The Root Book

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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
881141 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



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Chapitre 1 : Sève Ignée

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Défi : Les points sur les i

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Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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Défi : Vers le Silence

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Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1548 lectures
1 suite
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Quelques Chapitres à ne pas oublier

« Votre cible se trouve à l’ouest des plaines du Gras Gosier. Il vous suffira de suivre l'ancienne rivière des Gardons, et vous serez à l'entrée de leur territoire en une journée à cheval. Mais vous devrez faire preuve de vigilance... L'objectif est particulièrement bien gardé. Ils connaissent la valeur d'une telle marchandise et sont prêts à tout pour garder la main dessus... Évidemment, je compte sur votre discrétion. Mes concitoyens ont les nerfs rongés depuis les dernières pertes que nous avons essuyées dans cette affaire et je... » Alphonse Le Dodu, maire de Triste Vallon, cherche à sauver les apparences avec son choix de mots polis, pour ne pas dire que les villageois sont prêts à l’exécuter sur la place publique s’il ne cesse pas de les envoyer à l’abattoir pour tenter de récupérer ce foutu bétail. Il s’entraîne, répète son discours pour son public. Il me donne l'impression d'être figé dans une autre époque, celle de l'ancienne modernité et des belles lois à respecter, oubliant que la grande majorité de nos semblables d'aujourd'hui sont prêts à toutes les bassesses pour survivre. Cette dorure politique est une relique qui n'intéresse que lui, et je finis par lui signifier mon impatience afin qu'il cesse de cracher cette pluie de mots dans le vide. Pas besoin de tant d'enjolivures, je ne suis qu'un Mercenaire, après tout. « Combien sont-ils en face ? » Le maire mâche ses mots et son regard traîne un peu derrière moi. Il guette Pierrot qui le trouble. Il fait toujours son petit effet. Ce n'est pas courant pour un ogre de sa stature d'être si docile. Nous sommes dans une bâtisse fermée depuis quinze minutes et il n'a pas commis le moindre dégât. « Pas d’inquiétude, c’est un benêt comme tous les autres, mais j’ai quelques atouts dans ma manche pour l’apprivoiser. » J’imagine que les petits-bourgeois de son espèce sont plus à l’aise quand ils restent cloîtrés dans les champs à travailler, là où se trouve leur place de monstruosité de l’évolution. Qui aurait pu croire que les retombées de la grande catastrophe nous replongeraient au temps de l'esclavage ?  De son côté, l’œil vague, Pierrot observe l’aquarium verdâtre à l’entrée du bureau. Un cimetière marin où seuls les plus microscopiques créatures parviennent encore à survivre dans ce marasme aride d’oxygène.  « La dernière éclaireuse revenue n’a pas su nous donner de chiffre exact. Elle tremblait et continuait de délirer plusieurs heures après son retour. Mais les informations saisies entre les crises laissent entendre qu’il y a une diminution de leurs effectifs depuis quelques semaines. Cela expliquerait pourquoi ils ne nous ont pas envoyé d’escouade pour riposter en dépit de nos intrusions répétées. Nous pensons également que d’autres bourgades sont sur le coup ce qui a dû amoindrir leurs forces à la longue… Une dizaine… Du moins, nous l’espérons. »  « Alors pourquoi faire appel à moi pour un tel travail ? Pourquoi ne pas vous allier aux communautés environnantes ? » « La diplomatie n’est plus le fort des dirigeants depuis bien longtemps. J’ai bien tenté de parlementer avec certains chefs, mais l’appât du gain leur retire toute réflexion tactique… » Alphonse ment, aucun doute. Il cherche à camoufler la misère de sa situation. J’ai fait route depuis le nord et j’ai constaté l’ampleur des dégâts. Les champs sont rouge sang avec ce soleil qui fait fondre le paysage, et la pluie brûlante qui s’abat en rafales à répétition depuis une semaine a dû annihiler leurs récoltes. On peut entendre le sol se fissurer et expirer la poussière après chaque pas.  