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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

381 auteur·rice·s inscrit·e·s
458 chapitres coécrits
171173 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Héros (96) Fantasy (93) Concours (79) Jdr (70) Nouvelle (64)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

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Quelques Chapitres à ne pas oublier

La nuit semble interminable. Sûrement à cause de cette foutue lumière rouge qui donne à chaque arbre, à chaque motte de terre, à chaque rocher, une allure de film d’horreur. Et sous mon capuchon de pourpre, je dois certainement ressembler à une terrifiante criminelle sur le point de brûler le prochain village qu’elle croisera. En dépit de l’odeur sucrée dont nos doigts sont badigeonnés, la forêt a des relents de mousse, si ce n’est de pourriture. C’en est écœurant. - Ben mazette… C’en fait des choses pour seule ‘tite nuit ! lâche Herta au bout d’une bonne demi-heure de marche. Même si son intervention tombe sans réponse, entendre autre chose que le vent dans les branches a quelque chose de rassurant. Michon ne dit plus rien depuis que nous sommes partis, lui qui n’est pourtant pas avare de paroles d’ordinaire. Personnellement, je préfère compter mes doigts de pied dans ma tête, -ils ont toujours le même nombre, ce qui est bien agréable- plutôt que de réfléchir à quoique ce soit d’autre. Une petite brume nocturne s’infiltre entre nos jambes et poursuit sa course dans tout le bois ; elle s’épaissit au fur et à mesure de notre avancée, jusqu’à engloutir totalement la faible lueur de nos gâteaux. - Ça m’dit rien qui vaille, c’te purée d’pois soudaine. - Comme dans tout conte qui se respecte, il faut un élément perturbateur qui sépare les protagonistes, répond Michon. Un grand classique ! Son éloquence soudaine me file aussitôt la migraine tandis que Herta hausse les épaules, désinvolte. Toutefois, elle avait raison : ce brouillard n’annonce rien de bon, et plus nous nous enfonçons dans la forêt, plus il nous recouvre de ses vapeurs grisâtres. S'entrevoir devient une tâche toujours plus ardue, et je constate que les deux autres sont dans le même état que moi. D’une petite voix, j’appelle mes amis, les ayant perdus de vue la minute suivante. J’obtiens pour seule réponse un écho qui se répercute sur les derniers troncs distinguables. D’instinct, je décide de m’arrêter au milieu du sentier pour porter mes mains auprès de ma bouche. - MICHON ! HERTA ! Le parfum du gâteau me fait hausser le cœur, et le silence me brise les oreilles. - HERTA ! MICHON ! A ma gauche, on me répond enfin ; ce n’est ni la voix du grand dadet, ni celle de la bourrue qui me servent de compagnons d’infortune. Il s’agit plutôt d’une étrange petite mélodie, un air connu au village, de ceux qu’on chante lors des repas de fête. La chansonnette s’approche doucement de moi, et au vu de ce qui m’arrive depuis le début de cette aventure, je reste sur mes gardes, en position de défense, bien ancrée dans le sol. Mes poings se serrent, à l’image de ma mâchoire, et ma capeline dessine dans mon dos une superbe arabesque dans le vent. La voix est maintenant à moins de trois mètres… Deux mètres… Un. Au hasard, j’envoie ma main rencontrer la fine silhouette encore cachée par la brume. L’individu, pas bien grand, pousse un cri à la fois de surprise et de douleur. - Nan mais ça va pas de péter le nez des gens comme ça ! Ce ton un peu rocailleux ne m’est pas inconnu. Je baisse ma garde, les yeux pleins de repentir : - Poucet ? C’est bien toi ? Mais… Tu es porté disparu depuis au moins trois ans ! - Eden ! Je me suis juste égaré un moment… J’avais laissé des petits cailloux sur mon passage, pour m’y retrouver, mais ça n’a pas été très efficace… - Tu m’en diras tant… Espérer retrouver son chemin dans une si dense forêt s’avère mission impossible ; même Poucet, un gamin intelligent et malin, s’est fait prendre au piège. Je l’examine d’un peu plus près et constate avec inquiétude sa maigre silhouette, la crasse sur ses joues et la boue dans ses cheveux. Trois ans, c’est long, en particulier pour un petit garçon comme lui. - J’ai perdu mes amis en chemin… Tu ne les aurais pas croisés, par hasard ? Si on les retrouve, on pourrait peut-être te ramener au village. - Un soir de lune rouge ? Rentrer au village ? Crois-moi Eden, nous sommes presque plus en sécurité dans ce bois que chez nous ! La Bête rôde sûrement déjà parmi les maisons. Sans m’en rendre compte, je hoche la tête, frappée par le souvenir de cette monstruosité qui nous avait poursuivis jusque chez les Grettels. L’air se fait un tantinet plus froid, le vent me mord les jambes et les bras ; je rajuste mon capuchon sur mes épaules. - Poucet, comment as-tu fait pour survivre ici, tout seul, pendant tant de temps ? Son sourire, troué par une incisive manquante, se ternit et quelque chose dans ses yeux malicieux semble s’éteindre. Il me répond, avec une monotonie dérangeante, qu’il s’est débrouillé comme il le pouvait et qu’il s’est dégottée une grotte un peu plus loin pour dormir. - Je peux t’y emmener si tu veux ! Tu dois avoir envie de te reposer après toutes ces péripéties ! La dernière personne m’ayant dit cela quelques heures plus tôt a par la suite tenté de me transformer en festin pour son prochain goûter. Mon hésitation se fait sentir, et le jeune garçon se renfrogne. Sa moue boudeuse me rappelle celle de mes sept petits frères et sœurs ; ils doivent avoir le même âge. Je m’accroupis devant lui, essuie mes mains peintes de sucre sur ma jupe, et lui remet une mèche blonde en place derrière l’oreille. - Excuse-moi… Je suis juste inquiète de savoir ce que sont devenus Herta et Michon. Et puis, j’en ai un peu ma claque de me retrouver toute seule pour finir dans des situations catastrophiques sans le vouloir. Le bonhomme comprend et hoche à son tour la tête. Poucet amusait tout le village, avant de se perdre en forêt ; il jouait des tours à tout le monde -rien de méchant- et était d’une politesse remarquable. Tous les villageois s’accordaient pour lui prédire un avenir radieux tant il brillait de virtuosité et d’espièglerie. Un cri dans le lointain coupe notre entretien. - C’est Herta ! Il doit lui arriver une nouvelle mésaventure ! Allons à sa rencontre ! Quand je me relève, aux aguets pour retrouver ma coéquipière, je constate que Poucet ne partage pas mon état d’alerte. Au contraire, le petit se triture les mains, les yeux baissés sur la pointe de ses chaussures, bredouillant quelques mots incompréhensibles. Je l’interroge du regard, sans savoir quoi gérer en priorité : la demoiselle en détresse ou le gamin perdu depuis trop longtemps. Je me penche de nouveau vers lui, souhaitant être la plus rassurante possible. - Ne t’en fais pas, je suis avec toi maintenant. Tu rentreras avec nous, en sécurité. Ses pupilles croisent les miennes en un éclair, et ce que j’y vois me fait froid dans le dos. Le blanc de ses globes oculaires a laissé sa place à un noire intense. - Oh je ne suis pas inquiet, en trois ans, on apprend à survivre… Comme figée sur place, je ne peux m’empêcher de scruter tous les détails qui m’avaient échappé jusqu’à maintenant. Les cernes violacés, les veines sombres sur ses temps, ce regard si vide, ces dents si aiguisées, et par-dessus tout… Le sang séché qui persiste à ses commissures. - En revanche, poursuit l’étrange petit garçon, toi, tu devrais t’inquiéter davantage pour ton amie. Je fais un bond en arrière et finis parmi les feuilles mortes, les fesses une nouvelle fois par terre et le front une nouvelle fois en sueur. Poucet ne m’abandonne pas à mon triste sort ; en une respiration, doté d’une vitesse hallucinante, il vient me surplomber. Ses yeux morts plongent dans les miens, je tressaute. - Elle a dû tomber dans un de mes pièges… Mon nez commence à me piquer alors que mes ongles s’enfoncent dans la première racine qui me tombe sous la main. - C’est dommage… Elle était jolie. D’un souffle, quand le mien est coupé, il fond sur moi et je ne peux retenir un hurlement à travers la nuit.

