The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
847714 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



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Chapitre 1 : Sève Ignée

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1 suite
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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Je fus tirée de mes pensées par des rires qui fusèrent et dévalèrent la plage jusqu’à se perdre dans l’écume. Deux enfants partiellement dévêtus s’étaient écriés et jetés à l’eau. Je sentis ma joue frémir, étourdie d’un sourire - cette trace sur mon visage, je l’avais enfouie si loin, sous les cartons, sous le plancher, enfouie dans la terre. Je nous ai vu courir le long de la plage, portés par le vent jusqu’à la mer.Les deux enfants restaient en commissure des lèvres marines. Ils surveillaient la montée des vagues, les encourageaient puis, hilares, martelaient du pied la ligne d’arrivée. Je me levai, fascinée et incrédule. Nous jouions au même jeu, t’en souviens-tu ? Je m’approchai moi aussi du bord de mer, un peu à distance des enfants. Pourquoi étaient-ils seuls sur la plage ? Mais j’y pense, nous venions seuls nous aussi. C’était une autre époque, on ne craignait rien. Aujourd’hui je ne sais pas, je ne serais pas confiante, ils sont si jeunes. Et puis, l’un d’eux pourrait se jeter d’excitation dans les eaux, perdre pied et périr. Je les regardai du coin de l’œil, rassérénée par leurs cris de joie tout autant que soucieuse. Peut-être que leur famille habite une maison qui donne sur la plage, comme la mienne… En ce cas, seraient-ils mes voisins ?Je m’approchai davantage afin de mieux pouvoir les reconnaître si je venais à les croiser dans la rue. La fille s’était finalement assise sur le sable tandis que le garçon continuait à soulever des brassées d’eau, pour l’apparent plaisir de les porter à la lumière. Elle ne riait plus et semblait s’être lassée de ce jeu. Elle lui lança : « Antoine, viens on rentre ! »Mon sang se figea. Antoine…Le garçon se retourna et croisa mon regard stupéfait.Ce sourire… Se pourrait-il que ?

