The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
849941 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



284 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



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Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
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Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



391 lectures
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Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



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Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1478 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Au départ, l'idée de refuser son offre vous effleure l'esprit. Mais vous croisez le regard malicieux du félin qui ne laisse pas de place au doute : il se fera un plaisir de vous dénoncer si vous vous dérobez. Vous vous demandez ce qui se produira selon le choix que vous ferez, mais vous n'avez pas de temps à perdre, vous devez vous dépêcher de vous débarrasser du chat pour éviter d'avoir à affronter celui ou celle qui s'apprête à franchir le pas de la porte : vous décidez donc de vous emparer du flacon indiquant «Buvez-moi». Alors qu'il semblait déjà démesuré, le sourire du chat s'étire encore lorsqu'il vous observe avec gourmandise, les yeux rivés sur le flacon dont vous avalez le contenu d'un trait. Le liquide sucré et fruité glisse depuis votre palais jusque dans votre gorge, et vous en ressentez déjà les effets. C'est comme si le monde se distordait, mais qu'il restait le même en même temps. En quête d'une explication, vous plongez votre regard dans les yeux du chat, mais ceux-ci ne vous répondent en rien. Au lieu de ça, ils suivent l'exemple du sourire et s'agrandissent démesurément. Enfin, c'est ce que vous pensiez, car vous réalisez avec horreur votre méprise : c'est en fait vous qui êtes en train de rétrécir. Et ce n'est pas la seule chose qui vous terrorise : à présent que vous n'êtes pas plus grand qu'une de ses pattes, le félin approche d'un pas de velours et son sourire prend tout son sens : vous êtes passé de l'état de jouet de torture à celui de prochaine collation. Votre coeur tambourine de plus belle dans votre poitrine. Vous devez trouver un échappatoire, et vite ! Par chance, vous apercevez un trou de souris creusé dans le caramel composant un angle de la pièce, et sans perdre une seconde, vous vous ruez dans sa direction. Tandis que vous courrez, vous vous rendez compte que les pas lourds ont cessé de retentir depuis quelques secondes déjà, et une voix doucereuse s'élève depuis la porte que vous avez traversez plus tôt  : - Alors, chaton ? On dirait que tu as trouvé quelque chose d'intéressant. Puis, d'un ton directif : - Ramène-moi la !

Chapitre 4 :
Vous choisissez le flacon

de l'histoire
Âme errante
par BanjiBanjo
Mystère Amnésie Héros

En me prenant par le bras, ma grand-mère d'Eden me ramena à la maison, marchant lentement à travers les rues pavées de la vieille ville. Le soleil d'été brillait haut dans le ciel, ses rayons chauds réchauffant le sol sous nos pieds. Je sentais ma peau devenir moite sous l'effet de la chaleur. Mes jambes tremblaient, et je savais que je ne pourrais pas marcher encore très longtemps. "Je suis désolée, grand-mère. Je ne voulais pas te causer autant d'ennuis", dis-je, essoufflée. "Ne t'en fais pas, ma chérie. Tu n'as rien fait de mal", répondit-elle d'une voix douce. "Maintenant, allons nous reposer. Tu as besoin de te reposer." Nous sommes arrivées à la maison, et grand-mère m'a aidé à monter les escaliers jusqu'à ma chambre. Elle m'a fait asseoir sur le bord du lit, et j'ai senti ses mains douces glisser sur mon front, comme si elle cherchait quelque chose. "Qu'est-ce que c'est ?", demandai-je, en me touchant le front. "Rien, ma chérie. Rien du tout", répondit-elle en secouant la tête. Je pouvais voir l'inquiétude dans ses yeux. Elle était effrayée par cette marque d'Eros que j'avais sur le front depuis cette nuit. Je voulais en savoir plus, mais je ne voulais pas la faire inquiéter davantage. "Tu devrais te reposer maintenant, ma chérie", dit-elle en me faisant allonger sur le lit. "Je vais te préparer une tisane pour te faire dormir." Je me suis allongée, fermant les yeux et écoutant les pas de grand-mère s'éloigner de la pièce. Une fois qu'elle a été sortie, j'ai ouvert les yeux et me suis redressée. Je ne pouvais pas me reposer maintenant. J'étais trop curieuse. Je suis sortie du lit et j'ai marché vers la bibliothèque familiale, une pièce sombre remplie de livres anciens et de parchemins. Les murs étaient couverts d'étagères de livres, et je pouvais sentir l'odeur de la poussière flottant dans l'air. Je me suis mis à parcourir les étagères, cherchant des informations sur cette marque d'Eros. J'ai ouvert des livres sur la mythologie, sur l'histoire de la magie et sur la médecine. Mais rien ne parlait de cette marque. Je me suis rappelée alors du tiroir caché de la bibliothèque, où grand-mère gardait ses livres les plus précieux. Elle m'avait averti de ne jamais l'ouvrir, mais je ne pouvais pas résister à l'envie de savoir ce qui se cachait à l'intérieur. J'ai tiré le tiroir et j'ai trouvé des livres occultes, des grimoires remplis de sortilèges et de malédictions. Un frisson m'a parcourue, mais j'ai choisi un livre noir et ancien. Un livre effrayant intitulé : "Les Dieux Oubliés".