Chapitre 6 :
Pas d'un pouce

de l'histoire
Lune sanglante
par MadBlackHands
Fantasy Chaperon Rouge Conte

Même si la petite voix dans votre tête vous en conjure : il est hors de question de sauter dans la flotte pour fuir à nouveau. Le risque est trop grand de finir comme le feu chaudron. Alors que vos yeux alternent entre Eddy Jambe-de-bois et l’océan, le silence se fait de plus en plus pesant. Tous les pirates retiennent leur souffle, pendus à vos lèvres. Mentir n’a jamais fait partie de vos talents, cachés ou non. -          Eddy dit vrai, je suis sorti quand le feu a commencé à… Un sursaut général bouscule l’assemblée. -          T’as donc tué le capitaine, p’tit ? poursuit Eddy. Les réactions de vos compagnons oscillent entre l’incrédulité et la colère. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, vous hochez la tête avec un manque d’assurance flagrant. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Tonnerre de crustacé », vous vous retrouvez soulevé de mains en mains, un tricorne à moitié brûlé sur la tête. Les chants élogieux à votre égard se multiplient et votre procession s’achève derrière le gouvernail. Vous voilà aux commandes du Perroquet Rouillé, avec une troupe de pirates attendant vos premiers ordres. Eddy Jambe-de-bois, qui s’est visiblement auto-proclamé votre bras droit officiel, pose ses paumes sur vos épaules tout en plongeant son regard dans le vôtre. -          Capitaine Poulpito, à vous de nous conduire à l’El Dorado maintenant ! lâche-t-il d'un ton particulièrement solennel. L’équipage hurle de joie, puis replonge dans un silence attentif. Vous prenez en main la barre mais un détail ne vous échappe pas. Ce chapeau est beaucoup trop grand pour que vous puissiez y voir quoique ce soit.