Chapitre 3 :
Rires salins

de l'histoire
Le vent sur la peau
par Νάουσα
Début Écriture Collaboratif

Après mon père et ma mère, et ma demi-sœur avant qu'elle ne parte en exil caché, Grande-tante était la personne de la famille pour qui j'avais la plus grande estime et affection.   Petite sœur de mon grand-père paternel, Baron de Soulogne, elle avait jouit d'un mariage prestigieux auprès du cadet de la Maison d'Orélsan, ce qui l'avait conduit à quitter la Soulogne assez jeune pour se retrouver à Orélsan ou à la capitale. Son premier mari mort d'un infection pulmonaire, elle avait de nouveau trouvé les ressources pour accéder à un nouveau mariage au dessus de sa condition. Son second mari, Monsieur Le Teiller, avait en effet été conseiller d’État avant de devenir secrétaire d’État de la Guerre de l'ancien Roi, un des proches de l'homme de l'ombre de l'ancien Roi, marquis de Barbézieux, et un fervent soutien du nouveau Roi lors de la fronde. Ce qui lui avait valu une gorge tranchée. Et un second veuvage pour Grande-tante.   Malgré son statut, elle se plaisait à revenir nous voir régulièrement en Soulogne, qu'elle ne rejetait pas comme un obscur petit bout de terres maintenant qu'elle œuvrait dans les plus hautes sphères du royaume. Elle ne put avoir d'enfants, et elle se prit d'affection pour ma demi-sœur et moi-même en tant que seuls petits-enfants restant de la famille de Pont-Sainte-Croix. Les manières dont elle faisait montre n'étaient que superficielles, pour s'inscrire dans le milieux dans lequel elle évoluait maintenant. Mais dans le fond, on ne trouvait pas en elle la morgue et l'orgueil de la haute noblesse sur le reste de la population du royaume.   Pour une campagnarde, elle s'était très facilement adaptée à la vie citadine de la capitale, et aux manières très codées, aux mondanités exubérantes et aux commérages de salon de la haute société.   -Alors mon enfaaaaant, as-tu développé un mal de la viiiiille ? me demanda-t-elle en souriant alors que nous nous étions assise dans son boudoir, après avoir quitté la cour et emporté une lettre cachetée que ma demi-sœur lui avait adressée.   -Je suis déjà allé accompagner Père à Orélsan et à Bois, mais... Ce ne semblent n'être que de petites bourgades comparées à la capitale ! Il y avait certes la chaleur et la fatigue du voyage, mais cette foule ! Jamais je n'avais vu autant de monde à la fois, et dans un si petit espace...   -Crois-moi, ma petite Anne... Elle se pencha vers moi et chuchota : « Anne, la vrai, même si je trouve désobligeant de dire cela, m'a averti avant que tu n'arrives, de ton changement d'identité. Même si je me rappelle bien plus de toi en tant qu'Anne qu'Anne elle-même ! Quoiqu'il en soit, je te donnerais du Anne pour toute cette année que tu passeras ici. »   Elle se redressa et repris une voix normale : « ...il ne doit y avoir beaucoup de viiilles sur Terre qui ne soit aussi dense et peuplééé qu'ici. Mais tu t'habitueras viiite, je le sais. Et tu ne devraiiis, je l'espère, jamaiiis trop traîner dans les quartiers sud, très peuplééés, grouillants et dangereux par lesquelles vous êtes rentrééés pour venir ici.   -Et cette odeur... Comment faites-vous pour supporter cela ?   -Ihihih, mais mon enfaaant, ce sera comme pour les gens. Et l’exiguïtééé. Et la promiscuitééé. Et le bruiiit. Et l'absence d'arbres. Avec le temps, tu t'habiiitueras. Et tu feras connaissance de tout le reste, que tu ne peux trouver qu'iiici. Tout ce qui donne le piquant de la viiie !   -Je l'espère, Grande-tante. Je l'espère...   -Mais siii, je le sais. Une fois que tu auras pris le goût et le pouls de la ville, je sens que nous allons bieeen nous amuseeer toutes les deux ! Et d'ailleurs, nous allons commencer pas plus tard que ce soiiir : nous sommes invitées pour une modeste soirée chez une de mes graaandes amies, Madame la marquise Blanche de Drouot. Va donc te reposer un peu dans ta chaaambre pour te remettre de ton voyage, et tu te prépareras par la suite. Je t'ai déjààà fait sortir une robe, dont j'espèèère un bon retour des invités. Tu pourras demander à tes gens de t'aider pour t'habiller. Nous partirons sous les coups de dix heures. Et maintenant, je te prie de m'excuser, mais j'ai à revoiiir une bonne vieille amiiie !   