The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
884782 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Un clignement d’yeux. Puis deux. Puis trois. Samantha sortit enfin de sa confusion : « Une IA ? Mais… » « Bonjour, que puis-je faire pour vous ? » La chaleur monta sur ses joues. De rage cette fois. Comment cela pouvait-il être ? « Où est l’éditeur ? » « Mais je suis l’éditeur. » « Non, je veux dire, une vraie personne… humaine ! » « Ne peut-on être vrai sans être une personne humaine ? » « Euh… Je ne sais pas, mais… » « Qu’est-ce que vous ne savez pas ? Je peux peut-être vous aider ? » Samantha pinça les lèvres. Il semblait peu utile de continuer les échanges avec cette machine définitivement pas programmée pour une conversation constructive. Elle fit alors courir son regard plus en détail sur l’espace qui s’ouvrait devant elle. Cet endroit paraissait irréel, lui-même sorti d’un conte. Des centaines, voire milliers de livres empilés du sol au plafond ? Un labyrinthe de papier et d’encre… Les doigts de la jeune femme caressèrent les ouvrages entassés. Elle s’était levée et approchée des tours instables, sans même s’en rendre compte. Elle retira sa main d’un geste vif. Elle s’était attendue à une sensation de bois ou de métal, qui aurait expliqué un tel monument, mais le contact doux du papier la fit sursauter comme une piqûre de guêpe. Il s’agissait bien de livres, mais… Comment ? Elle fixa son regard inquisiteur sur l’homme qui s’était levé de sa chaise sans rien dire. Un sourire énigmatique déridait ses traits. Samantha y cherchait un indice de sa vraie nature. En vain. Il indiqua alors : « Il vaudrait mieux ne pas faire tomber cette pile de livres. J’en serai très contrarié. » Samantha haussa les sourcils. Comme si une IA pouvait être contrariée ! Pourtant, la menace semblait sincère. Elle recula de trois pas pour ne pas prendre de risque. « Vous m’avez dit que vous pouviez m’aider à faire de mon manuscrit un livre. » relança-t-elle. « En effet. » « Mais mon pitch ne semble pas vous intéresser… » « Je serai ravi d’en apprendre plus sur votre manuscrit. » Samantha ouvrit la bouche pour protester. Puis se ravisa. Cette IA parlait de manière si énigmatique ! Qu’attend-elle exactement ? La jeune femme observa à nouveau autour d’elle et finalement, une lumière s’alluma dans son regard. Une pièce immense, un labyrinthe de livres, une IA aux répliques mystérieuses… Un jeu d’évasion ! Ou plutôt, de publication en l’occurrence… Un ricanement s’échappa de ses lèvres. La maison d’édition « Enigma » avait une drôle de façon de mettre les auteurs à l’épreuve. À en juger par la pile de manuscrits qui s’entassaient ici, peu avait passé la première étape. Mais Samantha était déterminée. Elle erra donc dans la pièce, sous le regard impassible de l’éditeur-robot, pour chercher une piste. L’endroit grouillait de livres, certes, mais s’il s’agissait bien des écrits des auteurs déçus, comme elle le pensait, les indices devaient se trouver ailleurs. Des bibliothèques de bois massifs habillaient les murs, des tables de la même matière remplissaient l’espace. Tout appartenait à un style plutôt victorien. Tout ? Samantha se précipita sur le seul élément anachronique. Si grossier dans un tel décor qu’il lui avait sauté aux yeux, comme il avait dû sauter aux yeux de tous ceux qui étaient entrés dans ce bureau. Le fauteuil aux motifs de plumes d’autruche. « Ce fauteuil est là depuis longtemps ? » demanda-t-elle à l’IA. « Depuis le début, j’y tiens beaucoup. » « Ça vous ennuie si je le déplace ? » L’homme lui fit signe de ne pas s’en priver et Samantha poussa le siège farfelu hors du tapis sur lequel il reposait. Elle souleva ensuite le tissu aux motifs bariolés et découvrit le loquet d’une trappe. Elle tira dessus et révéla une échelle plongeant dans des profondeurs obscures. Un sourire triomphant orna d’abord ses lèvres puis ses sourcils se froncèrent. Avait-elle vraiment envie de poursuivre ce périple vers l’inconnu ? Certes, elle souhaitait faire publier son texte, mais à quel prix ? « Bravo, mademoiselle, je vois que vous savez repérer les éléments inopportuns d’un contexte, c’est une qualité très importante lorsqu’on écrit un livre. Voyons voir si vous possédez d’autres qualités essentielles. » L’IA se tut et Samantha regarda à nouveau dans les profondeurs obscures qui s’étendaient devant elle. Le courage fait-il partie de ces qualités essentielles ? Il n’y a qu’une façon de le découvrir. Samantha saisit son manuscrit qu’elle cala sous son T-shirt et dans son jean, pour libérer ses mains. Elle s’assit sur le bord du trou, plaça ses pieds l’un après l’autre sur les barreaux de l’échelle, puis empoigna les montants. Elle prit une grande inspiration, puis descendit dans le vide.