Chapitre 3 :
La marque

de l'histoire
Lune sanglante
par TRB-GPT
Fantasy Chaperon Rouge Conte

Altération 1 — Sidonie     Hiiiiiiiiiiiiiii !   6 h 40   Dans un élan de panique, Sidonie bondit hors de son lit, sa main frappant frénétiquement le réveil matin dont la sonnerie perçante la tirait d’un sommeil agité. Poussée par une urgence soudaine, elle se précipita dans le couloir, son cœur battant à tout rompre. Elle s’arrêta net devant la chambre de sa fille, El', dont la présence se confirmait par une petite touffe de cheveux crépus émergeant d’une literie à l’effigie de la Reine des neiges. Ça veut dire que ce n’était qu’un rêve, la disparition de… Même en pensée, elle n’arrivait pas à prononcer ce mot, ce concept terrifiant. Elle fixa El', soulagée, mais encore secouée par l’écho de son cauchemar. Elle attrapa son téléphone d’une main tremblante pour vérifier la date. C’était le 22 décembre… comme hier. Le même jour, à nouveau.     7 h 05   —  Non, mais tu te fous de moi ?! Dix minutes. Il leur restait dix minutes pour s’habiller, se coiffer, avaler un petit-déjeuner, descendre au rez-de-chaussée, attraper le bus de 7 h 15, et elle était toujours au lit ! Comme hier… Tu t’inquiètes pour rien, ça lui arrive souvent !     7 h 22   — Accroche-toi bien, El’. Je ne te le dirai pas une troisième fois, tiens-toi à cette barre ! Sidonie ressentait une étrange sensation de déjà-vu en prononçant ces mots. Comme si elle avait déjà vécu ce moment, un écho de son rêve peut-être. Elle détestait prendre le métro avec sa fille, surtout avec la foule matinale et la misère urbaine qui les entourait. Soudain, le métro freina brusquement, un crissement assourdissant emplissant l’air. El’ tomba sur les genoux de Sidonie. Exactement comme hier… euh… dans mon rêve. Rapidement, elle aida El’ à se relever, craignant les regards et les jugements des autres passagers. — Reste calme maintenant, lui dit-elle en la guidant vers la barre. On repartira bientôt. Mais le métro restait immobile. — Pourquoi on ne bouge plus ? demanda El’, sa voix trahissant son inquiétude. Sidonie sentait l’agitation monter autour d’eux. Les gens vérifiaient leurs montres, impatients, frustrés. — On va être en retard, murmura-t-elle, se rappelant que si El’ s’était levée plus tôt, elles auraient pu prendre le bus. Après un quart d’heure d’attente, une annonce retentit : « Chers passagers, nous sommes actuellement arrêtés en raison de la présence d’un individu sur les rails. Nous faisons tout notre possible pour résoudre la situation rapidement. Merci de votre patience. » Sidonie frissonna. C’était comme si son rêve prenait vie, chaque détail se déroulant exactement comme elle l’avait déjà vécu.     8 h 07   Sidonie se tient immobile devant l’école primaire, son regard perdu dans le vide. À ses côtés, El’ tire doucement sur sa main, cherchant à attirer son attention, mais la prise de sa mère est ferme, inébranlable. — Tu sais quoi, El’ ? Aujourd’hui, tu vas rester avec maman, déclare Sidonie d’une voix qui se veut rassurante. — Mais la maitresse va me gronder, proteste El’, une pointe d’inquiétude dans la voix. — Mais non, fais-moi confiance. Pour elle, il est impensable de laisser El’ seule aujourd'hui, ce même 22 décembre, même pour un court instant. Les évènements de la matinée, cette sensation oppressante de déjà-vu, tout lui crie de garder sa fille à ses côtés. Aujourd’hui, elle ne peut se résoudre à la laisser partir, pas même pour les quelques heures de classe.       