The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
899286 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
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Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



422 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

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523 lectures
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Défi : Les points sur les i

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Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



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Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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Défi : Vers le Silence

par R.Th
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Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1580 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Une longue plainte sort du buste incommensurable de la Bête, qui se met à gesticuler la tête de gauche à droite, les mains toujours posées sur ses tempes. Herta se recroqueville tout en reculant lentement sur le matelas, s’éloignant du monstre qui doit avoir oublié sa présence. L’instant de stupeur passé, je contourne tout doucement la Bête, voulant rejoindre le lit et Herta pour la sortir de là. Alors que je suis à mi-parcours, avançant à pas de loup pour ne pas me faire entendre, l’énorme humanoïde tombe à genoux et, le buste bombé, la tête légèrement penchée en arrière, se met à hurler de toute la puissance sauvage qui semble l’habiter, les pattes tendues en avant, coussinets repliés et tendus, griffes sorties. Sur le coup de la surprise, je lâche un petit cri strident en sursautant, et trébuche en arrière, le dos percutant le mur derrière moi. J’arrive à entendre le petit cri de terreur d’Herta avant qu’elle ne tombe du lit à la renverse. Le prince maudit, qui semble encore sur le point de se transformer, continue de pousser son hurlement de terreur, de douleur ou que sais-je encore. Et, alors que je relève la tête dans sa direction, un flash lumineux m’aveugle instantanément. Le picotement est fort, comme une brûlure sur mes rétines. Le flash a été si vif que des formes lumineuses floues dansent devant mes yeux pourtant clos. Je tente de les rouvrir, mais une douleur atroce m’envahit alors. Je décide de les garder fermés le temps de récupérer. À l’extérieur, dans le monde visible, les choses ne semblent pas évoluer outre mesure, toujours accompagnées du hurlement atroce de la Bête. Je note tout de même quelque chose de différent. C’est imperceptible, mais quelque chose a changé. Ou est en train de changer. Je sais que nos autres sens sont légèrement plus affûtés lorsque nos yeux sont fermés, mais ils sont tellement moins performants que la vue que l’on ne sait plus réellement bien les utiliser. Un nouveau bruit, très ténu, semble également émerger derrière le hurlement continu. Comme un sifflement très aigu. Mais c’est tellement faible que je me demande si je ne l’ai pas inventé. Non, cela semble bien présent, un si léger bruit de fond. Je bouge mes orbites derrière mes paupières closes. Je tente une nouvelle ouverture. La douleur est moins intense que lors de ma dernière tentative, mais mes yeux, à peine entre-ouverts, la vision complètement obstruée par mes cils, se remplissent directement de larmes. Je décide de remettre à un peu plus tard leur ouverture complète. Malgré le fait de ne rien voir, et étant donné la situation extraordinaire dans laquelle nous nous trouvons, je n’ai pas peur. Je tâtonne autour de moi. La sensation du tapis de sol sur lequel je suis affalée, des pierres saillantes du mur dans mon dos, mes vêtements me ramènent à des choses concrètes. Le hurlement de la Bête semble perdre tout doucement en intensité, tandis que le bruit de fond aigu se renforce. L’odeur de fumée s’accroît également. Pour m’occuper l’esprit, je tente d’appeler Herta assez fortement pour qu’elle m’entendre à travers le cri continu : —Herta! Tu es là ? Tu me vois ? — J’vois plus rien, y a un flash d’lumière qui m’a aveuglée ! — Moi aussi ! Faut attendre que la douleur passe avant de rouvrir les yeux. — J’sais bien. J’reste planquée derrière l’lit en attendant !   