Chapitre 6 :
Vous acquiescez

de l'histoire
Poulpito
par MadBlackHands
Pirate Poulpito Héros

Une fois les ordres donnés à chaque représentant des divers corps armés, chacun s'en alla prendre son poste de commandement et donner les consignes aux radios, qui transmirent les messages sur ondes courtes à chaque chef de régiment. Cette invention du Grand Spécialiste, comme tant d'autres, avait permis un gain en temps et en précision dans la transmission des ordres et messages, ce qui s'avérait indiscutablement bénéfique dans la bonne gestion d'une bataille. Il semblait maintenant loin, le rudimentaire dispositif de drapeaux de différentes couleurs préalablement utilisé. La quantité de matière et d'énergie qu'avait demandé la mise en place et demandait le fonctionnement de ce dispositif était bien entendu considérable. Mais le Guide Suprême, pourtant avare dans l'utilisation de ces dernières, avait perçu dès le début l'avantage indéniable que cette technologie apporterait du point de vue militaire.   Globalement, la plupart des inventions du Grand Spécialiste et de ses techniciens avait apportée des avancées considérables pour le génie militaire. Mais cela allait bien plus loin, puisque certaines technologies pouvaient être utilisées à des fins civiles, pour assurer le bon fonctionnement et l'amélioration de la collecte de matière et d'énergie des cités et entités de la coalition.   La découverte du vaisseau du Grand Spécialiste, qu'il faisait appeler le « Laboratoire », avait été le fruit du hasard. Ce « laboratoire » était en effet bien caché : il était bien plus petit qu'un simple village flottant puisqu'il n’accueillait qu'un faible nombre de techniciens, malgré les grands hangars servant à la conception des inventions ; et il évoluait dans une zone considérée comme extrêmement dangereuse, avec sa forte densité de nuages sombres chargés d'électricité. Ses flux d'air turbulents constants et violents, tantôt horizontaux, tantôt verticaux. Et ses colonnes de matières et de gaz venant des Profondeurs insondables aux débits et positions imprévisibles et anarchiques.   A son retour dans la cité flottante azélanne, personne ne crut le marchand azélan qui avait réussi à apercevoir cette étrange tâche sombre dans cette zone connue comme impraticable. Heureusement cependant, le bouche-à-oreille et la rumeur coururent dans toute la coalition, et furent captés par un des agents des Oreilles qui s'empressa de faire remonter cette information à son patron. Lequel eut la bonne idée de la considérer comme intéressante et d'en faire part, dans un rapport, au Guide Suprême.   Celui-ci comprit qu'un objet, quel qu’il fut, évoluant dans une pareille zone, ne pouvait être ordinaire, et que sa capture devait être un objectif prioritaire. Il considéra que cette opération ne nécessitait pas de faire appel à d'autres membres de la coalition, et se contenta de monter une petite armada issue de sa cité flottante de Würm, centre névralgique de la coalition. La recherche de l'objet se révéla néanmoins plus ardue qu'escomptée : la durée qui s'écoula entre sa découverte par le marchand azélan et le lancement de l'expédition würmienne s'éleva à dix-sept longs cycles solaires, et le « Laboratoire » du Grand Spécialiste, du fait de sa propulsion entièrement mécanisée, s'avérait bien plus mobile et rapide que les classiques villages, villes, cités ou autre entités flottantes. Trois nouveaux longs cycles solaires furent nécessaires pour quadriller la zone de recherche, et enfin apercevoir l'objet tant convoité.   Du fait de sa position dans une zone dangereuse et de ses technologies militaires alors inconnues des Würmiens, la prise du « Laboratoire » provoqua la mort des trois-quarts de l'expédition assaillante, contre seulement un des techniciens du Grand Spécialiste. Le bonheur de l'assaillant fut que, le Grand Spécialiste et ses techniciens n'étant pas des soldats, ils se rendirent dès leur quartier général investit par les forces würmiennes. De plus, le Grand Spécialiste accepta sans hésitation la proposition de rejoindre la coalition, lui permettant de pouvoir bénéficier de sa protection et de son commerce interne florissant. Même la demande insistante du Guide Suprême de mettre à disposition de la coalition ses technologies, son savoir et ses futures recherches, qui devaient alors être principalement orientées dans le cadre du domaine militaire, ne souleva pas d'objection.   