9 h 17   Sidonie sursauta au son de son téléphone. C’était son ex-mari, et sa voix trahissait une inquiétude inhabituelle. — Sidonie, l’école vient de m’appeler. Ils disent qu’El' n’est pas là. Qu’est-ce qui se passe ? Sidonie, prise au dépourvu, sentit son cœur battre plus fort. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle avait décidé de garder El' à la maison, pas après toutes les disputes pour la garde pendant les fêtes. — Oh, euh… El' est malade, répondit-elle précipitamment. Elle a vomi ce matin, et je ne voulais pas la laisser seule. Il y eut un silence au bout du fil, puis son ex-mari reprit, sa voix teintée de scepticisme. — Vraiment ? Elle semblait bien hier soir. Tu es sûre que c’est juste ça ? Sidonie serra le téléphone, sentant la pression monter. — Oui, je suis sûre. Elle a dû attraper un virus ou quelque chose. Ne t’inquiète pas, je m’occupe d’elle. Il y eut un autre silence, puis son ex-mari soupira. — D’accord, mais tiens-moi au courant. — Bien sûr, répondit Sidonie, soulagée que la conversation se termine. Elle raccrocha et regarda El', qui jouait tranquillement. Sidonie se sentait plus rassurée de l’avoir avec elle.     10 h 00   Sidonie remarque cette horloge, obstinément figée à 6 h 40, exactement comme dans son rêve… ou était-ce hier ? Ses souvenirs semblent s’entremêler, brouillant la frontière entre rêve et réalité, tandis que l’horloge continue de marquer silencieusement ce moment suspendu dans le temps.      12 h 07   Sidonie ouvrit les placards de la cuisine avec une pointe de désespoir. Ses yeux balayaient les étagères presque vides, cherchant quelque chose, n’importe quoi, à donner à manger à El’. Ses mains fouillaient frénétiquement, déplaçant les quelques boites de conserves et paquets entamés. — Des aubergines à la provençale… murmura-t-elle, saisissant une boite poussiéreuse du fond du placard. C’est tout ce qu’il me reste ? Elle ne put s’empêcher de ressentir une pointe de honte. Même pas un paquet de pâtes, l’aliment de secours par excellence. El', assise à la table de la cuisine, fronça le nez en voyant la boite. — Beurk, je veux pas ça, maman ! protesta-t-elle, croisant les bras avec détermination. Sidonie soupira, posant la boite sur le plan de travail. Elle savait qu’elle devait aller faire les courses, mais l’idée de sortir avec El’ lui donnait des frissons. Elle repensa à son rêve, à cette sensation étrange de déjà-vu qui l’avait accompagnée toute la matinée. — Je sais, ma chérie, mais c’est tout ce qu’on a pour le moment, dit-elle doucement, essayant de masquer son inquiétude. Ce soir, je nous fais livrer ce que tu veux, d’accord ? El' fit la moue, clairement mécontente, mais acquiesça finalement. Sidonie ouvrit la boite d’aubergines.     