Je me levai et quittai la pièce pour laisser rentrer une Marthe souriante.     Une modeste soirée. Peut-être était-ce « ce que je ne pouvais trouver qu'ici, le piquant de la vie ». Le grand salon de l'hôtel particulier de Madame la marquise était grand. Et il était bondé. Je ne sus dire combien de personnes pouvaient se trouver ici, en même temps, dans ce même lieux.   La robe mise à disposition par Grande-tante aurait déjà pu me mettre la puce à l'oreille : une robe rouge en soie, une matière si douce au touché mais si fragile qu'elle interdisait l'usage du corset. La robe mettait donc en valeur ma fine silhouette et proposait alentour, grâce à deux fines bretelles qui lui permettaient de tenir et un décolleté, une vue sur mes épaules nues et une plongée impudique sur mes seins. Pas de froufrous ou de bijoux incrustés. Pas besoin, m'avait glissé Grande-tante, avant de me demander de prendre une petite coiffe et un chaud veston pour le voyage en calèche.   Je n'avais jamais vu un tel vêtement exister, ni même pensé que cela pût exister. Et encore moins pensé que l'on pu le porter, étant donné le style vestimentaire à la mode et toute les robes qui s'offraient à ma vue. De la même manière que je n'aurais jamais cru possible assister un jour à une soirée en compagnie d'une telle quantité d'hommes et de femmes de haute naissance ou issus de la haute bourgeoisie. Une modeste soirée.   Tandis que je restais bouche bée, à l'entrée de la pièce, devant ce qui s'offrait à mes yeux, et que certains regards se tournaient dans ma direction, ma grande-tante me prit par le bras et m’entraîna vers un groupe de quatre personnes.   -Aaaaaah, madaaaame et monsieur le Comte de Clairmont, madame et monsieur Serbiiien, laissez moi vous présenter ma petite-nièce, Aaanne de Pont-Sainte-Croix, baronne de Soulogne !   Les deux couples se tournèrent dans notre direction en souriant, inclinant légèrement la tête. L'homme le plus joufflu, crâne légèrement dégarni et avec une couronne de cheveux blancs, répondit :   -Ah ma chère, nous nous demandions à quelle moment vous feriez votre apparition lors de cette soirée. Vous ne vous êtes que trop faite attendre !   Le deuxième homme, plus jeune, arborant une fine moustache et de longs cheveux bruns tombant dru de part et d'autre de son visage, compléta, avec un accent prononcé que je ne sus définir :   -Cependant, je pense pouvoir dire, enlevant les mots de la bouche de mon ami Jacques ici présent, que votre retard est excusé par la présence de votre sublime petite nièce !   Les deux hommes gloussèrent, tandis que leurs femme les regardaient d'un œil sombre. La femme de Jacques, l'homme joufflu, se tourna vers moi, persiflant :   -Baronne si jeune... et ainsi vêtue ? Moi qui pensais que les baronnies n'étaient là que pour apporter la plus grande part du sang noble dans nos vaillantes armées. Je crois que vous ne seriez que d'une piètre aide sur le champ de bataille, dans cette tenue !   -Que nenni, chère Mathilde, rétorqua ironiquement l'homme à l'accent prononcé. « Notre chère Anne éblouirait la soldatesque ennemie, les faisant tourner casaque à sa seule vue ! »   -Tout comme vous seriez prêt à me tourner casaque de votre côté, mon cher époux ? rétorqua froidement sa femme, une jolie et grande femme blonde aux yeux bleus sans fard ni maquillage, ce qui tranchait avec la trop pomponnée Mathilde.   -Diantre non, chère Ingrid, fleur de mon cœur, éclat de mes rêves, que ne sais-je tout ce que je vous dois !   -Ne serais-ce votre tiiitre, mon cher Enguerraaand ? glissa malicieusement Grande-tante.   Les cinq autres gloussèrent. Ingrid se tourna vers moi : « Je m'excuse pour le manque d'éducation de mon époux, que j'ai du mal a encore tenir en laisse. Néanmoins, je crois comprendre que nous nous trouvons toutes les deux, ou tout du moins tous les trois avec mon époux, dans un cas similaire : j'imagine aisément que vous vous retrouvez dépositaire d'un titre gagné fortuitement et précocement suite aux événements tragiques d'il y a deux ans.   -Effectivement, madame la comtesse. Feu mon père était baron de Soulogne, et en l'absence d'un frère ou d'un époux, j'ai récupéré la lourde tâche de représenter et administrer notre domaine.   -Si jeune, si désirable, et toujours sans époux ? Je pense que vous pourrez aisément, si vous le souhaitez, faire une croix sur la tranquillité de votre célibat à l'issue de l'année à venir. Et, très chère Anne, savez-vous que même la présence d'un époux à vos côtés ne vous ôte pas toutes responsabilité quant aux décisions à prendre pour vos terres. Bien au contraire ! Je me targue de ne pas laissé intervenir mon cher époux dans les charges décisionnelles qui incombent à notre titre. Quelle folie cela serait, de laisser un tel sieur sans manières commander !   -Caçari lo loups qui intra dins l'ostal, lui répondit Enguerrand en souriant.   Ingrid lui donna une petite pousse dans l'épaule.   -Vous savez très bien, mon cher, que je ne goûte vous entendre parler dans ce dialecte du fin fond de nos terres civilisées.   -Je ne le sais que trop bien, ma chère Ingrid. Tout comme je sais comment vous dirigez votre domaine, et moi-même, d'une main de fer. Et, si vous ne goûtez mon dialecte et ne me reconnaissez que peu de mérites, au moins y a-t-il un endroit dans lequel vous goûtez de ma personne.   Grande-tante glissa, malicieusement : « Ne serait-ce dans la chambre conjugaaale ? »   Le groupe gloussa.   Mathilde se tourna vers ma grande-tante : -En vous attendant, nous étions en train de converser à propos de... Un coup d’œil dans ma direction. -... savez-vous... Grande-tante me prit par le bras : -Ma petiiite Anne, veux-tu bien nous laisser discuter tranquillement ? Tu trouveraaas bien assez de divertissements à cette soirééé !   Saluant le groupe, je pris congés. Un valet, portant un plateau rempli de verres fins et allongés, se porta à mon encontre : -Une flûte de vin de Compagne, gente dame ? -Je vous remercie, mon brave, répondis-je en prenant un verre. Le liquide était jaune translucide, et semblait mousser sous l'effet d'une myriade de fines bulles remontant vers la surface. Le goût légèrement sucré était néanmoins caché par l'acidité piquante des bulles qui explosaient sur ma langue. Et je sentis après coup l'effet de l'alcool, qui accentua l'explosion de couleurs, dû à l’assemblage de robes et jaquettes multicolores des convives, qui dandinaient devant mes yeux.   Un murmure suffisamment fort émergea du brouhaha ambiant, sur ma droite. Tournant la tête, je vis une masse de convives entourant ce qui semblait être une table. Je m'approchais prudemment, mon verre à la main, esquivant des groupes de personnes qui jetaient de temps en temps de rapides coup d’œil dans ma direction. Tentant de trouver une brèche dans le mur de convive qui se tenait devant moi, je finis par trouver un petit espace en me glissant entre les froufrous d'une robe blanche et une jaquette mauve. La jaquette mauve se tourna vers moi et me laissa un peu de place, tandis qu'un nouveau murmure montait de la table : -Venez-vous voir cette partie endiablée, belle enfant ?   Une douzaine de personnes était assises autour d'une table, chacune avec un tas de jeton devant elle. Les tas étaient de tailles disparates, signe de fortunes, personnelles ou au jeu, diverses. Un grand et bel homme, vêtu d'une veste militaire brodée de quelques médailles, tira une carte de la pile devant lui. Un As de trèfle, qu'il plaça devant le joueur à sa gauche. Tout le monde, public comme joueurs, regarda les cartes face visibles sur la table, puis le joueur venant de recevoir sa carte mit un tas de jetons dessus. Je remarquais alors qu'en dehors du militaire, chacun avait une carte face visible avec un tas de jeton dessus, en dehors d'un joueur ayant trois cartes semi empilées, quatre de pique, de cœur et de trèfle, avec un tas de jeton trois fois plus gros dessus. Il ne restait plus que le miliaire sans carte. Jaquette mauve se pencha vers moi : -Pensez-vous que le banquier va quadrupler, belle enfant ? Le militaire posa la main sur le tas de carte, suspendant son geste. Il regarda les autres joueurs dans les yeux. La tension semblait palpable. Puis il jeta un coup d’œil au public. Et accrocha les miens. Son sourire s'élargit, et il me fit un clin d’œil. Jaquette mauve, qui semblait tressaillir d'impatience : -Je parierai bien dessus. Ce gentilhomme a une chance du démon depuis le début de la partie. Ne me quittant pas des yeux, le militaire tira la carte qu'il posa devant lui. Un « oh » général