The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
  • facilement et pour s'amuser 🎮
  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

540 auteur·rice·s inscrit·e·s
690 chapitres coécrits
756082 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (202) Écriture (177) Début (146) Concours (127) Prologue (125)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Je repris conscience, le goût du sel sur mes lèvres et une douleur lancinante parcourant tout mon corps. Le pont sous moi semblait encore trembler, non plus sous la furie des vagues, mais sous l'impact répété du vent et de la mer qui nous frappaient sans relâche. L'obscurité était totale, seulement percée par la lueur vacillante des lanternes. Mes oreilles bourdonnaient encore des hurlements et des coups sourds de la tempête.Je voulais bouger, mais la douleur me clouait au sol. Mon esprit, encore engourdi, essayait de retrouver ses repères. Le bleu ! Où était-il ? Mon regard balaya le pont à la recherche de sa silhouette.Là, à quelques mètres de moi, il était affalé sur le bois mouillé, son bras plié sous un angle improbable. Un faible gémissement m'indiqua qu'il était toujours en vie, mais souffrant terriblement. La corde que j’avais attachée à sa cheville nous maintenait encore ensemble, tendue et secouée par chaque assaut des vagues. Le navire, lui, gémissait sous la violence de la mer, comme une bête blessée, à deux doigts de céder.Je me forçai à me redresser, ignorant la douleur qui irradiait de mes genoux et de mon dos. Chaque mouvement me tirait un peu plus vers la réalité brutale de notre situation. La tempête n’avait rien perdu de sa rage. Le vent soufflait en bourrasques hurlantes, et les vagues, aussi hautes que des montagnes, semblaient vouloir nous engloutir à chaque instant. Le navire craquait de toutes parts.Les ordres du capitaine résonnaient encore dans l'air, perdus dans le vacarme, mais toujours présents, marquant l’urgence. Le chaos régnait sur le pont, des hommes s’accrochant comme ils pouvaient aux cordages, tentant de maintenir le navire à flot contre des forces qui les dépassaient.Je jetai un coup d’œil à l’avant. Le mât, miraculeusement, tenait encore. La voile, hissée juste à temps, avait évité la catastrophe, mais pour combien de temps ? Une nouvelle vague s’approchait, massive, prête à nous broyer.Je serrai les dents et rampai vers le bleu. Ses yeux étaient fermés, et ses gémissements plus faibles. Il fallait le mettre en sécurité avant que cette vague ne nous frappe à nouveau. Je lui saisis le bras valide et l’attirai contre moi, nous rapprochant d'un des points d'attache les plus proches. Le bois du navire glissait sous mes doigts, mais je parvins à attraper un cordage et à l'attacher autour de nous, nous sécurisant tant bien que mal contre le mât.La prochaine vague arriva avec un fracas assourdissant.L’eau s’abattit sur nous comme un mur, froide et implacable. Tout devint chaos. Mon corps fut plaqué violemment contre le bois, ma respiration coupée par la pression de l’eau qui m’engloutissait. Pendant un instant, je crus que c’était la fin, que nous serions balayés par la mer. Le souffle me manquait, mes poumons brûlaient sous l’effort de résister à la vague.Mais le navire tint bon.Quand l’eau se retira enfin, je pris une grande inspiration, cherchant désespérément de l’air. Autour de moi, des morceaux de bois brisé et des cordages déchirés gisaient sur le pont. Quelques hommes, secoués mais toujours debout, tentaient de reprendre leurs postes.Je jetai un coup d’œil au bleu. Il respirait encore, haletant, mais conscient. Son bras était dans un sale état, mais au moins il était en vie.— Tiens bon, lui murmurai-je, on va s'en sortir.Je devais y croire. Il le fallait. Mais au fond de moi, le doute grandissait. La tempête ne faiblissait pas, et chaque nouvelle vague menaçait de nous engloutir.D’un geste automatique, je vérifiai le nœud autour de nous, m’assurant qu’il tenait encore. Puis, je relevai la tête, cherchant le capitaine. Il était là, droit, sur le gaillard d’arrière, hurlant des ordres, une main fermement agrippée à la barre.— Tenez bon ! Hissez tout ce que vous pouvez ! hurla-t-il au-dessus du vacarme de la tempête.Je savais ce que cela signifiait : la tempête allait durer. Et nous devions être prêts à tenir encore, coûte que coûte.