La plupart des villages doivent traverser la même situation, et garder le contrôle sur la population doit être de plus en plus ardu. Celui qui raflera la mise dans cette histoire gagnera un avantage stratégique sans équivoque sur le territoire, s’il n’est pas visé par une coalition qui anéantira la totalité de ses habitants avant. De la prudence est nécessaire pour ne rien laisser transparaître, une aubaine pour Triste Vallon que je passais dans le coin. « De quelle quantité parle-t-on concernant le troupeau ? » « Une trentaine de têtes… Au moins. » J’arque le sourcil, malgré moi, mais tâche de rester impassible. Les questions se bousculent sur mes lèvres : « Et cette exploitation existe depuis seulement deux mois ? Comment expliquez-vous autant d’ogres en si peu de temps ? Et qu’une si petite équipe soit capable de les garder dans leurs enclos ? Je ne vous parle même pas de la quantité de nourriture pour les conserver en bonne santé… Avez-vous une idée de leur projet ? » Alphonse fait mine de réfléchir et s’éponge le visage. Il ne semble pas vraiment supporter les quarante-deux degrés actuels qui lui cuisent les neurones.  « Lever une armée ? »  Je réfléchis à l’hypothèse puis l’évacue bien vite.  « Trop dangereux avec le risque d’une rébellion s’ils leur fournissent des armes. Et la première ville qui pourrait être intéressée se trouve à des centaines de kilomètres… Or, un seul d’entre eux nécessite déjà beaucoup de vigilance. L’écart de force est trop important pour être pris à la légère. »Le regard du maire ricoche sur Pierrot qui continue de rêvasser, l’œil rivé sur un goujon mort qui se fait ronger par ses chétifs colocataires aux nageoires frétillantes. Cette simple remarque a fait grimper son niveau de tension, sa main tapote nerveusement sur le bureau.  « Malheureusement, nous n’en savons pas plus. Ils ont des fusils, c’est une certitude, ce qui doit faciliter la sécurisation du périmètre. Mais il m’est impossible de vous donner plus d’informations. Aucun n’est parvenu à s’approcher suffisamment pour savoir ce qui se passe dans leurs ateliers. Mais nous sommes persuadés qu’il y a des Botanistes parmi eux, et nous soupçonnons la présence d’un Chasseur depuis peu. » « Pour quelle raison ? » L’attention du maire survole les documents, photos et esquisses en pagaille sur son bureau. Je remarque un cliché particulièrement graphique et comprends le fruit de ses conclusions. « Les éclaireurs étaient au nombre de quatre lors de la dernière expédition… Seule une est revenue… Sans son œil droit et son bras gauche… À l’apogée de ses divagations, elle ne cessait de parler d’une ombre… D’une ombre avec de longues griffes argentées ». Une image me revient à cette énonciation. Une réminiscence d’un croquis examiné quelques semaines plus tôt dans la petite ville de Poivré Bleu. Sur un tableau d’affichage, une silhouette avec des lames acérées capable de trancher la chair comme des brins d’herbe. Une merveille d’ingéniosité à partir de métaux rares. Rien que cet outil pourrait rapporter gros. Sans compter la capture de ce Chasseur. Si je fais abstraction du fait que je ne survivrais probablement pas à une confrontation directe. Mon dos pousse une légère plainte me confirmant que l’âge a fait son œuvre. Et pourtant…  « Alors… Est-ce que vous acceptez de nous aider ? »

