée !   Calme-toi. Réfléchis.   C'est bien la seule chose que tu saches faire !   Ignorant cette deuxième voix dans ma tête, je referme les yeux et respire calmement. Une grande inspiration. Je bloque. Une grande expiration. Je bloque. Encore. Et encore.   Je lève les mains, et tâte la paroi devant moi. C'est lisse et froid. Je frissonne. Ce qui réactive les zones de brûlure qui m'étaient sorties de la tête. Et je me rends compte que je suis nue.   Stop, n'y pense pas. Concentre-toi.   Et à ton avis, d'où ça vient, ces brûlures ?   Tais-toi !   Je tente d'appuyer avec mes mains, et de soulever la paroi. Rien ne bouge. Je ne sais pas si c'est parce que l'ensemble est trop lourd, ou qu'il est maintenu bloqué dans cette position. Je bouge mes jambes, j'appuie sur la paroi avec la pointe des pieds en même temps que je pousse avec mes mains. Rien.   Mon cœur s'emballe de nouveau. J'essaye d'appuyer sur les retours de la paroi à droite. Rien. A gauche. Rien. Je tente de me tordre pour appuyer sur le côté droit avec la tête et les mains, et forcer avec la plante des pieds sur le côté gauche. Rien. Je cherche à rouler pour me mettre de flanc droit et appuyer sur la paroi horizontale avec tout mon flanc gauche. Échec cinglant.   -Raaaaah !   Même son en écho que tout à l'heure.   Parce que tu crois que crier servira à quelque chose ?   Mais tais-toi, toi !   Je m'effondre dans ma position initiale. Des larmes commencent à couler le long de mes paupières closes. Mon corps est pris de spasmes. Mes douleurs reviennent hanter mon esprit.   Arrête de trembler !   Je n'y peux rien, c'est mon corps qui lâche.   Peuh ! Laisse-le-moi alors !   -Jamais !   Je respire lentement. Je fais le vide dans ma tête. Mon cœur ralentit. Je plaque mon front et mes mains sur la paroi. Mes spasmes se calment. Le froid m'apaise.   Reprenant ma position allongée, j'ouvre péniblement les yeux. Gris très sombre. Ondulations verdâtres. Gris très sombre. Ondulations verdâtres. C'est régulier. Apaisant. Il me semble avoir déjà vu ça, un jour.    C'était il y a peu ? Il y a longtemps ? Dans une autre vie ?   Je tourne la tête à gauche. J'ai l'impression de distinguer de sombres formes floues sur un fond noir, régulièrement haché par des flashs verdâtres. Je tourne la tête à droite. Mon pouls s'accélère. Là-bas, une source de lumière crépitante et ondulante. Ce qui ressemble à une torche. Tenue par quelqu'un. Ils sont deux, en fait. Deux formes floues. De petits êtres humaines difformes. Entourés d’une quantité indescriptible d'objets incongrus et distordus. Penchés sur quelque chose. Malgré la distance et l'image qui semble déformée par la paroi qui m'enferme, leur forme et leur visage me parlent. Il me semble bien que... Je suis sûre de les avoir déjà...   Les nains ! Les sept nains !   Ce n'est pas trop tôt, t’en a mis, du temps ! C'est Dormeur et Simplet.   L'espoir revient. Je tambourine sur la paroi. En vain. Encore et encore. Ils sont toujours concentrés sur la forme devant eux. Je hurle. L’écho me fait mal aux oreilles. Rien ne bouge de leur côté. Une légère couche humide s’installe sur la paroi devant moi.   Qu'est-ce que tu fais ?   