Chapitre 2 :
L'assaut des profondeurs

de l'histoire
Tempête
par Bat.Jacl
Début Maritime 1714

— Et donc ? Qu’est-ce que tu peux nous dire sur cette « mise en scène » ? — Que c’est une parodie des dix commandements de la Bible. Pas tellement pour affirmer une conviction religieuse, mais plus pour se faire remarquer Pour qu’on le remarque, plus exactement. — Et se complaire dans sa monstruosité… soupira l’inspecteur avant de sortir un briquet. — Il y en a qui sont assez évidents, exposai-je. Par exemple, le premier commandement « Tu n’auras d’autres dieu que moi ». La victime a un pentagramme inversé taillé sur la poitrine. Autrement dit, un symbole satanique. — Le second commandement, « Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. »… Les omoplates et les côtes du cadavre étaient dissociées de la colonne vertébrale, singeant une paire d’ailes. Sur place, j’avais entendu un agent du Département mentionner « l’aigle de sang », une torture norroise. Cependant, les mains de la victime étaient jointes entre elles au fil de fer, comme une position de prière. — … Il imite un ange. L’inspecteur pinça une cigarette entre ses lèvres tandis que je retenais les miennes de trembler en poursuivant mon analyse : — Le troisième commandement « Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal », la victime a la langue tranchée. La mutilation du quatrième corps ne semble pas directement liée au commandement associé, « Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré ». Je peux dire la même chose du sixième « Tu ne commettras pas de meurtre ». L’identification des corps nous en dira plus, mais je pense que la symbolique est liée à ce qu’ils ont représenté de leur vivant plutôt qu’à… ce que le démon en a fait. Mon doigt glissa sur la tablette, exposant la photo du cinquième corps qui illustrait mon propos. « Honore ton père et ta mère ». Un enfant, quinze ans grand maximum. — Le septième commandement « Tu ne commettras pas d’adultère », dis-je en indiquant la photo concernée. Une jeune femme à la mâchoire disloquée. À l’intérieur, les organes génitaux prélevés des corps un, deux et quatre. Mon ventre se tordit en imaginant ce que l’autopsie révélerait quant aux supplices que cette fille avait endurés, car les marque de dents autour de ses mamelons suggérait clairement qu’il ne s’était pas contenté de mettre fin à ses jours. — Pour le suivant c’est, « Tu ne commettras pas de vol », et… La victime avait été démembrée et éventrée. Dans son abdomen béant étaient entassés des mains et des pieds amputés des corps cinq et six. — Pour le neuvième c’est « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain ». La victime avait été empalée par deux pieux. — Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, grommela le vieux en soufflant un jet de fumée. Mais j’aimerais comprendre un truc, comment tu fais pour savoir quel corps correspond à quel commandement ? — Le nombre de doigts qui leur reste. L’inspecteur tira une nouvelle bouffée de cigarette. — Le dixième corps est le moins amoché. Le démon veut qu’il soit facilement reconnaissable. Et il l’était. — « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. » Il s’appelait Sylvain et avait à peu près mon âge. Il m’avait accompagnée le mois dernier dans une affaire, car on ne peut pas laisser une recrue, sa formation à peine terminée, seule sur le terrain avec son premier démon.

Chapitre 3 :
Parodie macabre

de l'histoire
Cheshire
par Lyn
Démon Enquête Horreur

Je fixe mon assiette bleue de purée jaune. - Il y a plusieurs autres garçons dans la classe.- Ah! Et ils sont sympas?- Maman, ils ont faim. 