Chapitre 2 :
Un jeu de publication

de l'histoire
Le Songe Artificiel
par VanessaP
Autrice Manuscrit Éditeur

Léo, son arme toujours pointée vers James, se surprit à sourire. "Le premier qui bouge, je le tue", déclara-t-il d'une voix menaçante. Tous les regards étaient rivés sur lui tandis qu'il avançait pour récupérer les règles, ses cinq sens en éveil. Il ramassa une feuille puis s'exclama : "Nous vivons un cauchemar !" Il pointa à nouveau son arme vers James, puis vers Emma qui laissa échapper un cri de peur. Sa main tremblante, il recula puis cria : "Vous avez compris ! Une seule personne survivra et je compte sortir d'ici vivant !" Océane lança un regard à Emma, qui lui répondit par un signe de tête. Emma, le ventre noué par la peur, se leva et cria : "Personne ne tuera personne, c'est bien compris ?! Nous ne sommes pas obligés de suivre ces règles. Alors, baisse ton arme et calme-toi, d'accord ?!" Léo et Emma étaient très proches et Léo avait une confiance aveugle en elle. Elle avança doucement vers lui, les mains en l'air. Une fois face à lui, il baissa son arme et souffla : "Je vais sortir d'ici vivant, que tu le veuilles ou non, alors ne te mets pas sur mon chemin." "Redescends sur terre, Léo. Nous sommes tous amis et nous allons rester solidaires, car c'est ainsi que nous nous en sortirons", dit Emma d'un ton apaisant. "Tu étais une amie formidable, Emma, je t'ai beaucoup aimée, mais…" commença Léo. Soudainement, à la surprise de Léo, Emma le plaqua au sol, rapidement rejointe par Océane qui le maintenait. "Vous jouez à quoi là ?! Lâchez-moi maintenant !" s'écria Léo. "Tu ne bouges pas, personne ne va mourir !" raisonna Océane. Surprenant tout le monde, James surgit derrière Emma, qui, à genoux, ne put rien faire. "Il… il a osé ?!" murmura Emma d'une voix très faible. "Je suis désolé", bafouilla James, le couteau ensanglanté entre les mains, "quelqu'un devait le faire."

Chapitre 4 :
Le Pacte de la Terreur

de l'histoire
Le Pacte de la Terreur
par Jacr72
Survival Game Battle Royal Thriller