Je tente tout doucement une nouvelle ouverture. Les larmes reviennent instantanément, mais la douleur semble supportable. Après quelques secondes d’effort, je peux enfin les maintenir complètement ouverts. Je chasse les larmes de ma manche. C’est alors que la scène me saute aux yeux : des flashs multicolores, aux couleurs de l’arc-en-ciel, émanent d’un brouillard de fumée intense qui recouvre totalement l’emplacement de la Bête. La fumée s’est lentement répandue dans toute la pièce, brouillant légèrement les objets. Seule la zone centrale est trop dense pour apercevoir autre chose que des flashs de couleur changeante, pulsant répétitivement du centre, et une sorte de forme sombre dont les contours semblent mouvants et flous. Le sifflement, en provenance du cœur du brouillard, s’accentue, tandis que le hurlement, sans que je ne me sois aperçu de sa baisse continue d’intensité, s’arrête définitivement. Je tourne la tête vers le lit et me rends à côté d’Herta, assise par terre, le dos contre le lit, en position fœtale. — C’est moi. J’ai réussi à rouvrir les yeux. Je pense que tu peux essayer. Tout autour, c’est si… Je la vois redresser la tête et tenter à son tour. Après quelques secondes à cligner frénétiquement des paupières, elle semble enfin avoir retrouvé l’usage de sa vue. — Ça va mieux ? — J’crois bien, ouai. Nous nous relevons alors pour regarder de l’autre côté du lit.     Le brouillard et l’odeur de fumée s’estompent progressivement. Le sifflement aigu a disparu. La silhouette massive de la Bête semble s’être évaporée. Nous nous regardons, intriguées, puis sursautons lorsqu’un bruit incongru se fait entendre, venant du sol de l’autre côté du lit. Nous traversons lentement le sommier et apercevons la source du son : en lieu et place de l’endroit où se trouvait l’immense humanoïde trône à présent un gros crapaud baveux et pustuleux, d’un vert caca d’oie, avec deux gros yeux globuleux dardant dans notre direction. L’animal saute sur le lit, en direction d’Herta, qui pousse un cri de surprise et recule pathétiquement pour retomber une nouvelle fois au sol : — Dégage d’là, sale bête ! — Croââââ ?!? — Ah ! — Tu ne trouves pas que tu en fais un peu trop ? lui demandai-je. — J’aime pas ces bestioles ! Elles sont répugnantes ! Le crapaud regarde Herta d’un air triste. — Et celle-là, j’te raconte pas ! — Aller, viens-là, proposé-je à l’animal en lui montrant mon épaule. Elle saute dessus en lâchant un croassement que je soupçonne être de reconnaissance, et s’installe confortablement. Une légère odeur de moisi frétille à mes narines. — Qu’est c’est qu’c’te bestiole ? demande Herta, avec dégout. — Je ne suis pas sûre, mais je dirais que c’est le prince maudit qui s’est de nouveau transformé. Par contre, quelque chose ne s’est pas passé comme prévu, et il n’est pas revenu à sa forme humaine. — C’est dingue c’que tu dis ! — Oui. Mais pas plus que tout ce qu’on a vécu ce soir, pour l’instant ? — J’sais pas. Quand même ! J’inspire longuement. Au point où on en est… — Viens, demandé-je à Herta. Mais avant, je pense qu’il serait mieux que tu te rhabilles. Herta se regarde en rougissant, et se précipite sur ses vêtements. Une fois apprêtée, nous entrons dans la pièce voisine. Je reprends : — Tu ne t’es pas demandé pourquoi je t’ai désignée tout à l’heure, quand la Bête m’a