Je les appelle à l'aide, pour qu'ils viennent me sortir de là !   Mais, bougre d'idiote, ce sont eux qui t'ont mise là-dedans !   Quoi ?   Pfff... Tu ne te souviens pas ?   Euh... je...   Quelle cruche ! Tu te souviens de sept nains. Où sont les autres, puisque tu dis qu'il y en a sept ?   Euh... je...   Ils sont morts, les autres. On les a tous tués !   Prof, Grincheux, Joyeux, Atchoum, Timide, Simplet, Dormeur. Les sept nains. Une avalanche de souvenirs m’ensevelit. Mon cœur s’emballe, ma respiration s’accélère. Les nains pervers. La course-poursuite meurtrière. Le château. La forêt. Le chaperon rouge. Le crapaud. La bête. La sorcière. Herta. Michon. Thiercelieux...   Je ferme les yeux, je respire lentement, je plaque mes mains contre la paroi froide. Se calmer. Faire retomber la pression. Une fois le contrôle passablement revenu, je rouvre les yeux et regarde dans la direction des nains. Une couche humide collée à la paroi m’empêche de voir. Je la fais partir en frottant avec ma main. Dormeur s'est légèrement décalé, me laissant entrapercevoir le tas devant eux. On dirait un corps humain. Je me concentre dessus. On dirait un corps féminin. Je scrute attentivement. On dirait Herta. Cela ressemble à Herta. Une Herta floue, tordue... mais surtout en voie de putréfaction. Comme si son corps, son visage, ses cheveux avaient subis une décomposition avancée et partaient en lambeaux. Dormeur semble crier sur Simplet, qui regarde piteusement ses pieds. Avec la torche, le nain narcoleptique fait de grands mouvements vers le tas qu'était Herta, et dans ma direction. Simplet relève la tête, et se lance dans une gesticulation délirante. Dormeur fait mine de lui donner un coup de torche, ce qui le calme immédiatement. Puis il remontre Herta. Simplet hoche de la tête. Puis remontre la direction de l'endroit où je me trouve. Simplet hoche la tête. Je me concentre. Si je surplombe une salle encombrée, enfermée dans une cage qui pulse des flashs de lumière verdâtre, et qu'Herta n'y est plus, c'est que les deux nains, ou au moins un, ont dû intervertir nos places avec Herta. Donc...   Je suis enfermée dans le sarcophage tatamonique !   Oui, c'est bien, Madame la futée, c'est pas trop tôt ! Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?   Oh, tu arrêtes un peu avec tes réflexions sarcas... ?   Un mouvement brusque. Je sursaute et me cogne la tête sur la paroi. Mon entrejambe défoncé me brûle.   Que j'arrête avec mes réflexions sarcastiques ? Non mais pour qui elle se prend, celle-là !   Quelque chose semble se trouver devant la paroi. J’essuie la buée pour voir. Le chaperon rouge apparait petit à petit dans mon champ de vision, en premier plan, accolé à la paroi.   Ce n'est pas avec des réflexions du genre qu'on avancera !   Une masse sombre, silhouette d'une capuche, qui s'éclaire subrepticement lorsqu'une ondulation verdâtre court sur la paroi. Elle pose ses mains sur la paroi.   Parce que tu crois que tu arriveras à avancer ? Toute seule ?   -Est-ce que tu m’entends ? Dis-moi que tu m’entends ?   Je montre ma bouche, et pointe dans sa direction. Signe de dénégation de sa part.   Il le faut bien ! Qu'est-ce que je peux faire d'autre ?   