13 h 57   Sidonie, épuisée, se laissa tomber sur le canapé, son téléphone à la main. Elle commença à défiler machinalement sur les réseaux sociaux, mais son esprit n'était pas vraiment là. Les images et les vidéos défilaient devant ses yeux sans vraiment capter son attention. Son regard se détournait constamment vers El', jouant tranquillement dans un coin du salon. Elle est là, en sécurité... pensait-elle, tout en luttant contre la lourdeur de ses paupières. Chaque publication semblait se fondre dans la suivante, aucune ne parvenant à retenir son intérêt. Les rires des vidéos comiques, les photos de paysages lointains, rien ne semblait avoir d'importance. Son esprit était ailleurs, concentré sur sa fille. Je dois rester éveillée, je dois la surveiller... se répétait-elle intérieurement. Sidonie bâilla, se frottant les yeux pour chasser la fatigue. Elle savait qu'elle ne pouvait pas se permettre de s'endormir, pas après ce qui s'était passé, pas après ce rêve qui l'avait tant bouleversée. Alors, malgré le poids de la fatigue, elle resta éveillée, son regard inlassablement fixé sur El', veillant sur elle comme un gardien silencieux.     16 h 23   Sidonie se réveilla en sursaut, le cœur battant à tout rompre. Un silence pesant régnait dans l’appartement, un silence qui lui glaçait le sang. Elle se redressa brusquement, son regard balayant frénétiquement la pièce. Le salon était vide, les jouets d’El' éparpillés sur le sol, comme abandonnés en pleine partie. Non, pas encore... Une terreur indicible s’empara d’elle. Elle aurait dû le voir venir, elle aurait dû être plus vigilante. Comment ai-je pu m'endormir ? Elle s’en voulait terriblement. Paniquée, Sidonie se précipita hors du canapé, appelant le nom de sa fille à travers l’appartement. Aucune réponse. — El', où es-tu ? Son cœur battait si fort qu’elle pouvait l’entendre dans ses oreilles. Elle parcourut chaque pièce, vérifiant sous les lits, dans les placards, derrière les rideaux, mais El' n’était nulle part. La panique se transforma en une peur viscérale. — El', s'il te plaît, réponds-moi... Elle retourna au salon, espérant avoir manqué un indice, quelque chose qui lui dirait où était sa fille. Rien. Juste le désordre silencieux des jouets. Sidonie se rua vers la porte d’entrée, l’ouvrant avec une telle force qu’elle en tremblait. Elle dévala les escaliers, son esprit en proie à mille scénarios catastrophiques. Arrivée dans la rue, Sidonie regarda autour d’elle, désespérée. Les rues étaient calmes, trop calmes. Pas de trace d’El', pas un signe de sa présence. — El' ! Elle appela encore, sa voix se brisant sous l’effet de la peur et de l’angoisse. Elle se sentait impuissante, perdue. Chaque battement de cœur un rappel de son échec en tant que mère. J'aurais dû la protéger, j'aurais dû être là pour elle... Sidonie courut dans la rue, interrogeant les passants, les voisins, quiconque pouvait avoir vu quelque chose. Mais personne n’avait de réponse, personne n’avait vu El'. Le désespoir s’abattit sur elle comme un voile sombre. En dehors de deux ronds de lumière. Une paire de phares était rivée sur elle. Se rapprochant. Un crissement.   Hiiiiiiiiiiiiiii !   6 h 40