Chapitre 1 :
Proposition à Triste Vallon

de l'histoire
Proposition à Triste Vallon
par MathieuScernain
Début Écriture Collaboratif

 Allez Thierry. On se lève. Ca a cogné fort cette fois ! Je ne sais pas ce que Marco t’a vendu cette fois, mais manifestement c'était du lourd. Au moins tu n’as plus mal au crâne. D’ailleurs, je ne le sens plus du tout. Il ne gratte même pas.Tiens ! C’est quoi cette substance gluante sous mes doigts ? Je me suis endormi dans une poubelle ou quoi ? Il faut que j’ouvre les yeux pour voir ça. Ah oui, c’est une rue crade. Mais pourquoi mon oeil droit ne s’ouvre plus ? Ah si, mais c’est bizarre, j’ai l’impression qu’il regarde mon menton, je dois encore être défoncé. Ce n’est pas grave, ça ira mieux dans quelques heures.D’ailleurs, quelle heure est-il ? Le ciel est gris blanc, assez sombre, comme de la cendre. Tôt le matin ou tombée de la nuit ? Que dit ma montre. Tiens, je ne trouve plus mon bras gauche. Pourtant je le sens encore. Où est-il ? Un peu plus loin sur ma droite, il me fait coucou. Sa peau est plus bleuté que dans mon souvenir. Attrapons-le, il sera toujours temps de le remettre plus tard, quand je serai plus réveillé.Pouah ! Je me traine, c’est long, je n’ai pas mal, mais j’ai l’impression de trottiner plus difficilement qu’un nouveau né. J’ai une démarche de mec bourré au ralenti. Tiens, voilà Marco ! À l’entrée de la ruelle, il a encore l’aiguille dans son bras et son regard est vitreux. Je ne me rappelais pas que son visage était si bleu. Il doit être en plein trip encore. Je l'envie un peu, mais il va bientôt falloir que j’aille bosser. Et avant il faut que je prenne une douche, donc il faut que je passe par chez moi et que je mange un morceau.Je me ferais bien un peu de cervelas. Si le magasin est ouvert, je passerai en prendre tout à l’heure. Ca doit encore se vendre. Allez Thierry, encore un effort et tu seras au bout de la rue. Oh ! Mais c’est madame Vermont, la voisine du deuxième, elle a toujours été gentille avec moi. Allez ! Je vais lui faire un signe et lui dire bonjour.“Grunt !”Ouh là ! C’est ma voix, ça ? Et mon haleine qui sent le fond de cage de hamster abandonné au soleil pendant E jours ? Je comprends qu’elle soit partie en courant et que les gens s’écartent sur mon passage. Mais c’est un peu vexant quand même. Et pourquoi ils ont envoyé les flics ? Ils semblent avoir peur aussi, le quartier doit craindre vraiment. Et ils m’envoient des petits moustiques de métal qui font mal. C’est chiant ! Ils ne peuvent pas me foutre la paix ? Je vais finir par m’enerver.“Grunt !”Ils sont partis. Mais mon coup de colère a fait tomber un truc devant mon visage. Ca ressemble à une vieille éponge tout entortillé en forme de noix, mais en plus visqueux. Ca semble attaché à ma tête. Autant l’y remettre.Il y a un truc qui bouge sur ma gauche. Ah, ce n’est rien, ce n’est que mon reflet dans la vitrine. Mais attends, mon oeil pendouille vraiment et j’ai la moitié du crâne qui manque. C’est mon cerveau qui trainait devant mes yeux et mon oeil droit est sorti de son orbite. J’ai moi aussi le teint bleuté.Oh merde ! Mon pauvre Thierry je crois que t'en tiens une bonne là. Ou alors, t’es vraiment un putain de zombie. Rentre chez toi te coucher, ça ira mieux demainMais non, ça y est mon grand, tu commences à comprendre, toutes ces années à gâcher ta vie selon tous tes proches, ils riraient bien s’ils apprenaient que même mourrir, tu n’avais pas su le faire correctement. Toute l’histoire de ma vie et de ma mort manifestement.Quelqu’un ouvre une porte sur ma droite.“Vous êtes Thierry Manadent ?-Grunt !-Dis-donc, votre mère ne mentait pas sur votre CV. Mais pour le coup, ça fera parfaitement l’affaire pour effrayer les cambrioleurs.Grunt ?-C’est ça, Monsieur Dupont le propriétaire de la société Nozama. Vous avez exactement le profil pour le poste et en plus vous êtes proche du public cible. Allez, soyons fou, vous pouvez commencer quand ?-Grunt !- Parfait ! Je vous laisse entrer. Vous commencerez votre séance d’essai ce soit même et demain nous signerons le contrat si ça vous va ?Grunt.”C’est bien ma veine, il m’a fallu attendre d'être mort pour enfin décrocher un job. Plus qu’un logement décent et une petite amie et je ferai le bonheur de ma mère.