Dès lors, l'arsenal miliaire des forces de la coalition s'en trouva fortement amélioré. Et, point positif aux yeux du Guide Suprême, le Grand Spécialiste s'avérait être un membre fidèle, honnête et volontaire malgré son inclusion quelque peu forcée.     Le Guide Suprême rentra dans la salle d'observation de son dirigeable rigide de commandement, auquel il avait donné le nom de « Zeppelin », suivis par le chef spirituel. La salle circulaire, de grand diamètre, était entièrement entourée de vitres en biais vers l'extérieur. Elles pouvaient résister à des vents très turbulents et puissants, et à des geysers de matières et de gaz peu concentrés, et n'étaient pas conductrices d'électricité. L'ensemble des matériaux de l'appareil possédait les mêmes caractéristiques, ce qui lui permettait d'évoluer, pendant une courte période, dans des zones dangereuses telle que celle où le « Laboratoire » avait été aperçu initialement.   Le sacrifice en matière et énergie que sa conception avait nécessité avait été immense, et malgré le système autocratique éclairé de la coalition, le Guide Suprême avait dû faire jouer tout son pouvoir et sa vision pour l'imposer à une population hostile au coût pharaonique du projet. Mais son utilisation bienvenue dans des campagnes victorieuses de sécurisation de routes commerciales contre des pillages incessants de pirates de l'air fit basculer petit à petit l'opinion de la population. Et les prises de puissantes cité flottantes ennemies, ou même de capture du « Laboratoire », permit de finalement rentabiliser sa construction.   La salle d'observation était munie d'un rail circulaire situé un mètre en retrait des vitres, sur lequel glissait un chariot portant un système de longues-vues pivotantes et avec divers lentilles de grossissement. Tandis que le chef spirituel allait ouvrir une petite fenêtre et se plaçait en tailleur devant, pour sentir sur son visage le souffle du vent et son évolution, le Guide Suprême fit rouler le chariot de longues-vues pour le ramener dans la direction de la proue du dirigeable, et du front. De cette position, seul le nez beige du dirigeable cachait la partie supérieure de l'horizon. L'immensité insondable d'un néanmoins ridicule petit volume de Sterna, la planète géante gazeuse, s'offrait à la vue du Guide Suprême. De sombres nuages zébrés et épais délimitaient les Profondeurs insondables, de rapides nuages violacés et translucides courraient dans la zone vivable, et la couche aujourd'hui épaisse de nuages beiges et ocres cachaient le ciel et la double étoile.   Le Guide Suprême plongea son regard dans le système optique, et le régla de manière à apercevoir de manière nette les troupes ennemies. Une rangée de ballons individuels s’étendait sur une grande largeur, bien plus grande que ne l'était le front des forces de la coalition. Le Guide Suprême ne sut dire, même à peu près, combien de soldat cela représentait, mais le nombre de dix mille annoncé par le patron des Oreilles pouvait correspondre.   Au contraire du Grand Spécialiste dont il ne doutait aucunement, le Guide Suprême était moins enclin à accorder sa pleine et entière confiance au patron des Oreilles. Même si celui-ci et la plus grande part des membres de son service étaient d'origine würmienne et que, officiellement, il répondait entièrement aux ordres du Guide Suprême, le service des Oreilles s’enorgueillissait en cachette, ce qui n'avait cependant pas manqué d'arriver aux oreilles du Guide Suprême, de posséder une autonomie dans son mode fonctionnement et une opacité vis-à-vis du pouvoir dirigeant. De plus, des rumeurs de collusions avec certaines cités neutres, sûrement propagées par le service lui-même dans le but d'entretenir le doute et le flou quant à son dévouement entier à la cause du Guide Suprême, courraient abondamment dans toutes les villes, cités et entités de la coalition. Même si le patron des Oreilles jurait, à chaque fois que le Guide Suprême le questionnait à ce sujet, de sa fidélité pleine et entière à celui-ci et à la cause qu'il défendait. Néanmoins, sur le plan militaire, les éléments fournis par le service s'étaient généralement avérés fiables, et le Guide Suprême doutait plus du patron des Oreilles sur le plan intérieur, avec une volonté de le court-circuiter voire de vouloir prendre sa place, que sur le plan des opération militaires extérieures lorsqu'il s'agissait d'étendre la puissance et le pouvoir de la coalition.     