Je vois sa bouche s’ouvrir, comme si elle essayait de me parler. Aucun son ne parvient à mes oreilles. Je glisse le bras gauche entre mon corps nu et la paroi, le pointe sur mon oreille droite, et fais un signe négatif de la tête.   Tu le sais très bien, ce qu'il faut faire. T'abandonner à moi. Me laisser le contrôle. Complètement. Pleinement. Entièrement... Mais tu t'entêtes dans ta vision prude et bienveillante ! Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !   Lorsque les flashs verdâtres me laissent un peu de visibilité, je vois qu’elle s’est légèrement penchée en avant et j'ai l'impression que son visage grimace, comme si elle tentait de produire un effort physique. De pousser sur la paroi.   Tu sais très bien que je ne peux pas. Qu'il ne faut pas.   Et au bout d'un moment qui me semble durer une éternité, je vois ses bras revenir pendre mollement le long de son corps.   Je te rappelle que tu l'as déjà fait. Et que ça t'a sauvé.   Son visage semble maintenant présenter comme des traces d’incompréhension, de doute. Voire une pointe de tristesse ?   Tais-toi.   Le chaperon rouge se pointe du doigt, puis pointe le sarcophage, et fait non de la tête. J'en déduis qu'elle n'arrive pas à passer au travers.   Et je sais que tu as aimé. Couper l'ardeur de Prof, regarder son visage se couvrir de terreur et sentir son sang chaud t'asperger la face.   Elle s’affale alors sur la paroi, la tête prise dans ses bras, le corps parcouru de tremblements. Comme si elle sanglotait.   Tu mens !   Tout autour de moi, il fait noir.   Je sais que tu as jouis à chaque coup de couteau. Sentir la lame s'enfoncer dans la chair. Et sa langue ? La lui couper et lui enfouir en pleine gorge pour ne plus entendre ses hurlements de pourceau qu'on égorge.   Je tremble, mes douleurs revenant pulser dans ma tête, danser sur mon corps, pénétrer au plus profond de moi-même.   Tu... tu... je … je n'ai pas les mots...   Des gouttes de condensation tombent sur mon corps et ma face.   Bien sûr que tu ne les as pas ! Et tu ne les auras jamais ! Tu n'es qu'un pauvre agneau qui attend son tour à l'abattoir ! Tu n'es faite que pour être l'esclave du destin !   J’essuie la paroi.   Non !   Les nains sont toujours en train de palabrer autour du cadavre décomposé d’Herta, Dormeur semblant encore menacer Simplet.   Tu n'es pas faite pour ce monde. Tu ne l’as jamais été. Et je n'aurais jamais dû te laisser survivre jusque-là ! J'aurais dû laisser la sorcière te transformer en charbon ardent. J'aurais dû laisser Prof et ses sbires se servir de toi comme esclave pour assouvir tous leurs désirs lubriques.   Tout à coup, un autre mouvement apparaît dans mon champ de vision. Une petite masse sombre qui vient de sauter sur la paroi, juste au-dessus de ma tête.   Arrête !   Un flash lumineux m'indique qu'il s'agit du crapaud.   « Arrête ». Tellement pitoyable. Tu es pitoyable. Heureusement que, vu la situation, ta misérable vie va s'arrêter. Et que tu arrêteras enfin de déployer la mort, le chaos et la désolation autour de toi.   -Et toi, gentil petit crapaud, est-ce que tu m’entends ?   Je montre ma bouche, et pointe dans sa direction.   Quoi ?   