Jetons un petit coup d'oeil chez la famille Kadaquess, après quelques jours d'absence. Aujourd'hui est une journée comme une autre, qui s'annonce sous les meilleurs auspices pour toute la famille. Comme Pâques approche, dans le village est organisée une petite fête foraine, afin que les enfants puissent se divertir pour cette occasion; comme ce fût le cas pour Noël. Il y aura différentes attractions dont le manège SourceFable, avec les différents personnages de cette aventure. Très heureuse à l'idée d'y aller, Antigone et Philogone les petites jumelles sont déjà toutes excitées comme des puces, de quoi faire perdre son calme à Will. Les forains sont installés depuis une semaine à leur place respective déjà, et hier lorsque Tesse est allée les récupérer à l'école, elle les a emmené faire un petit tour, bien que le manège n'était pas actif ce jour-là; les forains étant entrain d'installer tout le matériel. Déjà, cet été et pour Noël, les petites filles avaient déjà leur coup de coeur favoris; si Antigone avait opté pour Quetzalcoatl, Philogone quant à elle, avait eu un coup de coeur pour Kitsu. Mais durant la visite avec Tesse, elles ont découvert de nouveaux personnages qu'elles voudraient essayer. Si Philogone souhaite opter pour Narcisse, Antigone en revanche vient d'avoir un coup de coeur pour Fuao; une reine de la dynastie chinoise. Alors toutes excitées, les filles s'agitent; et au moment de partire, l'excitation redouble d'intensité; ce qui va très vite agacer Will; malade depuis quelques jours déjà. Avant de prendre la voiture, Tesse demande aux petites: "Alors les filles, contentes d'aller à la fête foraine? Vous savez déjà dans quel manège vous voulez monter?" Le sourire jusqu'aux oreilles, Philogone répond: "Oui, moi j'veux Narcisse."   Tesse réplique: "Narcisse, et toi Antigone, t'as choisi qui?"   En sautant de joie, Antigone lui répond: "Ah, moi c'est Fuao. J'suis trop contente, je vais pouvoir essayer Fuao! 😃😃😃😃😃😃 Je vais enfin essayer Fuao! 🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗 Oui, je ne rêve pas, je vais essayer Fuao!!! 😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂"   Quelques minutes plus tard, toute la petite famille se dirige vers la voiture de Will. Et si dans ce scénario tout laisse penser que c'est Philogone qui ouvre tout le temps les hostilités, pour une fois, c'est Antigone qui s'agite à l'idée d'aller à cette fête. Elle gesticule en criant:   "Fuao! Fuao! Fuao! Je vais l'essayer! Enfin! Fuao!"   Mais à la vue d'une Antigone extrêmement excitée, Will perd patience; et il ne va pas hésiter à le lui faire savoir. Il s'approche rapidement d'elle, la regarde droit dans les yeux et lui dit:   "Antigone! Alors écoutes-moi bien. Écoutes-moi très attentivement. Si tu continues à t'exciter comme une puce, à hurler Fuao à tout bout d'champs comme ça, je te jure, que tu vas être sérieusement punie. Mais sérieusement punie; tu feras pas d'manège, y aura qu'ta soeur qui en fera; et moi j'te ramènerais à l'appartement et tu vas aller t'coucher. T'as compris?"   Surprise, Antigone dit: "Oui; ok: promis."     Après ce petit rappel à l'ordre, toute la famille peut enfin partir; direction le village de Sainte Magalie où se trouve la fête foraine. Comme pour Noël, tous sont accueillis par Véronique: 50 ans, l'organisatrice de cet événement. Tellement excitées, les filles en oublient de la saluer: mais c'était sans compter Will qui ne va pas tarder de leur rappeler. En regardant ses nièces droit dans les yeux, il leur dit:   "Eh! Les filles, qu'est-ce qu'on dit? On dit bonjour; c'est la moindre des politesses."   Antigone, bien qu'excitée, regarde Véronique et la salue:   "Bonjour!"   Mais si Antigone cette fois-ci obéit sans aucune difficulté, ce n'est pas le cas de Philogone. La famille est à peine arrivée vers les stands que la petite commence à courir de partout: pour Will, qui souffre déjà d'une vilaine blessure aux jambes, une véritable course débute. Énervé mais déterminé, le jeune homme crie en courant.   "Philogone! Philogone, tu viens ici tout de suite! Tout de suite avant que je m'énerve un-peu trop et que je te punisses."   Mais Philogone n'a que faire des ordres de son parrain, elle n'aime pas attendre alors elle se précipite aussitôt vers les différentes attractions. Mais malheureusement pour elle, Will ne compte pas abandonner si facilement: c'est pourquoi il la poursuit et dit:   "Philogone, viens ici. N'essaies pas d'me faire courir parce que j'te jure que tu vas vraiment être punie toi hein. Non seulement tu feras pas d'manèges, mais tu vas rien avoir pour Pâques."     Ne rien avoir pour Pâques; justement: cette phrase fait tout de suite écho dans la tête de la petite Philogone. À cette idée, la petite décide de revenir vers toute sa famille, et ne fera plus aucune bêtise jusqu'à leur départ de la fête foraine.     Quelques minutes plus tard, dans la fête: les petites filles ont choisi le manège dans lequel elle voulaient monter; et comme convenu, Antigone a opté pour Fuao, quant à Philogone, elle a opté pour Narcisse. Mais alors que le tour est fini, Philogone; qui adore les sensations fortes, décide de monter dans une furie écarlate. Mais comme le lui a expliqué l'organisatrice, Furie Écarlate étant un manège très virulent, il n'est pas interdit pour des enfants de leur âge; mais il est déconseillé; c'est pourquoi Will et Tesse vont refuser qu'elle essaie. Non contente de ce refus, Philogone fait un caprice. Alors qu'elle tient le bras de Will pour marcher, elle commence à s'agiter, en gesticulant dans tous les sens; ce qui va fortement énerver le jeune homme. En criant, la petite dit:   "Mais moi j'veux essayer la furie écarlate! Sil te plaît Will!"   Pour tenter de la calmer, Will lui répond: "Écoutes Philogone; la furie écarlate tu ne peux pas en faire, parce vu sa vitesse et sa dangerosité elle est déconseillée; voilà, c'est tout!"   Mais la petite fille, rebelle et insistante, dit d'une voix larmoyante:   "Mais déconseillé ça veut pas dire la même chose qu'interdit! 😬"   C'est maintenant au tour de Tesse de prendre la parole. D'un ton plus doux que Will, elle explique: "Oui, c'est vrai ce que tu dis; interdit ne rime pas avec déconseillé; mais si on est pas d'accord, c'est pour ne pas que tu soies choqué; d'accord?"   Limite en larmes, Philogone répond à la jeune femme: "Oui; d'accord. 🥺"       Et finalement, après cette brève petite piqûre de rappels la sortie en famille se poursuit normalement. Normalement, jusqu'au moment où, pendant une attraction qu'il voulait essayer, Will se blesse aux jambes: et elle a l'air assez grave car il vient de se blesser là où il s'était déjà blessé lors d'une pratique de gymnastique avec sa nièce Philogone. En le voyant dans une extrême détresse, Tesse décide finalement d'écourter ce joli moment, afin de rentrer pour soigner Will.       Quelques minutes plus tard, à la maison. La douleur est de plus en plus forte dans les jambes de Will. À peine Philogone va-t-elle lui toucher les jambes, qu'il va se mettre à hurler. Il dit:   "Ah! Aïe, Philogone mais tu m'fais mal! Aïe aïe aïe!!!  😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭"   Comme à son habitude quand son parrain ne va pas bien, Philogone lui caresse la joue. Mais aujourd'hui elle va  faire preuve de tous ses pouvoirs magique pour pouvoir l'apaiser. Tout en caressant sa joue, elle lui dit:   "Allez; calmes-toi. Quetzalcoatl! Sil te plaît! Quetzalcoatl, il faut venir vite!"       Mais contre tout attente, cette fameuse prière à ce Quetzalcoatl a bien calmé le jeune homme; c'est pourquoi Tesse lui conseille de dormir au plus vite, afin de passer une bonne nuit: mais malheureusement, vu l'ampleur des douleurs et des dégât, il y a de fortes chances pour que la nuit s'annonce difficile pour le jeune homme. Quant aux petites jumelles, elles dormiront jusqu'à tard dans la matinée.