Chapitre 3 :
La purée

de l'histoire
Et si on mourrait demain?
par bouboul
Début Écriture Collaboratif

Défi : Les Nouveaux Dieux   Postulat de départ :   Un dieu ne peut vivre qu’au travers des croyances de ses fidèles.   Or la population est soit devenue athée, soit monothéiste, si bien que les anciens dieux olympiens ont dépéris petit à petit, remplacés ou oubliés.   Avant de retourner au néant, se réincarner ou tout autre processus qu’un dieux traverse lors de sa “mort” (personne ne sait exactement ce qu’il peut bien se passer à ce moment précis), les Dieux Olympiens ont décidé de transférer leur pouvoir, leur substance, ou autre (à vous de choisir) à des êtres vivants sur Terre.   Indication n°1 : Un être vivant (peut importe sa forme) ne peut être choisi que par un seul dieu (sinon il exploserait)   Indication n°2 : Tous les hôtes ne sont pas compatibles avec les dieux qui les ont choisis : certains peuvent dégénérer, se laisser consumer par le pouvoir, mourir ou devenir autre chose.   Indication n°3 :  Il est possible que certains des “anciens dieux” survivent à l’aide d’une poignée de fidèles.   Indication n°4 : (merci pour les commentaires qui permettent d'affiner le défi) : les divinités peuvent choisir plusieurs hôtes, en sépérant leurs dons ou en donnant un certain pourcentage des dons en entiers.  Indication n°5 : Si une divinité transmet 100% de sa substance alors l'être choisit devient immortel, sinon ils restent des individus mortels qui à leurs morts, doivent également transmetre le don.  Règles imposées :  Personnages : Comme l’indique le postulat de départ : les anciens dieux doivent appartenir à la mythologie Grecque Histoire : - L’histoire devra comporter au minimum un interaction entre deux “hôtes”.  - La fatalité est une notion centrale dans la mythologie grecque, elle peut être transmise conjointement aux pouvoirs des dieux. - Pas d'autres restrictions, laissez votre imagination vous emporter !    Alors à vos plumes !   Incarnez l’un de ses êtres choisis par un dieu de l’Olympe pour être l’hôte de son pouvoir/substance/autre. Un nouveau monde s’ouvre à vous, mais avez-vous le choix? Et au bout du compte que ferez-vous d’un tel pouvoir? Vous, les Nouveaux Dieux.