Le crapaud semble se trémousser, faisant relever la tête du chaperon rouge. Signe de dénégation de sa part.   Ne fait pas ta sainte nitouche ébahie, et fait marcher ta cervelle, vu qu'il semblerait qu'il n'y ait que cela qui fonctionne chez toi : tes parents ? Morts. Ta grand-mère et tes frères et sœurs ? Surement déchiquetés à l'heure qu'il est. Michon ? Bouffé de l'intérieur. Herta ? Un tas de chair putréfié. Un chaperon rouge, « qui semblait dégager une intelligence, une confiance et une malice infinies » réduite à un spectre larmoyant sur TON cercueil. Des nains massacrés. Il ne manquerait plus que ce crapaud puant soit écrabouillé par une de leur foutue invention pour clore le chapitre.   Les flashs lumineux me montrent le crapaud gueule ouverte, comme s'il était en train de croasser. Je n'entends rien.   Tais-toi !   Un nouveau mouvement, sur l'extrême droite de mon champ de vision. Je tourne la tête pour voir les deux nains regarder dans ma direction. Dans la direction du crapaud.   Une Eden TELLEMENT intelligente ! Qu'elle prend TOUS les mauvais choix qui s'offrent à elle. Quand j'imagine que nous ne serions pas enfermés là si, comme TOUT le monde te poussais à le faire, tu avais égorgé ce drôle de nain, là, le Simplet, quand il était à TA merci. Parce que tu n'avais pas voulu me laisser le contrôle.   Frottant la paroi de la main, je vois Dormeur qui s'approche dans ma direction, la torche révélant un visage surpris et mécontent, la bouche grande ouverte comme s'il émettait des sons. Je n'entends encore et toujours rien de l'extérieur du sarcophage. Derrière lui, disparaissant doucement hors du champ de lumière de la torche, Simplet sort une petite boite de son manteau, et appuie sur quelque chose. S’ensuit ce qui semble être un rire démoniaque sur sa face difforme. Il court se cacher derrière une masse sombre informe.   Dégage !   Dormeur semble maintenant inquiet, arrêtant sa course. Il se retourne vers l’endroit où vient de disparaitre Simplet, et repart à toutes jambes dans cette direction.   Tu te sens suffisamment débrouillarde toute seule ? C'est d'accord, à partir de maintenant, démerde toi seule, j'en ai ma claque d'assister une moins que rien aussi inutile que niaise.   Un petit bruit se fait entendre, comme un sifflement. Un léger souffle se répand sur mon visage, glisse sur mon corps, s'engouffre au plus profond de mon être. Une odeur âcre s'infiltre dans mes narines. Mes yeux se mettent à piquer tandis qu’une forme gazeuse obscurci l’intérieur du sarcophage.   TAIS-TOI !   Mes paupières deviennent lourdes. Ma tête cogne. Mon ventre tire. Mon entrejambe déchiré me brûle. Le chaperon rouge et le crapaud ont disparus de ma vue. Je tambourine sur la paroi devant moi en hurlant.   Et si tu crois... qu'un prince charmant... va venir te délivrer,... tu te fourres... le doigt... dans l'oeil... jus...qu'au... cou…de...   Mes paupières et mes bras retombent. Ma voix s’arrête. Je ne sens plus rien. La douleur s’évanouit. La sensation des trainées visqueuses et gluantes au plus profond de mon corps disparait.   VA T'EN... ET NE... REVIENT... JA...MAIS...   Et c’est alors que m’embrassent les ténèbres triomphantes.