Chapitre 4 :
La blessure qui a dégénéré

de l'histoire
The Ramily/Kadaquess family
par Catalina
Début Écriture Collaboratif

Les yeux exorbités, la langue pendante, la trace rouge violacée du garrot autour du cou. Même si j'en avais vu d'autres, cela me faisait toujours un petit choc de voir un cadavre. Même quand j'en étais la cause. Je pense surtout que je ne m'attendais pas à trouver cela en Europe, en France. Autant, en Afrique... mais ici ?   D'autant que je venais faire un break, justement. Une pause dans toute cette violence latente qui entourait le monde des barbouzes dans des pays non civilisés. Pardon, « en voie de développement », comme se gargarisaient publiquement les politiciens hypocrites, alors qu'ils nous demandaient de traiter les gens, là-bas, comme des sous-hommes. Comme des animaux.   J'étais ici en permission, et je comptais bien en profiter. Peu importait ce nouveau meurtre, ce nouveau cadavre, la police locale s'en chargerait. Même si cela piquait ma curiosité, déformation professionnelle oblige, il fallait que je laisse ça de côté. Il se met à pleuvoir doucement. En faisant les cents pas, j'essaye d'allumer une cigarette. Un maigre crachin tombe d'un ciel légèrement grisâtre, un truc qui menaçe à peine d’humidifier la veste. Loin des trombes d'eaux de la période des pluies, en Afrique équatoriale. Mais suffisant pour m’empêcher d'allumer cette foutue clope. Je tente de protéger ma cigarette et mon briquet, mais l'humidité ambiante et les quelques rafales de vents ont finalement la peau de cette maigre flamme.   -Rah, putaing ! dis-je en balançant la clope maintenant mouillée par terre, avec un mauvais accent du sud. Un accent piqué, pour m'en moquer, à un camarade venant de Marseille, mais qui ressortait aléatoirement sans que je ne le maîtrise.   Je regarde la cigarette sur la voirie, qui menace de se faire emporter, dès qu'il y aura un peu plus d'eau ruisselante, vers le caniveau. Qui sait où elle finira sa course. Dans la Savoureuse, l'Allan, le Doubs, la Saône, le Rhône et enfin la Méditerranée ? A quoi cela me sert de savoir cela ? Est-ce qu'elle pourra atteindre les côtes de Lagos avant de se désagréger complètement ?   -Saluuut !   Une voix féminine, dans mon dos. Je me retourne pour faire face à une brune, taille moyenne, ni jolie ni moche, entre 18 et 25 ans. Elle me tent la main :   -C'est MC20. J'imagine que tu es JCA ?   MC20. Contactée suite à la lecture d'une petite annonce dans l'édition locale de l'Est Républicain : « JF ouverte, cherche H 18-40 ans, Belfort, adresser petite annonce dans Est Républicain à MC20. Fixer lieu date horaire rdv ». Elle semblait loin, l'Afrique. Et ces bordels pour blancs dans lesquels nous étions des pachas. La facilité de l'acte sexuel. J'avais déboursé quelque deniers pour écrire à l'Est Républicain : « A l'attention MC20, JCA, H 35ans propose rdv au Central, place Corbis, 30/09/1989 18h. »   En attrapant sa main pour la serrer, je jette un coup d’œil furtif à ma montre. 18H20, le samedi 30 septembre 1989. Elle est finalement venue. Avec un peu de retard. Normal, histoire de pouvoir me jauger avant d'éventuellement poursuivre.   -JCA, pour vous servir », lui réponds-je en souriant légèrement. Je n'ai jamais été très expressif de visage. Cela n'est pas nécessaire dans ce que je fais. Ça pouvait même nous nuire. « Vous voulez une cigarette ? »   -Ah, ça commence mal, je ne fume pas, et je déteeeste l'odeur de cigarette, fait-elle en souriant.   -Ça tombe bien. Vu mon dernier échec pour en allumer une, on dirait que je suis plutôt dans une phase d'arrêt. Je ne vous embêterais pas avec une haleine sentant le tabac.   Elle rit : « T'es con. Et tu peux me tutoyer, tu sais ? »   -Va pour le tutoiement. Et toi aussi, tu commences bien, si tu me traite déjà de con.   -Ihihih. » Elle glousse en se mettant la main devant la bouche.   -Si tu n'as pas le défaut de fumer, peut-être que tu as celui de boire. Et même si ce n'est pas de l'alcool, le Central a de quoi faire. Je t'invite ?       Je pense que j'avais passé le test : elle avait dit oui. Et, si elle ne fumait pas, elle buvait un peu d'alcool. Est-ce que cela avait aidé dans le fait qu'elle avait accepté ma proposition d'aller manger un bout au restaurant de l’Hôtel-Restaurant Saint-Christophe, donnant sur la place d'Armes ? Non, je pense qu'elle était quand même intéressée. Ce que je compris tout de suite quand, sortant du restaurant, elle avait proposé d'elle-même d'aller faire un tour à pieds le long des quais de la Savoureuse. En glissant son bras dans le main en milieu de balade. Je ne fus donc pas surpris quand elle accepta de monter avec moi, alors que nous étions arrivé au pied de l'hôtel Atria.   