monta de l'assemblé autour de la table. Un des joueurs pesta. Quatre de carreaux. Celui que jaquette mauve venait d’appeler le banquier ramassa le tas de trois quartres qu'il empila sous son quatre. Il récupéra tous les tas de jeton présents sur les cartes présentes devant chaque autre joueur, et vint augmenter son propre tas de jetons déjà plus imposant que les autres. Puis il repris alors l'ensemble des cartes sur la table et se mit à mélanger. Un des autres joueurs en bout de table, le visage posé dans ses mains, avec un maigre tas de jeton devant lui, souffla que cela serait la dernière pour lui. Je me tournai vers jaquette mauve : -Mais, monsieur, qu'est-ce que tout ceci ? Jaquette mauve, un homme sec, avec une grande perruque blanche et la face toute poudrée, me regarda surpris et souriant. -Mais, belle enfant, serait-ce la première-fois que vous voyez le jeu du Lansquenet ? -Je... je suis nouvelle en ville, et vient d'un domaine où ce genre de soirée... comment dire... -N'existe pas. Je vois bien que vous ne semblez pas totalement vous fondre dans le paysage. Bien trop voyante, à ce que je peux maintenant voir, me fit-il avec un clin d’œil après m'avoir détaillé des pieds à la tête. « Ne vous en faite pas, gente dame, je pense savoir pourquoi vous vous trouvez à la capitale, et je pense que vous vous fondrez, avec le temps, dans la masse. En attendant, laissez-moi vous expliquer les règles du Lansque... On m'attrapa et me tira brusquement par l'épaule, m'éloignant de jaquette mauve et de la table. Me retournant, je fis fasse à mon agresseur. Mon agresseuse. Une grande femme châtain, fortement bâtie, habillée d'une robe en chouquette bleu azur qui tranchait elle aussi dans la masse des autres robes de la soirée, se trouvait, regard acéré, attitude agressive, devant moi. D'une voie glaciale suffisamment faible pour que cela reste entre nous, elle grinça : -Que faites-vous là ! -Je... je voulais regarder ce qu'il se jouait ici. -Ne joue pas à la minorée avec moi. J'étais là la première, ceci est chasse gardée ! -Je ne comprends pas. -Ze ne comprends pas, ze ne comprends pas. Ne joue pas à la petite fille craintive et apeurée, je t'ai vu te placer devant Monsieur le Duc pour te faire voir. Je sais que tu n'es qu'une courtisane pouilleuse qui cherche une proie à cette soirée. Avec toutes les vieilles momies qui nous entourent et te reluquent, tu n'as que l'embarras du choix. Mais pas touche au Duc, il est à moi. Elle se retourna brusquement et me laissa seule, pantoise, sans que je ne puisse rien rétorquer. Quelle horrible femme. Me prendre pour une simple courtisane. Comme si je n'étais là que pour ça. Reprenant mes esprit, je revins vers la table de jeu et jaquette mauve. -Ah, vous revoilà, belle enfant. Le jeu semblait avoir repris sur la table. -Voulez-vous que je vous explique les règles. Une courtisane ! -Vous seriez bien aimable, mon bon monsieur. Même si, levant de nouveau les yeux vers le bel homme, je la comprenais. Pourquoi ne pas lier l'utile à l'agréable ? Et... un titre de Duc... ce n'était pas chose courante, en ce royaume !   Pendant que Jaquette mauve m'expliquait des règles qui me sortaient directement de la tête, je ne lâchais pas le Duc des yeux, le voyant s'extraire de temps en temps de sa partie pour regarder le public, me trouver des yeux et me sourire.   -Même s'il n'a taillé que six fois sur cette manche, le banquier a bien réussi sa soirée. Et dire qu'il a gardé son rôle toute la partie! Jaquette mauve semblait extatique sur le jeu du beau militaire. La partie venait de se terminer, le coupeur dépité qui avait déclaré son dernier tour à la manche précédente ayant été pris le premier sur celle-ci. Tandis que les joueurs se levaient, des valets venaient récupérer les jetons sur la table et remettre des lettres d'intention et bons de paiements aux joueurs sortants, d'autres joueurs venaient prendre la relève, et le reste du public alentour papillonnait.   A travers le mur de convive, je vis le Duc me faire un clin d’œil et ce qu'il me semblait être un geste de le suivre. Tournant la tête, j’entraperçus le regard glaciale, pointé sur moi, de la chouquette bleu azur. Qu'elle aille au diable, me dis-je, en rentrant dans le mur de convive à la poursuite du Duc.