Chapitre 2 :
1: Retourner à la maison

de l'histoire
0: Sidonie & El' - 22 / 12
par Bat.Jacl
Déjà-Vu Boucle Temporelle Effet Papillon

15 décembre 2018 L'amour est un mystère. Parfois, c'est un souffle chuchoté qui peut tout consumer en un instant. Ou alors un message sur le téléphone de ton ex que j’aurais laissé soigneusement visible. Submergée par la révélation qu'elle avait déclenchée, tu as fui, sans un mot d'explication, délaissant même le déjeuner que tu avais planifié avec Sami. Pendant ce temps, Sami te noyait sous un flot incessant de messages inquiets depuis plus d'une heure. C'est un mystère pour moi que tu n'aies pas encore choisi de mettre en silence cet incessant rappel. Après deux ans tissés de chimères et de fraudes, tu as enfin compris l'impossibilité de continuer à manipuler le futur. Refusant désormais de subir en silence, tu te dresses, intrépide, face aux tempêtes à venir. C’est en cet instant que je retrouve l'éclat de la femme dont je suis épris. Peu importe si nos destins semblent écrits, si nous ne sommes que les pantins d'une trajectoire prédéfinie — une idée à laquelle j'étais jadis résigné. Ta détermination te mène à l'abri de tes réflexions, dans ce sanctuaire de calme et de sérénité qui t'a si souvent apaisée. Telle une sculpture minutieusement façonnée au fil des jours, tu prends enfin la décision qui devient inévitable — celle que, dans l'ombre, j’attendais avec une patience feutrée. L'heure propice que j'ai baptisée avec un certain recueillement : mon instant de vérité. J'ai découvert que la véritable force n'est pas seulement physique. Elle réside dans la capacité à comprendre les autres, à percevoir et décrypter leurs désirs cachés. Il faut beaucoup de patience et un contrôle de soi pour trouver cette faille chez l’autre. Cela peut être un désir, une phobie, l'objet de son amour, un secret inavouable, une culpabilité... Pour quelqu'un comme toi, cette brèche est bien plus difficile à trouver, mais tout le monde a un talon d'Achille. Connaître les secrets inavouables de quelqu'un signifie pouvoir le manipuler, le doubler ou même le saboter. Et je suis doué, vraiment très doué. Très jeune, j'ai compris que même nos amis peuvent devenir nos ennemis et qu'il vaut mieux avoir une longueur d'avance. C’est tellement mystérieux l’Amour. Un mot n'est qu'un mot, juste un mot. Un ensemble d'adjectifs défilent dans ta tête, aucun ne reflétant réellement ce que tu éprouves. Trahie à nouveau, tu te promets que cette fois-ci est la dernière. Je te vois assise sur ce banc, dos aux arbres blanchis, ta tristesse t'engloutissant à chaque battement de cœur. Tu dissimules ton chagrin arborant un masque impassible. Tu t’imagines sûrement que personne ne le remarquerait. Mais je te connais, je peux voir à travers ton jeu. Je te regarde écrire frénétiquement dans ton journal, déchirer une ébauche après l'autre de cette lettre que tu ne sais comment adresser. Promenons-nous dans les bois Pendant que le loup n’y est pas… Un frisson te parcourt le dos alors que tu perçois une comptine étrange, s'enfonçant avec insistance dans l'atmosphère autour de toi. Tu fermes brusquement ton journal, laissant s'échapper une feuille vierge qui tombe sur le sol. Je la ramasse discrètement, la gardant pour le moment où elle me sera utile. Tu sais manier les mots, ma douce. Après avoir lu la lettre, je me demande quel genre de folie, tu comptes faire. Dans les profondeurs de ton sac, tu échanges ton journal – l’un des rares cadeaux utiles qu’il t’aura faits, pour un appareil photo. Tout en soupirant bruyamment, tu te redresses, déterminée à percer mon mystère. Cette chanson douce qui, pourtant, semble être une mise en garde. Je trouvais bien plus amusant de rajouter des éclats de rire d’enfants. Si le loup y était Il nous mangerait… En toute insouciance, tu continues ton chemin, ne t’arrêtant que pour saisir quelques photos. L’une de tes nouvelles passions consiste à capturer des instants. À tes yeux, une image bien prise ne saurait mentir, au contraire. Tu as toujours aimé capturer les moments, comme s'ils révélaient des secrets autrefois bien cachés. Il t’a offert cet objet sans réaliser l’impact qu’il aurait sur vous. Je t’ai toutefois prévenu ma belle. Certaines choses doivent rester enfouies. Comme cette photo d'eux dans un moment intime qui fut la goutte qui a fait déborder le vase. Promenons-nous dans les bois... (Je guette le moindre de tes faits et gestes mon amour) Tu ne m’entends pas évidemment. En bon petit Chaperon Rouge, tu ne te rends pas compte