Au centre de la ligne ennemie, légèrement en retrait des ballons individuels, le Guide Suprême remarqua la présence de trois vaisseaux de combats classiques, de formes profilées et finissant avec un éperon à l'avant, supportés chacun par un ballon non rigide, et ayant hissés les voiles avant pour compenser le vent qui leur était défavorable. Chacun devait accueillir un équipage d'environ cinq cent têtes, s’affairant à maintenir et commander le système de portance et de déplacement, à préparer les armes de jets et les grappins d'abordage, ou à simplement affûter ses armes de combat. Le Guide Suprême, qui était totalement confiant dans la supériorité de ses soldats au combat au corps à corps en cas d'abordage, espéra juste que les vaisseaux ennemis n'étaient pas muni d'un système d'autodestruction comme ceux de la coalition.   En balayant le système d'optique de droite à gauche, le Guide Suprême nota la présence de deux nouveaux vaisseaux de combat sur chaque flanc, ce qui portait le total de bâtiments ennemis à sept, contre seulement quatre du côté de la coalition. En revenant vers le centre des lignes ennemies, un mouvement en hauteur attira son attention. Patientant quelques secondes, il vit sortir d'un nuage beige, d'un lent mouvement, un grand dirigeable, qu'il estima être le bâtiment de commandement ennemi. Après une inspection minutieuse, il estima que ce dirigeable devait être légèrement plus petit que le « Zepellin », que la structure de son ballon était, comme le « Zeppelin », rigide, mais qu'il ne semblait pas être conçu pour manœuvrer dans des zones dangereuses.   Cela devait s'expliquer du fait de la zone atmosphérique plutôt tranquille de Sterna dans laquelle évoluait la grande cité flottante d'Italaxla, dont le haut sommet se découvrait maintenant lentement derrière le dirigeable de commandement ennemi alors que le gros nuage beige d'où ce dernier s'était extrait continuait paresseusement son chemin. Italaxla, la grande cité des oiseliers, prochaine cible de l'appétit insatiable du Guide Suprême et de sa coalition. Italaxla, dont la seule partie visible, ce petit sommet, était totalement verte, laissant présager une la présence d'une quantité incommensurable de matière, dont des végétaux, comparée aux villages, villes, cités et entités de la coalition. Mais Italaxla se retrouvait dans l'obligation de mener bataille. En effet, sa principale source de matière et d'énergie, une de ces étranges colonnes ascendantes de matières et de gaz venants des Profondeurs insondables de Sterna et remontant jusqu'aux couches supérieures de l'atmosphère, avant de retomber de manière éparse pour la matière solide, venait d'être annexée par les forces de la coalition. Cela coupait la cité de ressources indispensables à son bon fonctionnement, et menaçait grandement sa pérennité à court terme en cas de siège. De plus, la source étant largeur et continue, le Guide Suprême s'était empressé de la faire exploiter, à l'aide de filets et de ballons de captures et stockages créés il y a peu par le Grand Spécialiste, pour les besoins de son armée, ôtant par la une source de revenus futurs pour la cité.   Italaxla était en effet une grande cité marchande, prospère et pacifique, que la plus grande part des cités indépendantes, états, empires ou autres structures sociétales de cette partie-ci de Sterna, respectait. Et craignait malgré tout. En effet, en dépit d'une politique pacifique, la cité s'était taillée une réputation de citadelle imprenable grâce au domptage d'animaux volants suffisamment grands et dociles pour être chevauchés et guidés par un italaxlan, et suffisamment rapides et agiles pour échapper aux traits et aux soldats ennemis utilisant des ballons de flottaison. Ces animaux faisaient les beaux jours et la gloire de la cité, et le Guide Suprême savait, de part son service des Oreilles, qu'ils étaient élevés et éduqués dans un village flottant et mouvant secret situé dans la région d'Italaxla. Les forces de la coalition n'avaient malheureusement pas réussi à le retrouver pour l'annexer, et ainsi imposer un siège plus efficace de la cité cible. Néanmoins, le Guide Suprême sentait que la mise au point récente et concluante, du côté de la coalition, des autogires propulsés par un système de pédalier utilisable par les deux membres d'équipage pour se relayer en cas de fatigue, permettrait aux forces de support de la coalition de rivaliser avec les forces de support italaxlannes. Sur dix prototypes, ce système avait même été amélioré par le Grand Spécialiste avec le remplacement du système de propulsion par pédalier par un système de propulsion utilisant la rotation d'une machine, appelée « moteur », qui utilisait la combustion d'un gaz pour fonctionner. Ces nouvelles inventions avaient amené le Guide Suprême à enfin déclarer une guerre qui larvait depuis de longs cycles, et causaient le champ de bataille qui s'étendait sous ses yeux.     