Chapitre 1 :
Surprise au réveil

de l'histoire
Surprise au réveil
par R.Th
Isekai Réincarnation Humour

Entre les rayons infinis, silencieusement, se déplaçait une grande silhouette aux allures sombres.Elle était drapée d’étoffes blanches, légères, et lâches.Ses mains étaient découvertes, de même que ses pieds, et sa tête. Ses bras, cachés si baissés, se découvraient quand elle les levaient.De long cheveux blanc lui tombaient au milieu du dos et en cascade sur ses épaules, se confondant presque dans sa barbe tressée, dont lesdites tresses étaient cerclées en leurs pointes par des bijoux cylindriques de métal aux motifs inexplicables.Ses yeux fatigués possédaient des pupilles d’un blanc laiteux, contrastant avec un iris bleu glacé.Ses mains étaient, bien que de grande taille, menues. Les doigts étaient fins, dépourvus de cicatrices, et longs. Chacun d’eux portait une bague de métal, et chacune de ces bagues montrait un symbole, similaire à ceux de la barbe, mais unique à chaque bijou.Ses pieds eux étaient plus bruts. Leurs plante étaient cornée, les talons et chevilles épaisses, comme si la silhouette avait marché pieds-nus toute sa vie.Toute sa peau était ridée, marquée par les âges. Mais surtout, elle était tatouée du même genre de symboles dont ses bijoux étaient marqués. Cependant, ceux sur sa peau, à savoir ses mains, ses bras, ses chevilles, étaient reliés les uns aux autres par des chaînes tatouées, et comportaient plus de similitudes entre eux que ceux marqués dans le métal. La bibliothèque, elle, était immense. En réalité, il était impossible d’en voir la fin, ni même s’il y avait une fin. Les étagères étaient de bois, un bois sombre, légèrement teinté de bordeaux. Elles étaient vielles, de petites fentes se faisaient voir ici et là, et les planches supportant les épais grimoires présentaient un léger arc.Toutes les étagères étaient strictement les mêmes, alignées les unes aux autres, ne laissant comme seule inhabitude des espaces de vide permettant de passer d’une aile à l’autre.Indiscernablement, toutes ces allées finissaient pas se rejoindre au cœur même de la bâtisse. Ici, une gigantesque sphère de pierre de cinq mètres de diamètre trônait, flottant deux mètres au dessus du sol. Sous la sphère, un muret circulaire d’un mètre de haut et soixante-dix centimètres de large, fait de pierres brutes et de chaux, formait un bassin d’eau de deux mètres de diamètre.L’eau y était claire, laissant apparaître le fond, fait des mêmes pierres que le muret, là où le reste du sol de la bibliothèque était fait de pavés, usés par les âges à subir les pas lents de la silhouette.Autour de cette structure centrale, à deux mètres de distance du bassin, six bancs de pierre d’un mètre chacun formaient un hexagone. Les dalles étaient simples, il n’y avait pas de dos, ni d’accoudoirs.À trois mètres des bancs, douze tables massives en bois prenaient place, rectangulaires, de cinq mètres sur deux, serties de deux blanc, formant cette fois un dodécagone. Étrangement, ce qui permettait de connaître cette précision des distances étaient trois repères gravés dans le muret, d’un mètre, placés en triangle équilatéral. Les infinies allées de livres, elles, commençaient quatre mètres au-delà des tables.Respectant le même paterne géométrique, il y avait vingt-quatre départs d’allées.Ensuite, quand l’espace entre deux allées se faisait trop grand, une nouvelle commençait, de façon à ce que jamais plus de deux mètres ne les sépare. La silhouette, l’homme, qui errait en ces lieux, faisait deux mètres de haut, et était proportionné comme un humain normal. Les grimoires étaient d’épais livres aux reliures de cuir. Chacun d’eux était nommé par la tranche et le devant en lettres d’or. Cependant, ces lettres n’étaient d’aucun langage terrestre, pas plus que la langue associée.L’homme se saisit de l’un de ces ouvrages. Un petit nuage de poussière s’envola.L’homme leva alors les yeux, semblant regarder ce simple nuage de poussière disparaître dans les ténèbres qui surplombaient cette bibliothèque, absorbant jusqu’au dernier grain de lumière, qui éclairaient pourtant la bibliothèque sans qu’aucune source de lumière n’existe. S’approchant de l’étrange sphère de pierre, dont l’apparence n’était pas parfaitement lisse, comme si la chose s’était naturellement formée, l’homme posa son livre sur une stèle de pierre.La stèle reposait sur une petite colonne, et était inclinée, de façon à rendre l’utilisation du livre simple.C’était là le seul élément isolé, hors de la géométrie du lieu.La stèle était gravée des mêmes symboles dont la peau de l’homme était marquée. Quand l’homme ouvrit l’ancien livre, un univers apparut en lieu et place de la sphère de pierre.Il faisait par ailleurs l’exacte même taille, et flottait lui aussi au dessus du sol.Le bassin d’eau, jusque là calme et imperturbé, était désormais parcourut de vaguelettes partant du centre vers ses bords, comme si l’univers au dessus le frappait de vents faibles, et reflétait les milles et unes couleurs de l’univers au dessus de lui. L’homme, lentement, tournait les pages de ce livre, rempli des mêmes lettres et de la même langue que sur la tranche et le devant, bien que noires cette fois ci.Après plusieurs pages, il s’arrêta, parcourut du doigt la page de droite, s’arrêta encore, et finalement referma le livre.À ce moment, l’univers disparut, la sphère de pierre reprit sa place, et le bassin retrouva son calme. Les gestes de l’homme étaient lents, et il n’avait eu l’air nullement impressionné par le spectacle qui s’était déroulé.Était-ce de la fatigue, après avoir parcouru ces lieux et répété les mêmes gestes durant des âges, ou du à un désintéressement vis-à-vis de tout cela ? L’homme regarda le livre durant quelques petites secondes, alla ensuite reposer le livre, et repartit dans l’infini des rayons de la bibliothèque.