Chapitre 17 :
Embrace triumphants darkness

de l'histoire
Lune sanglante
par Wargen
Fantasy Chaperon Rouge Conte

- Hey toi.   A ces mots, le type devant moi se retourna. C'était un type banal, costard, cravate bien serrée, chaussures de ville, sa chemise blanche étant sa seule touche de couleur. C'est sûr que comparé à moi, il était bien mieux fringué.   - .....c'est toi....   Il se mit à fuir avant d'avoir demandé son reste.   - Fait chier...   C'était pas la première fois que je me faisais reconnaître. Je sorti mon téléphone. 6 février 2025 : 10h Pas de notif.   - Il est passé où lui encore... Il commence à me courir sur le haricot.   Rangeant mon téléphone. Je regardais la ville devant moi. Ca faisait combien de temps déjà que j'étais comme ça ? Bah, est-ce que c'est vraiment important au final.   - Bon, il va pas s'attraper tout seul ce type.   Je pris une grande inspiration. Sa peur était puante. A reculons, je suivais sa trace. Après quelques minutes, sont odeur se fit plus présente, presque poisseuse. Au détour d'une ruelle, je le repérai, dans un cul de sac.   - Yo. - Comment tu m'as trouvé ? Fous-moi la paix ! - Tu empeste, je suis sûrement pas le seul à te sentir dans le coin. - Dégage !   Le type sortit un flingue, et le pointa sur moi.   - T'es sérieux, tu sais bien que ça sert à rien. - Tu dis ça, mais si ça se trouve tu flippes juste de te prendre une balle. - Ne rends pas mon taf plus dur qu'il ne l'est déjà. - T'es tout seul, crétin, tu crois que tu vas faire quoi ?! - Crois-moi, t'aurais préféré qu'il soit là...   Une odeur atroce me prit au nez, métallique, presque comme du sang caillé. Il était sur le point d'appuyer sur la gâchette. Je pouvais pas risquer que la balle atteigne quelqu'un derrière moi. En moins d'une seconde, je pris appuie sur mes jambes, et fonça sur lui, bien trop vite pour qu'il n'y puisse rien faire. Un coup dans le ventre, un crochet dans le menton, et ma main sur la gorge. Son arme tomba au sol.   - T'aurais pas dû.   Son regard révélait une peur d'une intensité que je n'avais jamais vue chez aucun humain. À raison. Aucun humain ne pouvait connaître la peur d'être dévoré en étant soi-même un démon. Je ne pouvais pas laisser les humains me voir, alors je rendis la ruelle aussi sombre que possible, rendant nos silhouettes totalement indiscernables. Ma main commença à trembler, comme si mes os prenaient vit. D'un coup, mes doigts se changèrent en lame, et je lâchai la gorge du type, avant d'enfoncer ma main dans sa poitrine. Quand je la retirai, le corps du type cessa de bouger, et s'affaissa au sol. Les lames redevinrent des doigts, tenant entre eux une boule fumeuse et vibrante.   - Rouge.....   J'avalai l'âme, avec dégout.   - Tu l'a dévorée n'est-ce pas.   Un autre type se tenait derrière moi, fringué comme un cliché d'inspecteur de films, grand manteau entre beige et marron, veilles bottes d'il y a 30 ans, chapeau à bord long, une sale gueule avec une barbe de trois jours permanente.   - Tsss, t'arrives enfin. T'as mis le temps. - Tu sais que tu es censé me le livrer hein. - Je pourrais, si tu faisais ton job. T'étais où ? - Je bouclais un dossier. - T'as mon numéro, envoie au moins un message. - Bah, je suis pas à l'aise avec ces trucs.   Le corps au sol se transforma en cendres. Je relâchai alors mon obscurité, et la lumière revint dans la ruelle.   - Et son âme ? - Rouge. - Merde... Bon, rejoins-moi au Département pour 14h. On a un petit nouveau en cavale. - Un nouveau ? C'est rare qu'on puisse les repérer si tôt. - Faut dire qu'il est pas bien discret. Il a tout juste fait 4 ou 5 victimes, donc celui-là, faut pas le bouffer. - Ca va, je sais faire mon taf le vieux. - Allez, à tout' !   "Le vieux" partit, me saluant à la va-vite sans même se retourner. Moins de 5 victimes, et déjà repéré par le Département ? C'était rare, les démons tendaient plus à se faire discrets. Un démon aussi jeune.... il avait encore une chance de salut.