Un petit nuage apparut subrepticement à la proue du vaisseau central ennemi, avant de disparaître aussi vite qu'il était apparu. Le Guide Suprême, l’œil alerte, remarqua le projectile noir qui fusait dans l'air, tremblotant. Le vent était en effet contre lui, le ralentissant et le déviant de sa trajectoire. Arrivé à une distance trop éloignée des premier ballons individuels de la coalition, le projectile explosa, envoyant des bouts plus petits tout autour de lui. Un coup manqué. Le Guide Suprême sourit en reconnaissant là un obus à billes, un projectile très puissant et efficace, mais nécessitant une quantité de matière importante. Ce qui en disait long sur les ressources italaxlanne. Ou sur leur inconscience.   Les forces de la coalition avançaient lentement, malgré le vent dans le dos ; seul un petit groupe de ballons individuels flottait plus en avant au centre de la ligne de front. De leur côté, les troupes italaxlannes avançaient également lentement, devant s'aider de moyens de propulsion physiques ou mécaniques pour faire face au vent contraire.   Un nouveau projectile partit d'un autre vaisseau du centre des troupes italaxlannes, en direction des ballons individuels avancés des troupes de la coalition. Comme précédemment, c'était un obus à billes et, comme le précédent, il explosa bien trop tôt. Le troisième vaisseau tira à son tour. Cette fois-ci, l'obus avança au milieu des ballons individuels avant d'exploser. Les billes éclatèrent dans toutes les directions, certaines percutant des ballons individuels. Sur les quinze ballons touchés, treize se percèrent et commencèrent leur lente descente inextricable vers les Profondeurs insondables.   Le Guide Suprême eut un sourire amer. Bien entendu, il savait que ces cinq cents ballons individuels portés en avant étaient des leurres sans soldats, envoyés pour tester et tenter de déterminer le type d'armement de l'ennemi. Mais il n'en demeurait pas moins qu'il venait d'une cité flottante de seconde zone, évoluant dans une partie de Sterna avec une grande quantité de zones dangereuses inexploitables et bien trop peu de colonnes de matière et d'énergie. Il était donc très alerte sur les questions de gestion et d'utilisation de l'ensemble des ressources disponibles, et ces treize ballons chutant vers les Profondeurs insondables représentait pour lui un gâchis sans nom. Il se reprit néanmoins vite, sachant que cette bataille serait de toute façon le théâtre d'un immense gâchis sans nom. Parce que les dirigeant d'Italaxla n'avaient voulu se soumettre, et avaient eu la stupide idée de refuser de perdre leur souveraineté et de rentrer dans le giron de la coalition et de l'autorité du Guide Suprême.   Comme ce dernier s'en doutait, et l'avait anticipé malgré les ordres donnés, ces premières « pertes » furent le signal que les forces Zulandaises attendaient pour lancer les hostilités.   Le chef spirituel, qui se trouvait toujours assis en tailleur, le buste droit, les narines dilatées, les deux mains posées paume vers le haut sur les genoux, l'index relié au pouce, ouvrit lentement les yeux : -Guide Suprême, je sens des fluctuations dans la trame du vent et des événements. Quelque chose ne se passe pas comme vous l'aviez ordonné. Le... Il s'arrêta quelques seconde, humant l'air, puis reprit : -Les Zulandais décollent. Ils partent au combat. Ils veulent venger les premières pertes de notre côté. -Zéphyr, tes dons m'impressionneront toujours. Néanmoins, je ne le sais que trop bien, et je l'avais de toute façon prévu ainsi. Mes ordres « officiels » les concernant n'avaient pour but que d’attiser leur mécontentement, et par là leur sauvagerie latente. Je vais maintenant donner mes vrais ordres aux restant des corps armés. Reste ici pour constater l'évolution du combat, du vent, et des événement. J'ai foi en toi. -Votre confiance en moi m’honore, Guide Suprême.     En quittant la pièce, le Guide Suprême se fit la réflexion que les Zulandais étaient une race vraiment particulière.   Dans leur statut social tout d'abord. Contrairement à la plupart des race intelligentes de Sterna connues des Wûrmiens, les Zulandais ne se répartissaient pas selon l'habituel dualité mâle/femelle. Les Zulandais se répartissait selon un principe de fonctionnalité.   