Chapitre 1 :
La bibliothèque

de l'histoire
La bibliothèque
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je donnais la lettre à Morgane afin qu'elle puisse en prendre connaissance à son tour. Pendant qu'elle la parcourait, je me mis à réfléchir intensément. Les indices que j'avais trouvé jusqu'à présent n'étaient pas très nombreux ni bavards: le jouet soldat dans la boite en métal et la plume marquée aux initiales E.J.Mais mis bout à bout, ils devaient avoir un sens. Morgane se taisait de son côté, aussi je décidais de lui exposer mon dilemme:- Les indices dont il parle ne m'aident pas du tout: je ne comprends pas leur lien: un jouet d'enfant et une plume ! Vous connaissez quelqu'un du nom de E.J. ?- Non, mais je suis heureuse d'apprendre que votre père est en vie, et j'ai hâte de le revoir, alors au travail. Il va falloir se creuser les méninges si vous aussi vous souhaiter le retrouver. D'abord il faut faire du recoupement: décrivez moi les objets et ce qui les lie à votre père.- Il s'agit d'un G.I. Joe en tenue militaire, il a la même coupe de cheveux que lui, je lui avais donné pour le protéger, et maintenant il me le rend.- D'accord, je vois… c'est donc lui. Ce jouet représentait votre père à vos yeux, et il vous donne une mission: il faut désormais le localiser, et pour cela, vous avez le deuxième objet.- la plume, verte et rouge. - C'est peu commun pour un oiseau de nos contrées.- En effet, mais mon père aimait ramasser leurs plumes. Il m'en ramenait souvent de ses missions à l'étranger… Attendez ! La dernière fois que je lui ai parlé, c'était par téléphone, il était en mission en Amérique centrale ! Mais Morgane ne m'écoutait déjà plus. Elle avait sorti son portable et pianotait frénétiquement sur l'écran. Puis elle esquissa un bref sourire de satisfaction et tourna l'appareil dans ma direction:- Il s'agit de plumes de Quetzal, un oiseau au pelage vert ou bleu et au ventre rouge, présent presque exclusivement en Amérique centrale, et vénéré par les Mayas et les Aztèques. De nos jours, c'est l'oiseau national du Guatemala !- Et ces initiales: E.J. doivent être un lieu, regardons sur une carte, m'écriais je !Le pays avait beau être petit, cela n'allait pas être facile de trouver un endroit précis sur plus de 100 000 km². Sans compter qu'il pouvait y en avoir plusieurs qui correspondraient à ces simples lettres E et J. Mais encore une fois, Morgane avait pris les devant:- J'ai trouvé une liste des villes, et une seule commence par ces initiales: El Jicaro.- Mais comment savoir s'il s'agit bien d'une ville ? Et si c'était un tout petit village, tiens regarde, celui-ci: El Jute.- Ton père n'a vraiment laissé aucun autre indice ? Et cette Nica à la fin de la lettre, de qui s'agit-il ?- Je ne connais personne de ce nom-là. Tu as raison, ce doit être un indice. Regarde, El Jicaro a un homonyme au Nicaragua ! - C'est bon, je commande des billets d'avion, s'exclama MorganeNos horizons venaient de s'élargir considérablement…