Défi :
Les Nouveaux Dieux

par chlo_M_Molina
Début Écriture Collaboratif

15 décembre 2018   L'amour est un mystère. Parfois, c'est un souffle chuchoté qui peut tout consumer en un instant. Ou alors un message sur le téléphone de ton ex que j’aurais laissé soigneusement visible.   Submergée par la révélation qu'elle avait déclenchée, tu as fui, sans un mot d'explication, délaissant même le déjeuner que tu avais planifié avec Sami. Pendant ce temps, Sami te noyait sous un flot incessant de messages inquiets depuis plus d'une heure. C'est un mystère pour moi que tu n'aies pas encore choisi de mettre en silence cet incessant rappel.   Après deux ans tissés de chimères et de fraudes, tu as enfin compris l'impossibilité de continuer à manipuler le futur. Refusant désormais de subir en silence, tu te dresses, intrépide, face aux tempêtes à venir. C’est en cet instant que je retrouve l'éclat de la femme dont je suis épris. Peu importe si nos destins semblent écrits, si nous ne sommes que les pantins d'une trajectoire prédéfinie — une idée à laquelle j'étais jadis résigné.   Ta détermination te mène à l'abri de tes réflexions, dans ce sanctuaire de calme et de sérénité qui t'a si souvent apaisée. Telle une sculpture minutieusement façonnée au fil des jours, tu prends enfin la décision qui devient inévitable — celle que, dans l'ombre, j’attendais avec une patience feutrée. L'heure propice que j'ai baptisée avec un certain recueillement : mon instant de vérité.   J'ai découvert que la véritable force n'est pas seulement physique. Elle réside dans la capacité à comprendre les autres, à percevoir et décrypter leurs désirs cachés. Il faut beaucoup de patience et un contrôle de soi pour trouver cette faille chez l’autre. Cela peut être un désir, une phobie, l'objet de son amour, un secret inavouable, une culpabilité... Pour quelqu'un comme toi, cette brèche est bien plus difficile à trouver, mais tout le monde a un talon d'Achille. Connaître les secrets inavouables de quelqu'un signifie pouvoir le manipuler, le doubler ou même le saboter. Et je suis doué, vraiment très doué. Très jeune, j'ai compris que même nos amis peuvent devenir nos ennemis et qu'il vaut mieux avoir une longueur d'avance.   C’est tellement mystérieux l’Amour. Un mot n'est qu'un mot, juste un mot. Un ensemble d'adjectifs défilent dans ta tête, aucun ne reflétant réellement ce que tu éprouves. Trahie à nouveau, tu te promets que cette fois-ci est la dernière. Je te vois assise sur ce banc, dos aux arbres blanchis, ta tristesse t'engloutissant à chaque battement de cœur. Tu dissimules ton chagrin arborant un masque impassible. Tu t’imagines sûrement que personne ne le remarquerait. Mais je te connais, je peux voir à travers ton jeu. Je te regarde écrire frénétiquement dans ton journal, déchirer une ébauche après l'autre de cette lettre que tu ne sais comment adresser.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas…   Un frisson te parcourt le dos alors que tu perçois une comptine étrange, s'enfonçant avec insistance dans l'atmosphère autour de toi. Tu fermes brusquement ton journal, laissant s'échapper une feuille vierge qui tombe sur le sol. Je la ramasse discrètement, la gardant pour le moment où elle me sera utile. Tu sais manier les mots, ma douce. Après avoir lu la lettre, je me demande quel genre de folie, tu comptes faire. Dans les profondeurs de ton sac, tu échanges ton journal – l’un des rares cadeaux utiles qu’il t’aura faits, pour un appareil photo. Tout en soupirant bruyamment, tu te redresses, déterminée à percer mon mystère. Cette chanson douce qui, pourtant, semble être une mise en garde. Je trouvais bien plus amusant de rajouter des éclats de rire d’enfants.   Si le loup y était   Il nous mangerait…   En toute insouciance, tu continues ton chemin, ne t’arrêtant que pour saisir quelques photos. L’une de tes nouvelles passions consiste à capturer des instants. À tes yeux, une image bien prise ne saurait mentir, au contraire. Tu as toujours aimé capturer les moments, comme s'ils révélaient des secrets autrefois bien cachés. Il t’a offert cet objet sans réaliser l’impact qu’il aurait sur vous. Je t’ai toutefois prévenu ma belle. Certaines choses doivent rester enfouies. Comme cette photo d'eux dans un moment intime qui fut la goutte qui a fait déborder le vase.   Promenons-nous dans les bois...   (Je guette le moindre de tes faits et gestes mon amour)   Tu ne m’entends pas évidemment. En bon petit Chaperon Rouge, tu ne te rends pas compte du danger et nous continuons chacun notre chemin. Tu es triste et tourmentée. Je suis tendu et empli d’adrénaline. Le chasseur et sa proie. Je suis à l’affût du moindre changement d’air, des vols d’oiseaux ou encore, du bruissement des feuillages. Tu pourrais une fois encore changer d’avis et t’en retourner les rejoindre. Chose qui me contrariait beaucoup, car, aujourd’hui, nous sommes dans l’une des rares fois où je n’ai aucun contrôle sur la situation. J’aperçois la rivière, aussi calme et lisse que peut l’être un cours d’eau en ce début d’hiver. Et nous continuons sur le chemin. Je suis suffisamment proche pour entendre les clics du capteur de merveilles et toi, les craquements des brindilles restantes, cachées sous la neige, qui annonce une présence.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas…   (Je suis là, devant toi.)   Soudainement, je suis devant toi et ton regard s'élargit manifestement choquée. Tu n'as pas anticipé cette rencontre, et les révélations subséquentes bouleversent tant ta compréhension de la situation que ton sens de l'identité. Tu as une stature moyenne, des cheveux bouclés taillés en un court carré qui encadre avec éloquence ton visage, et une teinte rousse qui, à mon sens, sublime ta peau claire, tes lèvres légèrement rosées et tes yeux en amande qui portent la couleur changeante de la noisette. Cependant, ces détails sont ineptes – un embellissement frivole à notre récit.   Le silence nous enveloppe un moment, seuls les battements irréguliers de ton cœur troublé brisent la quiétude de cette scène suspendue dans l'instant.   Promenons-nous dans les bois   Pendant que le loup n’y est pas.   Si le loup y était.   Il nous mangerait.   (Il est trop tard.)   Pardonne mon approche, Hailey, mais il est impératif que tu me suives sans tumulte. Rapidement, tu t'évanouis. Ta chute est souple, tes cheveux éparpillés sur l'épaule improvisée que je te fais, tandis que je récupère ton sac tombé avec une célérité perturbée – soucieux de chaque fragment de toi.   La nuit engloutit nos silhouettes dans son opaque étreinte alors que je te transporte à travers l'enceinte du bois, où les flocons de neige commencent à danser avec lenteur, dissimulant nos traces, les transformant en mémoire floue de notre passage. Là où nous allons, personne n'a besoin de te retrouver.   La chanson se dissipe dans l'air frigorifié, l'écho d'un ancien mystère qui reste entre les mains prudentes du destin.   C'est tellement mystérieux, l'amour. Le lendemain, tu te réveilles en sursaut, une sensation d'effroi parcourant ton corps. Ton dernier souvenir te ramène à cette forêt, avec les arbres blanchis encerclant ton chemin. Ta vision tourne légèrement, et un vertige désagréable t'envahit lorsque tu te lèves. La vision d'une robe légère en remplacement de tes vêtements te surprend. Tu te sens perdue et confuse, cherchant frénétiquement des indices pour nier cette étrange réalité, clignant des yeux à plusieurs reprises dans l'espoir de te réveiller chez toi ou aux côtés de Matthew. Malheureusement, aucune issue ne se présente, plongeant ton esprit dans une inquiétude grandissante.   J’observe tes réactions depuis la caméra fixée au plafond. Je connais ta réticence à la nouveauté, d'où cet endroit. J'ai mis quelques années pour le peaufiner, j'espère qu'il sera à la hauteur de tes attentes. N'abîme pas trop tes cordes vocales, princesse, ce sous-sol est complètement insonorisé. Tu observes le plafond pour narguer la caméra et son faisceau rouge, signalant sa mise en marche. Tu lèves ton majeur en signe de défi, mais c'est une tentative pitoyable pour te rassurer.   — C’est quoi ces conneries ?   Je sais ce que tu te dis : « c’est sans doute une mauvaise blague, on va venir m’ouvrir d'ici à un moment... ». Navré ma puce. Personne ne viendra jusqu’ici. Jamais. Tu t’en apercevras bien assez tôt. Tes paroles réconfortantes sont vaines. Toujours étourdie, ta tentative de te relever se solde par une chute douce, et tu finis par t'asseoir, massant tes chevilles avec hésitation.   — Qu'est-ce que c'est que cette chaîne, putain ? J’ai l’air d’un clebs ou quoi ?   La rage s'empare de ta voix tremblante tandis que tu inspectes avec incrédulité la lourde chaîne cliquetant sinistrement autour de ta cheville. Tu es toujours aussi amusante, mon ange. Là où d'autres se seraient horrifiés et auraient du mal à garder leur calme, tu prends ça d'une manière bien trop légère, ce qui me surprend d'autant plus. Finalement, tu te redresses avec détermination et commences à explorer la pièce, cherchant en vain ton sac, objet auquel tu tiens beaucoup.   