demandé qui m’avait dit d’enlever un pétale de la rose ? — C’est vrai ça, pourquoi ? J’me souviens pas t’avoir dit ça. — Parce que tu ne l’a pas dit. C’est elle qui me l’a demandé, dis-je en pointant du doigt le chaperon rouge absorbé par l’objet énigmatique qui avait reflété une parfaite image de moi-même. Herta me regarde avec de grands yeux, ébahie : — Elle ? Mais y a personne là où qu’t’indiques ! — Croââââ ?!? — Il n’y a personne que tu… que vous ne voyez. Mais moi, je vois… un chaperon rouge. Comme une copie de moi-même. C’est elle qui m’a dit de le faire. Et c’est elle que j’indiquais en fait, tout à l’heure, alors qu’elle se trouvait derrière toi. — C’est dingue c’que tu dis ! — Tu n’aurais pas dû lui parler de moi. Je me tourne, surprise, vers le chaperon rouge, qui fait de petits gestes énigmatiques devant la surface lisse et froide devant elle. — Pourquoi ? Et que fais-tu ? Herta ne comprend pas : — J’fais rien, j’essaye juste d’comprendre c’qui s’passe. — Ce n’est pas à toi que je parlais. — Parce que. Et je ne me vois pas dans le miroir, répond le chaperon rouge. — Allons bon ! Et à qui alors ? demande Herta. Prise entre deux feux, je tempère : — Pas toutes les deux à la fois, je vais m’y perdre ! Me tournant vers le chaperon rouge, je reprends : — Pourquoi est-ce que je n’aurais pas dû parler de toi à Herta ? Et en quoi le fait que tu ne te vois pas dans le… « miroir » soit gênant, vu que j’ai l’air d’être la seule à te voir ? Je suppose que le miroir est l’objet troublant devant lequel elle se trouve. Pendant qu’Herta pouffe de dépit, le chaperon rouge se tourne vers moi : — Tant pis pour Herta, ce qui est fait est fait. Et sinon, d’une, j’aurais dû me voir dans ce miroir, puisque je m’y suis déjà vu, de deux, tu n’es pas la seule à me voir, puisque Timmy et… je ne sais comment il ou elle s’appelle, me voient. Et se reflètent, eux, dans le miroir. Je la regarde, perplexe, et m’avance vers l’objet. Évidemment, je ne vois rien d’autre que mon image. — Je ne vois que moi, rétorqué-je au chaperon rouge. Me tournant vers ma compagne, je lui demande de venir. Une image d’elle-même apparaît sur la surface. Herta et son image sursautent. Je la rassure : – Je ne sais pas ce qu’est ce « miroir », mais il réfléchit une image de nous-mêmes. Puis, me tournant vers le chaperon rouge : — Je me vois avec Herta, mais c’est tout. Pas de chaperon rouge, ni de Timmy et je ne sais quoi d’autre. D’ailleurs, qui sont-ils ? Le chaperon rouge me regarde dans les yeux, une expression inquiète au visage : — Une tasse et une théière qui me parlent… Je ne peux que répéter, sidérée : — Une tasse et une théière qui te parle ?!? Dubitative, Herta me fixe. Je crois que son estime pour moi vient de s’effondrer avec ces révélations. Pensive, elle retourne vers l’extérieur et le scrute au loin. Je me place à côté d’elle en silence, je crois que j’aurais mieux fait de me taire. Au moment où un petit nuage cache complètement la lune rouge, un long hurlement sauvage retentit au loin. Le même que celui entendu à Thiercelieux ! Nous frissonnons toutes les deux en même temps. J’entends Herta renifler, mais elle semble confiante : — T’es d’accord avec moi pour dire qu’ça vient d’Thiercelieux ? — C’est le même hurlement sauvage, c’est sûr. Après, peut-être que ce qui l’émet a bougé depuis le temps ! – Pt'êt' bien, mais c’est toujours mieux qu’rien ! — C’est sûr. – On l’a, not' direction ! Je tourne la tête vers l’intérieur de la pièce. Le chaperon rouge semble avoir disparu. Je reviens poser mon regard vers la provenance du hurlement qui s’arrête quand la lune rouge réapparaît : — Ça avait l’air de venir de loin, quand même. Herta soupire : – C’est sûr. Ça en fait, d’la forêt à traverser ! Encore cette impression que je rate quelque