Chapitre 13 :
Horizon

de l'histoire
Sac à dos
par Heizan
Writober Défi Écriture Collaboratif

Mizumi voyait devant lui un hôpital désafecté. Bien que ne comprenant pas pourquoi, le rendez-vous était bien ici. Cependant, personne ne l'attendait. L'heure était presque passée. Attendant dans le froid les quelques minutes le séparant de minuit, Mizumi regardait le viel hôpital. Quand minuit pile sonna, depuis une fenêtre du troisième étage, des flash apparurent, par saccade. Mizumi reconnu tout de suite l'utilisation de code morse. Cependant, il ne s'agissait pas de morse classique. Il ne faisait aucun doute que ce code était celui qu'il avait connu pendant la guerre. Cela ne pouvait être que Saito. Le code disait poubelle - chat - lunettes Après exactement 60 secondes, les flash cessèrent, et l'hôpital retrouva sa solitude. À sa gauche, Mizumi voyait une route d'accès privé, qui semblait s'enfoncée plus loin dans le sol. Au bout, une énorme porte de garage fermée accusait des années de tag et ded rouille. Une lueur attirait le regard de Mizumi, cachée par de la végétation. Celle si semblait révéler la silouhette d'un chat immobile. S'y dirigeant, Mizumi découvra un chat de carton, fixé au couvercle d'une poubelle. Dans cette dernière, une paire de lunettes tactiques datant là encore de la guerre. Mizumi les enfila, et les alluma. Il se souvenait très bien de ces lunettes, malgré les années. À l'époque, elles servaient à repérer des camps ennemies dans la nuit, en révélant aux porteurs une substance bleutée, invisible sans. Cette fois ci, ce que Mizumi vit fut un cadre sur la porte de garage. En s'y approchant, il découvrit qu'une porte avait été découpée, puis camouflée par des tags. Il l'ouvrit, non sans difficulté, puis referma derrière lui. Il se retrouva dans un hangar sombre, poussiéreux, tout juste éclairé par quelques indicateurs de sortie de secours à alimentation atomique, donnant au lieux une ambiance pesante. Regardant autour de lui, une flèche lui apparu à travers la poussière soulevée par l'ouverture de la porte. S'y dirigeant, Mizumi découvrit un couloir menant au bâtiment principal. Comme il s'y attendait, l'endroit était délabré. Les tapisseries tombaient, pourrisaient, les néons ne fonctionnaient plus, le sol était recouvert de poussière, et rien ne pouvait laisser supposé que l'endroit était encore utilisé. Mizumi suiva les flèches dessinées sur les murs, dans un dédal de couloirs et de salles sans logique apparante. Clairement, il s'agissait d'un chemin conçu de façon à ce que personne ne puisse le trouver par hasar. Mais l'ambiance du lieu devenait de plus en plus pesante. L'état de délabrement du bâtiment, la solitude induite par ce labyrinthe, et les bruits parasites du lieu oppressaient Mizumi. Après de longues minutes à parcourir l'hôpital, Mizumi arriva enfin au troisième étage. Un dernier couloir, et il se retrouva devant une porte différente de toutes les autres. Mizumi resta devant, prit de panique. C'était une lourde porte blindée, equipée d'un pavé numérique à 12 symbols. Il était évident qu'elle avait été installée ici bien après la fermeture de l'établissement. Malheureusement, aucun indice concernant le code à rentré, ni sur la porte, ni sur le pavé, ni sur les murs. De plus, Mizumi remarqua, dans l'interctice, deux câbles légèrement dépasser. Il les reconnu de suite. Un explosif était disposé derrière la porte, et à en jugé par le type de câble, il le tuerais sur le coup. Vu les précautions prises jusque là, Mizumi devina que quoi que cache la porte, tout devait être piégé. S'il se trompait, il mourrait, et tout serait détruit. Cette porte était le dernier obstacle entre lui et la véritié. Il était trop tard pour faire demi-tour. Soit Mizumi arrivait à l'ouvrir, soit elle le tuerais. Il fouilla des yeux autour de lui, cherchant des indices, mais ne trouva rien dans un premier temps. Après quelques minutes, il enleva ses lunettes. se disant que peut-être la réponse se dévoilerai à ses yeux nus. Sur le moment cependant, rien ne vint. Et puis, du coin de l'oeil, il remarqua un détail qui l'intrigua. Dans ce cul de sac, il y avait étonnament plus de posters que dans le reste de l'hôpital. Il s'approcha de l'un deux, une affiche promouvant le dépistage contre une maladie des yeux, qu'on pensait à l'époque liée à la multiplications des écrans dans les villes. À priori, rien n'en ressortait. Mais alors qu'il allait laisser tomber et passer à une autre, il remarqua que le coin bas gauche n'était plus rattaché au mur. Il le souleva, et trouva un symbol dessiné sur le mur, accompagné d'un numéro. Mizumi passa alors toutes les autres affiches au peigne fin, et chacun d'elles cachait en effet un symbol. Après avoir recomposé le code mentalement, il le rentra sur la porte, non sans tremblé légèrement, connaissant le destin qui l'attendait si jamais il se trompait. Rentrant le dernier symbol, plusieurs secondes de silence s'ensuivirent, avant qu'un cliquetis ne se fasse entendre, et que la porte ne se dévérouille. Mizumi, soulagé, l'ouvrit, et fu instantanément saisit par une odeur âcre, qui n'avait rien à faire là. La pièce s'illumina, aveuglant Mizumi quelques instants. Quand il pu enfin ouvrir les yeux, il trouva devant lui quelque chose auquel il n'aurait jamais pu s'attendre. L'endroit était propre, intact, rempli de machines médicales fonctionnelles, et d'ordinateurs allumés. Devant l'une des consoles, Saito était assis. Il regarda Mizumi avec fierté.   - Te voilà enfin. - Saito, qu'est ce qu'il se passe ? - Prend une chaise, j'ai beaucoup à te raconter.   Mizumi s'éxecuta.   - Je savais que tu réussirait à trouver cet endroit. Tu vois, cet hôpital a fermé au début de la guerre, faute de financements. Depuis lors, le gouvernement l'a totalement abandonné. Avec le contrôle grandissant des corporations sur la santé, il n'était plus nécessaire de le faire revivre. Très vite, les gens également l'on oublié. Cependant, il y a 3 ans maintenant, j'ai été interpellé par d'anciens combattants qui, comme moi, ont perdu des membres lors des combats, et n'ont pas été suffisamment pris en charge par les corporations, ou le gouvernement. Au début, ils m'ont parlé d'un plan pour faire pression sur les corporations afin d'obtenir réparation. Je ne souhaitait pas les suivre, mais ils avaient un autre plan. Produire nous-même de nouvelles prothèses. Cette idée m'intéressa, et je commença à travailler avec eux, en restant en retrait. Très vite, il fallu trouver un endroit pour notre activité, afin d'entreposer notre matériel, et pouvoir travailler sans être embêtés. J'eu alors l'idée de s'installer ici. Bien sûr, nos débuts étaient loin d'être aussi sofistiqués, et encore moins sécurisés. Mais après un an de travail, il fallu se rendre à l'évidence, notre activité commençait à faire des vagues. Une de mes missions était de monter des plans pour voler du matériel. Je ne voulais pour autant pas participer aux vols. Mais si les premiers mois, les vols étaient peu nombreux, après la première année, nous avions amassé pas mal de matériel, et nous avions besoin d'encore plus. Malheureusement, prient dans la spiral, nos ambitions évoluèrent. Certains d'entre nous voulions un outil pour rivaliser avec les corporations. À ce moment, une partie du groupe fit scission du reste. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'eux. Ils ont tenté de disparaître, pour éviter les problèmes. Avec ceux qui restaient, nous avons commencer à fantasmer notre outil. Après quelques recherches, la décision finale fut de créer une intelligence artificielle. Une vrai intelligence artificielle. - Une conscience ? - Une conscience. - Comment ? - Avec beaucoup, beaucoup de tentatives. Mais cela ne fut pas suffisant. Même les meilleurs d'entre nous ne pouvaient réussir. Nous n'étions pas assez compétent. Une autre année passa, sans plus de succès. Mais il y a un an, un courrier arriva à notre repère. Une peur profonde s'immiça en nous, puis la stupeur. C'était un courrier de Sakako Hūshi. - La Sakako Hūshi à l'origine de ALIA ? - Elle même. Je ne sais pas trop comment, mais des bruits de notre activité lui sont parvenu. Pour trouver notre repère, elle devait avoir un réseau très efficace. Elle demandait à nous retrouver. Après une longue discussion, nous avons décider d'accepter. Nous somme aller à l'adresse donnée le jour du rendez-vous, et elle décida finalement de nous rejoindre. À partir de ce moment, ses compétences augmentèrent nos résultats de manière drastique. Peut-être un peu trop, car 4 mois plus tard, l'un de nous cesssa de venir, sans donner d'explications. Deux jours plus tard, il fut retrouvé mort. Le mois d'après, la même chose arriva à quelqu'un d'autre. Il était évident pour nous qu'il s'agissait d'attaques ciblées, et par peur, presque tout le monde abandonna. Certains s'en sortirent, d'autres non. À la fin, il ne resta plus que moi et Sakako. Pendant 3 mois, nous avons travaillé sur notre intelligence artificielle, jusqu'à très récemment. Alors que je devais rejoindre Sakako ici, je ne trouvais qu'une lettre de sa part. Elle m'annonçait devoir abandonner le projet, sa vie était trop en danger. Mais un disque dur était join au courrier. Sa dernière contribution. Des ajustements dans le code même du coeur de l'IA. Cela n'aura pas suffit à la sauver. - D'où la visite de l'inspecteur. - Je savais bien que cela allait finir par arriver. Mais pas si vite. Sans Sakako, le projet ne peut plus avancer. Elle seule en avait la possibilité. - Et le disque dur ? - Justement. C'est là que je vais avoir besoin de toi. Tu as du remarqué les équipements médicals. La seule solution que nous avons trouvé pour supporter cette IA est de la connectée directement à un cerveau. - Pardon ? - Si nous avions eu plus de temps, nous aurions pu propager son code sur le net, et la faire supporter sur plusieurs serveurs à traver le pays, mais maintenant c'est impossible. Je ne peux pas intégrer les dernières modifications de Sakako dans le code de l'IA sans source d'énergie suffisante. - Tu veux l'implanter en moi. - Il le faut. - Es-tu sûr que cela fonctionnera ? - Non. Mais c'est notre dernière chance. Je n'ai personne d'autre pour supporter ce rôle. - Quelles sont les conséquences possibles ? - C'est encore très incertain. Mais l'implantation d'une conscience au sein même de ton cerveau pourrait nécessiter un temps d'adaptation pour que vos deux consciences concerve une place qui leur est propre sans tenter de prendre le pas l'une sur l'autre. Nous avons déjà fait des