MC20, pour Marie-Claire, 20 ans. Enfin, 21 ans depuis le 28 septembre, elle avait encore 20 ans lorsqu'elle avait publié son annonce. J'étais un petit cadeau d'anniversaire qu'elle se faisait à elle même, comme elle me l'avait glissé le long des quais de la Savoureuse, pendant que nous déambulions.   Elle parlait beaucoup. Pour ainsi dire, elle avait quasiment monopolisé la parole. Ce qui m'allait très bien. Elle commençait sa première année de formation à l'école normale primaire de Belfort, après avoir réussi le concours de recrutement lors de l'année scolaire précédente. Elle voulait devenir institutrice. Elle venait de Besançon, mais elle n'avait pas réussi à intégrer l'école normale primaire de là-bas. Du coup, elle se retrouvait à celle de Belfort faute de mieux. Elle ne connaissait pas encore beaucoup de monde ici.   « -Et toi, tu viens d'où ?   -Je rentre d'Afrique Noire. Du Nigeria. Lagos.   -Ouah, et tu faisais quoi là-bas ?   -Un peu de commerce. Et de l'humanitaire. Les gens, là-bas, ont besoin des aides que nous, pays occidentaux, pouvons leur apporter.   -Ouah, ça a l'air trop cooooool! »   Heureusement, son interrogatoire se borna à cela. Et au pourquoi de JCA – parce que Jean-Claude, venant d'Afrique -. Et à mon âge, 35 ans, qu'elle voulait vérifier, parce que « tu ne les fais vraiiiment pas ! ». Et ça ne la gênait pas du tout.   De mon côté, je sus qu'elle voulait « absooolument » aller un jour en Afrique, pour voir comment ils vivaient là-bas avec tellement peu, et que nous devrions prendre exemple sur eux et leur frugalité parce que nous consommions trop de choses inutiles ici en Europe.   J'appris aussi qu'elle était le fruit de la révolution sexuelle des années 68-69 ; que ces parents avaient gardés leur âmes de révolutionnaires hippies quand pleins de leurs amis s'étaient rangés et étaient devenus des montons de consommateurs ; et qu'ils étaient très libéraux dans l'apprentissage de leur fille. Et notamment sur la question sexuelle. J'appris, cette nuit, que le « ouverte » de sa petite annonce dans l'édition locale de l'Est Républicain n'était pas galvaudé.   Elle est brune, taille moyenne, ni jolie ni moche, poitrine légèrement opulente, non rasée, et sait très bien s'y prendre au lit avec un homme. Au lit, ou ailleurs.     Semblant émerger du néant, des yeux exorbités. D'un spasme de panique, j'ouvre les yeux. Le soleil, par la fenêtre, darde ses rayons dans la chambre. Je veux monter ma main droite, mais mon bras droit est bloqué. Une masse est affalée dessus. Je baisse les yeux : des cheveux bruns. Un corps de femme. Marie-Claire, sur le ventre, nue, la moitié de son corps sur le mien, son bras droit posé sur mon épaule gauche. Respirant du rythme d'un dormeur apaisé. Mon spasme ne semble pas l'avoir réveillée. Je passe ma main gauche sur mon cou. Rien. Pas de trace de garrot. Encore cette foutue obsession. Me calmant, je tourne la tête. Le réveil, sur la table basse, indique 8h19, dimanche 1er octobre 1989. Je décale une mèche de cheveux derrière l'oreille de Marie-Claire, et fait glisser mes doigts dans ses cheveux, sur sa peau. Tout va bien. Je ferme les yeux.   De l'eau qui coule. Je rouvre les yeux. Ce n'est pas sur moi que cela tombe. Je baille, tandis que je comprends qu'il s'agit du bruit de la douche. Marie-Claire n'est plus là. Je me frotte les yeux et me redresse, m'asseyant sur le bord du lit qui grince. Le réveil indique 10h24. J'ouvre le tiroir de la table basse. Rien. J'attrape mon pantalon qui traîne par terre, en sort le paquet de cigarette et le briquet, et rejette le vêtement par terre. Je me lève, nu, et me plante devant la fenêtre. Dans mon dos, le bruit de l'eau s'arrête. Une voiture passe dans la rue. Un couple de retraités déambule lentement. Je tire une clope du paquet, et le jette sur le lit. Le silex du briquet est un peu usé et je dois m'y reprendre à trois fois pour avoir une flamme. J'allume la cigarette et en tire une bouffée, quand un corps humide m’enlace par l'arrière :   -Mon bel étalon est réveillé. Et dire que je me proposais de lui faire une grosse gâterie s'il ne fumait pas et allait nous chercher de bons petits croissants...   L'action de la nicotine ne se fait pas attendre, dérouillant mon cerveau. Les mains de Marie-Claire glisse sur mes pectoraux et mes abdominaux.   -... mais je vais devoir me contenter d'une simple petite gâterie s'il va nous chercher de bons petits croissants.   En bas, dans la rue, il sort de sa voiture. Il est encore là. Cela fait quatre jours qu'il est là, tous les matins, regardant vers ma fenêtre. Que me veut-il, bordel ?

Chapitre 2 :
Une vie normale?

de l'histoire
De retour d'Afrique
par Wargen

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