Chapitre 1 :
Démon

de l'histoire
Démon
par Laurent
Démon Enquête Horreur

Après avoir lu les règles, Ernest est interloqué. C’est quoi ce délire ? Il lève les yeux vers Monsieur et Madame Faustin. Monsieur Faustin arbore un costume de velours aux motifs énigmatiques, tandis que Madame Faustin joue nerveusement avec un collier qui change de couleur à chaque mouvement. OMG ! C’est trop bizarre, cette histoire ! Mon père va être à fond, mais… je préférerais être n’importe où ailleurs. Une pression invisible pèse sur ses épaules, comme si son père était là, derrière lui, à scruter chaque détail avec sa caméra. Une lycéenne éclate de rire après avoir fini de lire les règles. C’est Angie, ou peut-être Lucie, il n’est plus sûr des prénoms, mais c’est celle qu’il n’aime pas trop. Madame Faustin la fusille du regard. Ces règles ne sont pas une blague ! Un silence pesant s’installe dans la pièce, comme une chape de plomb. On pourrait presque entendre une mouche voler. Personne n’ose briser ce silence, ce malaise palpable. Ernest ressent une tension qui serre sa gorge, exacerbant son malaise. Les secondes s’étirent, devenant presque insupportables. Je dois poser la question. Sinon, mon père va me faire la morale pendant dix ans, pense-t-il, poussé par cette pression invisible mais omniprésente. Il prend une grande inspiration et brise enfin le silence. — Et il ne se passe quoi si on ne respecte pas les règles ? demande-t-il en bravant sa timidité. Monsieur Faustin ajuste son étrange costume de velours et échange un regard complice avec Madame Faustin. — Tout dépend de quelle règle, mon bon Ernest, dit-il avec une voix suave. Ernest sent son cœur battre plus fort. Qu’est-ce que ça veut dire ? — D’accord, donc quelle est la pire règle à ne pas respecter ? demande Ernest, sa voix trahissant une pointe d’irritation. — Il suffit de respecter les règles, c’est tout, rétorque Monsieur Faustin, coupant presque court à la conversation. — Pourquoi, on perd les 500 euros sinon ? demande Rémi, intrigué. — Non, ce n’est pas ça, répond Madame Faustin. — Alors pouvez-vous nous expliquer ce que c’est ? demande Orianne, avec autant de politesse que de fermeté. — Mieux vaut pour vous de ne pas le découvrir, réplique Madame Faustin, un sourire mauvais aux lèvres. Orianne paraît choquée par la réponse. — Et pourquoi ça ? insiste Rémi, avec un ton monocorde et blasé. — Nous allons partir, n’avez-vous pas d’autres questions plus importantes ? s’exclame Monsieur Faustin, presque comme une blague. Finalement, c’est la dénommée Madeleine qui dévie la conversation vers les triplés. La discussion s’éloigne des règles étranges et absconses, mais le malaise demeure. — Nous allons devoir y aller, finit par conclure monsieur Faustin. — Mais... vous ne deviez pas nous présenter les fillettes ? — Elles doivent être occupées, trancha madame Faustin comme un couperet. Aurevoir. Sous le regard interloqué des babysitters, le couple disparaît, laissant derrière eux un silence lourd et un mystère non résolu. Ernest reste avec une boule dans la gorge, frustré de ne pas avoir pu creuser davantage ces règles si bizarres. En levant la tête, il s’aperçoit qu’il n’est pas le seul à se poser des questions. Il scrute les visages étonnés et interloqués, un à un, jusqu’à tomber sur celui de Lucie, ou d’Angie, il n’est plus sûr du prénom, mais c’est celle qu’il aime bien. En plus, elle le regarde ! Mais son visage semble déformé par la peur. Avant qu’il puisse dire quoi que ce soit, un rire rauque résonne dans son dos.

Chapitre 2 :
Questions sans réponses

de l'histoire
À 19h chez les Faustin
par Bat.Jacl
Battle Royal Horreur

La Dryade de toute émotion purgée,Défendit la racine qu’elle avait essayé de couper,Temps passa, ses souvenirs premiers se perdaient,Tant et tant qu’elle tua même son frère qui la cherchait,Le prenant pour un malfrat qui s’en prenait à son sylvain béni,N’ayant plus de respect que pour la sauvage vie,La malédiction finit par se savoir, si bien que dans le village,Ne subsista plus d’âme pendant bien des âges,La forêt, envoya ses éclaireurs de ronces et de mûres,Avant de coloniser le terrain devenu sur,Les lierres envahirent les façades de terres et de pierres,La moisissure fit chuter les toits des chaumières,Si bien qu'il ne resta du village que des vestiges de rires d'enfants figés par le temps,Accompagnés des cris d’oiseaux et de rongeurs, louant les lieux ce moment.Seule demeurait non loin le soir, la mélopée de la Dryade esseulée,Echo d'un coeur d'enfant, attendant que sa mère ou son père revienne la chercher,Et les rires de son tourmenteur non loin,Se terrant de satisfaction sur les ruines du chemin,On oublia le village, mais les cartes se rappellent de ce dont les hommes ne peuvent se souvenir,Il advint quelques siècles plus tard, qu’un groupe de malandrins pensa la présence d’un trésor pressentir,Il empruntèrent la route du bois des lamentations,Où la Dryade solitaire et le lutin pervers avaient leurs habitations,Pour trouver leur chemin, il fallu qu’ils se perdent irrémédiablement,Que le faune les emmène près de l’endroit où les tristes notes étaient portées par le vent,Pour savoir ce que d'eux il advint,Je crains qu’il ne vous faille revenir demain.

Chapitre 22 :
01 juillet

de l'histoire
10 Juin
par R.Th
Poème Écriture

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