test parcellaires sur des animaux, et dans le pire des cas, la proto-conscience implémentée a totalement été consummée par la conscience propre de l'animal. Mais si les dernières modifications de Sakako s'avéraient fonctionnelles, je ne sais pas trop ce que pourrait donner un mélange de deux consciences. - Et pourquoi me l'implanter à moi ? Pourquoi pas ne pas la supporter toi-même ? - Je suis trop vieux. Les risques que ma conscience soit détruite dans le processus, voir que les deux consciences le soit, sont trop important. Et je suis probablement déjà dans le collimateur de ceux qui nous veulent du mal. Tu es le seul qui puisse prendre ce rôle. - Qui aurait du supporter l'IA ? - Sakako elle-même. En étant sa créatrice, nous avons supposé que les chances de réussites seraient plus grandes. - Explique moi quelque chose. Tu m'as dit de ne plus m'occuper de mon affaire. Comment es-tu au courant ? - Je garde un oeil sur toi depuis un moment. Je ne pouvait permettre qu'il t'arrive quoi que ce soit. - Tu sais bien jouer double jeu. - Tu n'es pas mal non plus là dedans je te ferais remarquer.   Depuis le début de cette conversation, c'était le premier moment où les deux hommes se montraient de nouveau un peu de complicité, presque d'insouciance.   - Est-ce que je peux compter sur toi ? - Ca n'a pas l'air très rassurant ce plan. - Non, je te le concède. Mais je n'ai aucune autre solution. - Comment cela se passera si son code fonctionne ? - Nous avons pu assurer une base de connaissance, son esprit ne sera pas vierge. Cependant, elle devra apprendre bien d'autres choses, et le plus important, c'est à toi que reviendra la décision de son entraînement, voir peut-être même de ses désirs, opinions, ou valeurs. Je ne sais pas bien dans quelle mesure la dernière modification de Sakako diffère de ce que nous avons établie avant, donc je ne sais pas vraiment comment sa conscience va se créer. Elle pourrait être comme une femme pleinement développée, ou comme une enfant à qui il faut tout apprendre. - Une femme ou une enfant ? - Ha oui, nous avons décidé de faire de cette conscience une femme. Si tout vas bien, elle devrait avoir à peu près ton âge. Et potentiellement, une image mentale d'elle-même. - Est-ce que tu peux me donner un peu de temps pour réfléchir ? - Bien sûr, prend un peu de temps pour toi. Mais je dois t'avouer que le temps presse un peu.   Mizumi alla s'assoir un peu plus loin dans la pièce pour repenser à toute cette histoire. Cela faisait beaucoup d'informations, en peu de temps. Le plan était risqué, mais si Saito l'avait fait venir, et lui avait parlé de tout ça, c'est qu'il n'avait sûrement vraiment pas le choix. Mizumi avait du mal à imaginer ce que pourrait bien donner le fait de vivre avec deux consciences dans un même corps. Comment pourrait-il l'entraîner ? Quelles valeurs fallait-il lui transmettre ? Que faire ? Il n'était pas aisé de penser à tout cela. D'un coup, un gyrophare rouge se mit à tourner, accroché au plafond au centre de la pièce. Mizumi regarda Saito, paniqué. Mais il vite très vite dans le regard de sont ami que sa peur était justifiée.   - Qu'est-ce qu'il se passe ? - Merde ! Ils ont trouvé le labo ! - Qui ça ? - Les gros bras des corporations ! On a plus le temps, tu dois te préparer à l'implantation. - Tu ne sais même pas si ça va marcher !   Saito prit Mizumi par les épaules, le regard de chacun plongé dans celui de l'autre. Sans plus de paroles, Mizumi comprit.   - Allonge toi sur le lit.   Mizumi s'installa dans le silence. Saito attacha ses bras, ses jambes, et sa tête, avec des lanières de cuir, et amena au dessus de lui une machine inconnu de Mizumi.   - Cette machine va aller implanter la puce en marge de ton cerveau. Après ça, je vais la relier à la console, afin de faire l'upload du code de Sakako. Après ça, je l'activerais. Quand ce sera fait... - On verra bien à ce moment là.   Un bruit d'explosion se fit soudain entendre, et le bâtiment vibra. Saito aluma une série d'écrans au dessus de la console. Il s'agissait de caméra dissimulée dans, et en dehors de l'hôpital. L'un des écran affichait de la statique.   - Ils ont fait exploser la porte du hangar.   Saito, en disant ça, ne se retrourna pas. Il était appuyer sur la console, debout. Tremblant. Quand il se retrourna, Mizumi vit les yeux de son ami. Il pleurait.   - Tu dois terminer ce que nous avons commencer. Tu dois nous venger.   Mizumi ne répondit pas. Il n'en était nul besoin. Saito activa la machine au dessus de Mizumi, et cette dernière commença à diriger un tube vers son crâne.   - Tu sera localement anesthésié immédiatement, ne t'en fais pas. Comme il s'agit du cerveau, tu vas perdre connaissance. Je ne sais pas exactement quand tu retrouvera tes esprits, mais tu ne sera plus dans ce bâtiment, je m'en suis assuré.   La machine commença à percer le crâne de Mizumi, qui vit sa vision se brouiller. Se sentent partir, il utilisa ses dernières forces pour parler une dernière fois à son ami.   - Saito....je.....tu es mon ami..... - Tu es mon ami aussi...   Mizumi eu à peine le temps d'entendre les derniers mots de Saito qu'il sombra dans l'inconscience.

Chapitre 4 :
Nouvelle amie

de l'histoire
L'homme de l'ombre
par Laurent
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