chose. Le crapaud, que j’avais oublié depuis le temps, saute de mon épaule dans un long croassement horrible. Il atterrit tant bien que mal sur le sol, se trémousse et sautille tout droit. Je lève la tête dans l’axe de son déplacement, et mes yeux accrochent la paire de bottes que j’avais déjà aperçue. Bien sûr ! Le crapaud s’arrête au droit des bottes, se tourne de notre côté et se met à croasser de manière continue. Herta se retourne enfin : — Qu’est-ce que… — La paire de bottes. Il me semble que la Bête les portait quand elle nous a enlevés, dans la forêt. Le crapaud se met à sautiller trois fois, comme pour confirmer. Nous nous rapprochons. — Et alors ? ronchonne Herta. — Vu qu’elles se trouvent ici, la Bête ne les portait pas lorsqu’elle se trouvait dans la pièce voisine et qu’elle t’a… enfin voilà, quoi. — Oui, on voyait ses sabots, elle était pieds nus. — Et elle semblait se déplacer normalement, compte tenu de son gabarit. — Ouai. — Pas comme auparavant, dans la forêt. Là, on aurait dit qu’elle se déplaçait plus vite que le vent. Qu’elle était le vent. Et ce, malgré sa taille. — Ouai, et alors ? — Tu as déjà vu un bœuf courir plus vite qu’un cerf ? Il est plus gros, plus lourd, donc il va moins vite. Note Bête, c’était un bon gros bœuf. — J’te l’fais pas dire, ricane Herta. — Donc il ne pouvait pas aller aussi vite normalement. – Normal'ment, normal'ment… Tu crois qu’il était normal ? — Croââââ ! — Oui, bon, il sortait un peu de l’ordinaire. Mais je ne pense pas qu’il pouvait courir aussi vite normalement. Pour moi, ce sont ces bottes qui lui ont permis d’aller aussi vite. Le crapaud sautille trois fois. Je considère qu’il valide mon propos. – Et donc, tu t’dis qu’avec ces bottes, on r’joindrait Thiercelieux vachm'ent vite, malgré la distance ? — Pourquoi pas ? On n’est plus à ça près ! Herta ne répond pas. J’ai l’impression qu’elle pèse le pour et le contre. — Elle n’a qu’à essayer ! Je sursaute et me retourne. Le chaperon rouge sort du couloir de droite. — Encore ton aut' toi-même ? ricane Herta. — Oui, réponds-je. — Elle a dit qu’c’était dang'reux et qu’fallait qu’j’teste d’abord ? — Non, elle n’a rien dit, à part que tu n’avais qu’à essayer pour savoir si ça fonctionnait ou non. Herta ne se fait pas prier. Elle enlève ses chaussures, enfile une botte, puis l’autre. Elle lâche un petit cri strident quand les bottes rétrécissent pour s’adapter parfaitement à la morphologie de ses pieds larges. — C’est quoi c’te magie ?!? — Tant mieux si ça s’adapte au porteur. Maintenant… comment fait-on ? Herta me regarde mi-intriguée, mi-sourire aux lèvres : — C’t’à dire ? — Si les bottes font se déplacer vite, c’est pas sûr qu’elles augmentent la force du porteur. Même si tu es plus forte que moi, je ne suis pas sûre que tu ne puisses me soulever longtemps. Et il n’y a qu’une seule paire de bottes. Comment fera-t-on quand tu seras arrivée à Thiercelieux ? Il faudrait que tu reviennes ici pour me rapporter les bottes. À deux avec une seule paire, on est bloquée. Il n’y a qu’une seule de nous deux qui peut faire le voyage… — Tu t’rappelles de c’qu’j’avais dit à propos d’Michon, tout à l’heure. J’le gardais tant qu’il avait un intérêt. Et quand il en a plus eu… au revoir le Michon. J’ai peur, ma belle, qu’j’applique c’raisonn'ment avec toi maint'nant. Je la regarde, ébahie. Elle reprend, en souriant méchamment : — J’ai les bottes, j’ai la direction, j’ai plus qu’à rentrer ! Ahahahahaha ! — M... mais… tu n’oserais pas… — Et comment ?!? Je me précipite, mais elle bondit pour m’esquiver. Son saut, équipé des bottes, est bien trop puissant compte tenu de l’exiguïté de la pièce, et son crâne vient s’écraser contre le plafond. Elle retombe, inerte. Et vu la forme de son crâne, il n’y a pas trop d’espoir à avoir.