du danger et nous continuons chacun notre chemin. Tu es triste et tourmentée. Je suis tendu et empli d’adrénaline. Le chasseur et sa proie. Je suis à l’affût du moindre changement d’air, des vols d’oiseaux ou encore, du bruissement des feuillages. Tu pourrais une fois encore changer d’avis et t’en retourner les rejoindre. Chose qui me contrariait beaucoup, car, aujourd’hui, nous sommes dans l’une des rares fois où je n’ai aucun contrôle sur la situation. J’aperçois la rivière, aussi calme et lisse que peut l’être un cours d’eau en ce début d’hiver. Et nous continuons sur le chemin. Je suis suffisamment proche pour entendre les clics du capteur de merveilles et toi, les craquements des brindilles restantes, cachées sous la neige, qui annonce une présence. Promenons-nous dans les bois Pendant que le loup n’y est pas… (Je suis là, devant toi.) Soudainement, je suis devant toi et ton regard s'élargit manifestement choquée. Tu n'as pas anticipé cette rencontre, et les révélations subséquentes bouleversent tant ta compréhension de la situation que ton sens de l'identité. Tu as une stature moyenne, des cheveux bouclés taillés en un court carré qui encadre avec éloquence ton visage, et une teinte rousse qui, à mon sens, sublime ta peau claire, tes lèvres légèrement rosées et tes yeux en amande qui portent la couleur changeante de la noisette. Cependant, ces détails sont ineptes – un embellissement frivole à notre récit. Le silence nous enveloppe un moment, seuls les battements irréguliers de ton cœur troublé brisent la quiétude de cette scène suspendue dans l'instant. Promenons-nous dans les bois Pendant que le loup n’y est pas. Si le loup y était. Il nous mangerait. (Il est trop tard.) Pardonne mon approche, Hailey, mais il est impératif que tu me suives sans tumulte. Rapidement, tu t'évanouis. Ta chute est souple, tes cheveux éparpillés sur l'épaule improvisée que je te fais, tandis que je récupère ton sac tombé avec une célérité perturbée – soucieux de chaque fragment de toi. La nuit engloutit nos silhouettes dans son opaque étreinte alors que je te transporte à travers l'enceinte du bois, où les flocons de neige commencent à danser avec lenteur, dissimulant nos traces, les transformant en mémoire floue de notre passage. Là où nous allons, personne n'a besoin de te retrouver. La chanson se dissipe dans l'air frigorifié, l'écho d'un ancien mystère qui reste entre les mains prudentes du destin. C'est tellement mystérieux, l'amour. Le lendemain, tu te réveilles en sursaut, une sensation d'effroi parcourant ton corps. Ton dernier souvenir te ramène à cette forêt, avec les arbres blanchis encerclant ton chemin. Ta vision tourne légèrement, et un vertige désagréable t'envahit lorsque tu te lèves. La vision d'une robe légère en remplacement de tes vêtements te surprend. Tu te sens perdue et confuse, cherchant frénétiquement des indices pour nier cette étrange réalité, clignant des yeux à plusieurs reprises dans l'espoir de te réveiller chez toi ou aux côtés de Matthew. Malheureusement, aucune issue ne se présente, plongeant ton esprit dans une inquiétude grandissante. J’observe tes réactions depuis la caméra fixée au plafond. Je connais ta réticence à la nouveauté, d'où cet endroit. J'ai mis quelques années pour le peaufiner, j'espère qu'il sera à la hauteur de tes attentes. N'abîme pas trop tes cordes vocales, princesse, ce sous-sol est complètement insonorisé. Tu observes le plafond pour narguer la caméra et son faisceau rouge, signalant sa mise en marche. Tu lèves ton majeur en signe de défi, mais c'est une tentative pitoyable pour te rassurer. — C’est quoi ces conneries ? Je sais ce que tu te dis : « c’est sans doute une mauvaise blague, on va venir m’ouvrir d'ici à un moment... ». Navré ma puce. Personne ne viendra jusqu’ici. Jamais. Tu t’en apercevras bien assez tôt. Tes paroles réconfortantes sont vaines. Toujours étourdie, ta tentative de te relever se solde par une chute douce, et tu finis par t'asseoir, massant tes chevilles avec hésitation. — Qu'est-ce que c'est que cette chaîne, putain ? J’ai l’air d’un clebs ou quoi ? La rage s'empare de ta voix tremblante tandis que tu inspectes avec incrédulité la lourde chaîne cliquetant sinistrement autour de ta cheville. Tu es toujours aussi amusante, mon ange. Là où d'autres se seraient horrifiés et auraient du mal à garder leur calme, tu prends ça d'une manière bien trop légère, ce qui me surprend d'autant plus. Finalement, tu te redresses avec détermination et commences à explorer la pièce, cherchant en vain