Chapitre 2 :
Grande-tante

de l'histoire
Le Grand Bal du Roi
par Wargen

Leto découvrit une pièce inconnue dont l'architecture saisissante lui coupait le souffle. Les arches élégantes se rejoignaient pour former un plafond orné de motifs complexes, tandis que d'imposantes colonnes soutenaient l'ensemble avec majesté. L'air, lourd et moite, enveloppait Leto, le faisant transpirer aussitôt. Comment était-il arrivé là ? Il comprit alors ce qu'avait signifié « Leto peut intégrer l'institut dès à présent », il venait d'être téléporté. Les murs étaient couverts de sculptures grotesques, à l'image de créatures rampantes enchevêtrées autour des piliers. Des ombres sinistres naissaient dans les recoins, laissant croire à la présence d'êtres invisibles. Soudain, une porte coulissante s'ouvrit sur un homme. Sa silhouette élancée se découpait dans la lumière diffuse provenant de l'extérieur. Le visage marqué par les années, les traits creusés par une vie de labeur intellectuel, il arborait des yeux perçants et brillants, témoins d'une intelligence hors du commun. - Bienvenue à l'institut, dit-il d'une voix sèche et monocorde. Vous êtes Leto, n'est-ce pas ? Leto hésita un instant, puis acquiesça d'un léger mouvement de tête. L'homme esquissa un sourire en coin et poursuivit : - Ici, vous trouverez tout ce que vous cherchez. L'institut compte des milliers de salles de cours, des bibliothèques renfermant des millions d'ouvrages et des laboratoires dotés des technologies les plus avancées.L'homme s'avança dans le couloir d'où il était arrivé, invitant Leto à le suivre d'un geste de la main. Le sol est recouvert d'un carrelage aux motifs complexes et les luminaires diffusent une lumière tamisée, créant une atmosphère feutrée. Mais des détails difformes apparaissaient çà et là, donnant une teinte étrange à l'ensemble. Leto sentit un peu de peur au fond de lui, et il accéléra pour se mettre à niveau de son mystérieux accueillant. Intrigué, Leto demanda : - Et qui êtes-vous ? Vous me rappelez quelqu'un, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Le sourire de l'homme se dessina dans le couloir semi-obscur. - Je suis celui qui vous guidera dans votre quête de connaissance, répondit-il sans répondre. Mais n'avez-vous pas de question plus intéressante, Leto ? Leto fut déstabilisé un instant, puis la curiosité l'envahit. Il posa une série de questions : - Quel est le but de cet institut ? Comment fonctionne-t-il ? Qui sont les autres étudiants ? L'homme sourit légèrement avant de répondre : « Les critères de sélection sont variés et prennent en compte les aptitudes intellectuelles, la curiosité, l'ouverture d'esprit et le désir d'apprendre. Chaque étudiant est unique, mais tous partagent une soif de connaissance insatiable. L'homme s'arrêta devant une nouvelle porte. - Maintenant, j'ai quelqu'un à te présenter. Son visage devrait encore plus te sembler familier que le mien.

Chapitre 4 :
L'institut

de l'histoire
Que la bataille commence
par Bat.Jacl

          Le choix est vite fait : vous détestez ces bois. Non pas que vous y ayez déjà posé les pieds, mais les histoires à leur sujet étaient bien suffisantes pour vous faire trembler comme une feuille. De plus, il était bien connu que la vision des chats leur permettait de voir ce que l'œil humain ne pouvait percevoir. Comme les esprits et les fantômes, par exemple. Et vous n'avez absolument pas envie de vous réveiller en pleine nuit et de trouver Crachat en train de fixer le vide, cela suffirait à vous faire tourner les talons.           Ne restait donc que le Désert des Murmures. Vous ouvrez votre bourse pour en examiner le contenu et grimacez. C'était peu. Sachant qu'il vous fallait un moyen de vous abreuver et de vous protéger des températures, ces jolies pièces sonnantes et trébuchantes allaient vite disparaître. Tout en vous dirigeant vers la meilleure boutique du quartier magique avec Crachat coincé sous le bras, toujours aussi aimable, vous vous lancez dans un tas de calculs et de prévisions pour essayer d'organiser et d'optimiser votre voyage à travers l'étendue de sable. Si vous aviez plus d'argent, vous pourriez même louer un dromadaire ou un chacal de monte, ce qui vous faciliterait énormément la tâche.           Au moment où vous vous arrêtez devant le magasin, une explosion le secoue, secouant le panneau à l'entrée dont l'une des chaînes lâcha. Le panneau se balança quelques instants à la verticale tandis que les lettres dessus clignotaient dans un triste effort avant de s'éteindre, comme épuisées. Sans ces lumières, Le Bazar Fabuleux devenait presque illisible. Vous poussez la porte sans faire attention au panneau accroché dessus et dont vous connaissez déjà toutes els mises en garde et grimacez en entendant la cloche surpuissante qui émit un air aléatoire et discordant qui fit feuler Crachat.          Vous commencez à fouiner dans les rayons désorganisés en évitant au mieux tous les objets vivants et les créatures qui auraient définitivement plus leur place dans une animalerie ou un zoo, d'autres initiés en vert qui s'empressaient de faire leurs emplettes et les jeunes mages et sorciers qui se tenaient au milieu des allées pour discuter avec leurs amis. Vous sentez que trouver votre bonheur va être plus difficile que prévu.

Chapitre 4 :
Vous choisissez le désert

de l'histoire
Arcania
par Athelard
Arcania Magicienne Héroïne

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