Tu sais, on en apprend beaucoup d'une personne en examinant son contenu ? J’ai pu m’en apercevoir à plusieurs reprises.   Au fond s’y trouvent les choses les plus importantes, celles qui n’en sortent jamais ou très rarement. Des objets que tu qualifies de vitaux, à tort. Ton appareil photo, ton cahier d’écrits et tes stylos favoris. Je n’ai connu personne d’autre que toi avec cette capacité. Avoir des stylos préférés, c’est saugrenu ! Mais cela te ressemble bien, princesse. Viennent ensuite les objets de la vie courante, ceux qui te définissent aux yeux du monde : ton portefeuille désespérément vide, ta carte d’identité et tes clefs. J’ai pris soin de jeter la lettre de l’abruti en plus de tes photos, ne t’en fais pas.   Tu continues ton inspection, mais tu ne vois rien. Cet endroit est sombre et humide. Assez grand pour contenir une petite table avec une rame de papier et tes stylos favoris, ainsi qu'une chaise bancale. Tu m’excuseras, mais c’est ce qui se passe quand tu fixes du bois dans un sol de béton. Tu as sans doute remarqué que tu étais sur un lit des plus confortables. Le sommeil est une chose importante, c'est pour cela que j'ai choisi de t'offrir ce matelas Bultex coûteux, celui-là même que tu convoitais lors de notre dernière visite en magasin.   Il n’y a aucune fenêtre, tu n’en auras pas besoin. Le peu de lumière filtre par cette énorme porte en bois, qui, tu l'apprendras bien assez tôt si tu restes sage. Elle cache un couloir muni d'une pièce contenant une petite douche, à laquelle tu n'as bien évidemment pas accès, suivie d'une vraie porte. Les murs de la pièce semblent être faits de briques. Souviens-toi, j’hésitais entre deux modèles : la plaquette de parement pierre naturelle multicolore élégance et celle en pierre naturelle beige/grise élégance. Tu trouvais la première plus amusante, originale. Je présume qu’elle te plait autant que ce jour-là, à Leroy Merlin. Qu’il te rappellera notre crise de rire interminable pour une raison des plus minables ! Amanda et ses manies. Elle ne nous gênera plus, sois-en sûre.   Au fond se trouve le vieil escalier rongé par le temps que j’ai récupéré l’air de rien au Café. Ils comptaient le brûler, tu sais. Prenant appuie sur le mur de pierre, tu montes lentement les marches et, arrivée en haut, tu cherches en vain la poignée. Désolé mon Amour, cette maudite porte, comme tu le hurles, est fermée de l’extérieur. Tu n’es pas suffisamment sage. Regarde-toi. Tu manques de force et pourtant, tu te mets à gémir sans raison. Bon peut-être pas sans raison : de ton point de vue, tu es enfermée, on ne sait trop où une prisonnière probablement perdue au milieu de nulle part et loin de toute civilisation. Ce n’est pas tout à fait juste ma chérie. Et baisse d’un ton, tu me donnes mal à la tête. Je répondrai à tes questions au moment que je jugerai opportun. Où est donc passé ton détachement, l’impassibilité qui t’animait tout à l’heure ?   Je m’agace lorsque tu commences à hurler de frustration et à gémir bruyamment. Arrête de gueuler comme une truie putain de bordel de merde ! Regarde ce que tu me fais faire ! Un bruit sec retentit dans la pièce lorsque ma main heurte brusquement la table. Le résultat ne se fait pas attendre : ma tasse préférée bascule et s'écrase violemment, laissant s'échapper un fracas de débris. Tu vas payer pour ça et ce ne sont pas ces horribles cris d’incompréhension colérique qui t’aideront, sache-le. Calme-toi, tu frises l’hystérie. Ce n’est que moi, ton âme sœur.   Tu te recroquevilles sur toi-même, au plus loin sur le lit même si cela te blesse un peu plus le pied enchaîné. Tu n’as plus rien de différent de toutes ces autres petites putes finalement. Tu es maintenant terrorisée. La gorge nouée, tu penses certainement que tu vas suffoquer. Respire mon Amour. Voilà comme ça. Prends une grande goulée d’air et inspire profondément. Puis expire le plus calmement que tu puisses et recommence. Des larmes se mettent à couler le long de tes petites joues et des sanglots s’échappent. Mon joli petit hamster bouffi. Tu tentes de les contrôler, tu ne veux pas abandonner la partie, mais tu ne comprends pas l’inutilité de ta réflexion. Je reste indécis. Dois-je venir t’aider à contrôler les tremblements qui te prennent alors que cette vision de toi m’excite d’autant plus que je te connais ? Tu seras difficile à briser, ma bouleversante amie.        

Chapitre 2 :
Le Loup et le Chaperon Rouge

de l'histoire
Enquête
par Shoups69
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