Il y avait tout d'abord la Reine et ses trois Rois. La Reine et les Rois n'étaient pas des individus à proprement parler, mais des ensembles complexes de méta-individus, autrement appelé entités. La Reine Zulandaise avait une taille deux fois supérieure à la cité flottante de Würm. Elle abritait en son sein l'ensemble des œufs Zulandais, des réserves de nourriture pour elle, ses œufs et ses enfants - l'ensemble de la race des Zulandais hors les Rois – et servait également de cité pour l'ensemble de ses enfants, avec dortoirs, couloirs, salle de restauration et tout les éléments nécessaire à la vie de la race Zulandaise. Les Rois avaient une taille environ quatre fois moindre que la Reine. Tout comme elle, ils pouvait accueillir en leur sein une colonie de leur enfants. Un Roi était d'ailleurs présent sur le champ de bataille, servant de vaisseau de transport aux troupes Zulandaises présentes sur le champ de bataille. La Reine et les Rois flottaient grâce à l'ensemble des gaz issues de la dégradation de la nourriture de l’ensemble de l'espèce, ces gaz, plus léger que l'air, étant piégé par la carapace étanche protégeant le dessus de la Reine et des Rois. Si le principe de flottaison était commun à la plus grande partie des espèces connues peuplant Sterna, les Zulandais devaient être les seuls à utiliser leur propre gaz pour cela.   En dehors de la Reine et des Rois, le reste de l'espèce Zulandaise était composée de soldat et d'ouvrier. Bipèdes, comme la plupart des races intelligentes de Sterna connues des Wûrmiens, ceux-là ressemblaient néanmoins à un petit insecte rampant peuplant Wûrm et nommé « scarab ». Comme l'insecte, ils possédaient une forme ovoïde, avec une grande carapace bombée vert sombre dans le dos, d'une dureté impressionnante, venant protéger un dos blanc laiteux mou et une paire d'ailes transparentes et fragiles qui leur permettait de se mouvoir, malheureusement lentement, dans les airs. Ce qui restait néanmoins un avantage hors du commun. Leur partie ventrale, moins résistante, restait néanmoins difficile à percer. Leur visage se trouvait sur la partie ventrale, à environ quatre-cinquième de la hauteur de leur « ventre ». Ils possédaient une bouche avec des dents également très dures de forme triangulaire espacées de telles sorte de les dents des mâchoires supérieures et inférieures se trouvaient sur une seule ligne quand ils fermaient la bouche. Leurs mâchoires avaient tendance à se fermer à chaque fois qu'ils communiquaient, accompagnant leurs mots et phrases de claquements particuliers. Deux petites pinces sortaient de part-et-d'autre de leur bouche, leur permettant de tenir un aliment pendant que leurs dents le hachait menu. Deux petits yeux noirs et globuleux se trouvaient juste au dessus de la bouche.   Leurs jambes ressemblaient aux pattes du « scarab », mais plus puissamment bâties du fait de la nécessité de porter la totalité de leur poids. En contre partie, leur deux paires de bras, à la moitié du corps et au niveau de leur face, étaient vraiment très fins. La différenciation entre les ouvrier et les soldats se faisait ici : les ouvrier possédaient des bras lisses terminés d'une multitude de petits crochets duveteux leur permettant d’accrocher des objets et d'effectuer quelques actions basiques sur les parois intérieurs de la Reine et des Rois sans les blesser ; a contrario, les soldats possédaient un ensemble de pointes acérées tout le long des bras pour blesser ou s'accrocher à des partie molles, et l'extrémité de leurs bras était munie d'une griffe très tranchante très efficaces au corps-à-corps, ce qui était de toute façon leur seul moyen de combat. Si le rôle des ouvriers était de s'occuper de l'intérieur et des besoins de la Reine et des Rois, les soldats avaient pour vocation de protéger l'ensemble, et de ramener la nourriture.   Malgré ce mode de fonctionnement très coordonné, collectif et spécialisé qui leur avait permis de perdurer dans le temps, le Guide Suprême se fit la réflexion que l'espèce, les soldats surtout, était quand même bien individualiste, irréfléchie, confuse et sauvage lorsque sonnait l'heure de la bataille.   Rendu devant un émetteur radio, il attrapa le microphone pour enfin donner ses vrais ordres : « Nobles et valeureux soldats Würmiens, Zulandais, Azélans ; ingénieux et intrépides techniciens du Grand Spécialiste, ici le Guide Suprême qui vous parle... »