Chapitre 13 :
Botter en touche

de l'histoire
Lune sanglante
par Bat.Jacl
Fantasy Chaperon Rouge Conte

Je fixe mon assiette bleue de purée jaune. - Il y a plusieurs autres garçons dans la classe.- Ah! Et ils sont sympas?- Maman, ils ont faim. 

Chapitre 3 :
La purée

de l'histoire
Et si on mourrait demain?
par bouboul
Début Écriture Collaboratif

— Oui, quelqu’un vient de commettre un crime ici et cherche à me faire porter le chapeau ! Sophia vous regarde avec suspicion, ses yeux plissés. — Ou alors, vous l'avez juste assassiné... Vous choisissez de ne pas répondre à son insinuation. Vous savez que cela n'a aucun sens. Vous réfléchissez rapidement, conscient que la police pourrait facilement tirer la même conclusion erronée, surtout étant donné votre proximité avec Erik lors de la soirée précédente. — La police tranchera. Monsieur le majordome, pourriez-vous les contacter ? — Bien entendu, monsieur, répond-il en s'inclinant. Par contre, je tiens à préciser que le manoir de Purplesang est assez éloigné de tout. — Je le sais bien. Du coup, vous calculez qu'il leur faudra au minimum la journée entière, voire plus. La police arrivera dans la nuit. Vous regardez discrètement votre montre. 9h07. Cela vous permettra de vérifier l'heure exacte à laquelle la police a été réellement prévenue. — Et avant qu'elle n'arrive, à moi de mener ma propre enquête ! Vous frémissez intérieurement. Votre ami vient d’être assassiné, et malgré l'horreur, une part de vous est captivée par le mystère à résoudre. Vous décidez de commencer par les longs cheveux blonds.   Vous convoquez Ben dans un endroit isolé du manoir, peut-être la bibliothèque, pour éviter les oreilles indiscrètes. En entrant, vous remarquez le désordre : chaises renversées, livres éparpillés. Le lieu semble avoir été quitté précipitamment ou fouillé. Vous fixez Ben, qui semble légèrement mal à l'aise. — Où étais-tu cette nuit, Ben ? À quelle heure t'es-tu levé et couché ? Ben prend une profonde inspiration, fixant le sol un instant avant de répondre. — Je me suis couché tôt, juste après notre petite fête... Je... je ne me suis levé qu'au bruit des gens qui couraient dans le couloir ce matin. — Comment étaient tes relations avec Erik ? Y avait-il des tensions entre vous ? Après avoir posé votre question sur ses relations avec Erik, vous observez attentivement Ben. Il prend un moment pour répondre, ses yeux dérivant vers la fenêtre avant de rencontrer à nouveau les vôtres. — Erik et moi, on se connaissait à peine. On s'est juste parlé quelques fois pendant le dîner hier soir, rien de plus. Pas de tension, vraiment. Son ton est calme, mais quelque chose dans sa manière de détourner brièvement le regard vous met en alerte. Vous soupçonnez qu'il minimise leur interaction ou qu'il cache un détail crucial.   C’est à ce moment précis qu’un hurlement retentit à travers tout le manoir, un cri déchirant que vous reconnaissez comme celui de Sophia. Ben parait presque soulagé. — Mince, murmurez-vous en vous levant brusquement. Vous n’avez eu le temps de poser que deux questions.

Chapitre 4 :
Vous interrogez Ben

de l'histoire
Séjour au manoir Purplesand
par Bat.Jacl
Cluedo Huis Clos Enquête

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
Découvrez les secrets dans les règles du jeu situées en bas de cette page.
Ton total de points TRB est visible sur ton profil, où tu peux également les utiliser pour débloquer des avantages exclusifs tels que des liens vers ton site web, tes livres ou tes réseaux sociaux.

Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

Wargen

ont engendré 63 suites.


Les chapitres de

R.Th

ont engendré 49 suites.

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