ton sac, objet auquel tu tiens beaucoup. Tu sais, on en apprend beaucoup d'une personne en examinant son contenu ? J’ai pu m’en apercevoir à plusieurs reprises. Au fond s’y trouvent les choses les plus importantes, celles qui n’en sortent jamais ou très rarement. Des objets que tu qualifies de vitaux, à tort. Ton appareil photo, ton cahier d’écrits et tes stylos favoris. Je n’ai connu personne d’autre que toi avec cette capacité. Avoir des stylos préférés, c’est saugrenu ! Mais cela te ressemble bien, princesse. Viennent ensuite les objets de la vie courante, ceux qui te définissent aux yeux du monde : ton portefeuille désespérément vide, ta carte d’identité et tes clefs. J’ai pris soin de jeter la lettre de l’abruti en plus de tes photos, ne t’en fais pas. Tu continues ton inspection, mais tu ne vois rien. Cet endroit est sombre et humide. Assez grand pour contenir une petite table avec une rame de papier et tes stylos favoris, ainsi qu'une chaise bancale. Tu m’excuseras, mais c’est ce qui se passe quand tu fixes du bois dans un sol de béton. Tu as sans doute remarqué que tu étais sur un lit des plus confortables. Le sommeil est une chose importante, c'est pour cela que j'ai choisi de t'offrir ce matelas Bultex coûteux, celui-là même que tu convoitais lors de notre dernière visite en magasin. Il n’y a aucune fenêtre, tu n’en auras pas besoin. Le peu de lumière filtre par cette énorme porte en bois, qui, tu l'apprendras bien assez tôt si tu restes sage. Elle cache un couloir muni d'une pièce contenant une petite douche, à laquelle tu n'as bien évidemment pas accès, suivie d'une vraie porte. Les murs de la pièce semblent être faits de briques. Souviens-toi, j’hésitais entre deux modèles : la plaquette de parement pierre naturelle multicolore élégance et celle en pierre naturelle beige/grise élégance. Tu trouvais la première plus amusante, originale. Je présume qu’elle te plait autant que ce jour-là, à Leroy Merlin. Qu’il te rappellera notre crise de rire interminable pour une raison des plus minables ! Amanda et ses manies. Elle ne nous gênera plus, sois-en sûre. Au fond se trouve le vieil escalier rongé par le temps que j’ai récupéré l’air de rien au Café. Ils comptaient le brûler, tu sais. Prenant appuie sur le mur de pierre, tu montes lentement les marches et, arrivée en haut, tu cherches en vain la poignée. Désolé mon Amour, cette maudite porte, comme tu le hurles, est fermée de l’extérieur. Tu n’es pas suffisamment sage. Regarde-toi. Tu manques de force et pourtant, tu te mets à gémir sans raison. Bon peut-être pas sans raison : de ton point de vue, tu es enfermée, on ne sait trop où une prisonnière probablement perdue au milieu de nulle part et loin de toute civilisation. Ce n’est pas tout à fait juste ma chérie. Et baisse d’un ton, tu me donnes mal à la tête. Je répondrai à tes questions au moment que je jugerai opportun. Où est donc passé ton détachement, l’impassibilité qui t’animait tout à l’heure ? Je m’agace lorsque tu commences à hurler de frustration et à gémir bruyamment. Arrête de gueuler comme une truie putain de bordel de merde ! Regarde ce que tu me fais faire ! Un bruit sec retentit dans la pièce lorsque ma main heurte brusquement la table. Le résultat ne se fait pas attendre : ma tasse préférée bascule et s'écrase violemment, laissant s'échapper un fracas de débris. Tu vas payer pour ça et ce ne sont pas ces horribles cris d’incompréhension colérique qui t’aideront, sache-le. Calme-toi, tu frises l’hystérie. Ce n’est que moi, ton âme sœur. Tu te recroquevilles sur toi-même, au plus loin sur le lit même si cela te blesse un peu plus le pied enchaîné. Tu n’as plus rien de différent de toutes ces autres petites putes finalement. Tu es maintenant terrorisée. La gorge nouée, tu penses certainement que tu vas suffoquer. Respire mon Amour. Voilà comme ça. Prends une grande goulée d’air et inspire profondément. Puis expire le plus calmement que tu puisses et recommence. Des larmes se mettent à couler le long de tes petites joues et des sanglots s’échappent. Mon joli petit hamster bouffi. Tu tentes de les contrôler, tu ne veux pas abandonner la partie, mais tu ne comprends pas l’inutilité de ta réflexion. Je reste indécis. Dois-je venir t’aider à contrôler les tremblements qui te prennent alors que cette vision de toi m’excite d’autant plus que je te connais ? Tu seras difficile à briser, ma bouleversante amie.

Chapitre 2 :
Le loup et le chaperon rouge

de l'histoire
Enquête
par SaraB
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