Chapitre 2 :
Italaxla

de l'histoire
Que la bataille commence
par Wargen

Quelques sombres personnages se sont agglutinés autour de la table pour assister à ce duel, lequel s’annonce mémorable. Solid Snake, sans vous quitter un seul instant du regard, tend sa main vers l’un de ses spectateurs ; ce dernier fouille un instant dans le fond de sa poche, sort une poignée de bricoles inutiles et finit par faire émerger un vieux paquet de cartes aux reflets dorés, sous les murmures subjugués du public. Votre adversaire s’en empare, l’ouvre, hume la bonne odeur rance du jeu, et le mélange. Vous ne parvenez pas à calmer les tremblements de votre jambe droite alors qu’un autre membre de l’assemblée pose le fameux dé à quinze faces au centre de la table. Le serpent encapuchonné scinde son paquet en deux et les place de part et d’autres du dé. La taverne se pare d’un silence tendu. - Honneur aux dames, siffle l’affreux lézard en ricanant, pair ou impair ? - Impair, bien entendu ! Mais votre assurance s’effondre aussitôt quand celui qui vous fait face et tous les autres écarquillent les yeux. « C’est osé de commencer sur impair », « Personne ne choisit impair », « C’est mal barré »… Même Solid Snake semble impressionné par votre choix. Il retourne la carte du tas sur la gauche et un cinq de pique tombe. Vous regardez autour de vous, pour tenter de comprendre s’il s’agit d’une bonne nouvelle ou nous. Un type abat sa main sur votre épaule et se met à rire. - Cul de chouette ! hurle-t-il. Décidemment, vous ne comprenez toujours rien. Et ne pas comprendre quelque chose, ça a le don de vous agacer...

Chapitre 11 :
Vous commencez à jouer

de l'histoire
Belette Affable
par MadBlackHands
Fantasy Héros Humour

L'angoisse serre votre poitrine, et vous décidez sur l'instant que rester seul n'est pas une option. — Je vous suis, annoncez-vous en vous levant. Un frémissement d'hésitation traverse son visage. — Vous n'êtes pas supposé me suivre... murmure-t-elle en jetant des regards nerveux autour d'elle. Déterminé, vous ne cédez pas, et elle acquiesce à contrecœur. Elle vous mène alors à une porte dérobée derrière la bibliothèque, jusqu'alors inaperçue. C’est un long couloir, sombre et étouffant. — C'est le domaine des employés, explique-t-elle. Avant que la porte ne se referme derrière vous, vous remarquez pour la première fois les reflets de ses longs cheveux blonds. — Merci pour votre soutien... comment vous appelez-vous ? — Mathilda. Pour vous, ce couloir ressemble à un labyrinthe de passages étroits et de portes anonymes qui serpentent derrière les zones publiques du manoir. — Vous travaillez ici depuis longtemps, Mathilda ? Elle vous lance un regard surpris, comme si la question était à la fois inattendue et un peu trop personnelle. — Je suis ici depuis peu, confie-t-elle. Je ne voulais pas vraiment travailler au manoir, mais les circonstances m'ont forcée à accepter. Malgré sa réponse, vous décelez une apparente familiarité avec ces détours obscurs. — Et qui vous a recrutée ? Elle balbutie une réponse et rougit. Vous la regardez accélérer le pas, comme pour s'enfuir dans les couloirs sombres, notant combien ils contrastent avec l'élégance du reste de la demeure. La candeur de Mathilda est palpable, mais vous ne pouvez échapper à la sensation d'être peut-être mené dans un piège.

Chapitre 3 :
Vous suivez la femme de chambr

de l'histoire
Séjour au manoir Purplesand
par Bat.Jacl
Cluedo Huis Clos Enquête

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