The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

499 auteur·rice·s inscrit·e·s
681 chapitres coécrits
691905 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (195) Écriture (170) Début (139) Concours (127) Prologue (118)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Chapitre 1 : La femme

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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Dès cet instant, je perçois derrière ses traits un secret enfoui. L’atmosphère de la pièce devient lourde, chargée de non-dits. — Non, murmure-t-elle, la panique voilant ses yeux. Je me tiens droit, incrédule, alors que les secondes s’allongent, insupportables pour elle. Un silence pesant s’installe. Finalement, elle craque : — Qui t’a parlé de ça ? — Personne, maman. Je me posais juste la question… mais ton attitude est si étrange. Silencieusement, elle se lève et se dirige vers le placard. Ses pas résonnent sur le carrelage, empreints de gravité. Un verre à la main, elle le remplit d’eau, le vide d’une traite et le remplit à nouveau. De retour à sa place, elle fixe le vide, l’eau dégoulinant le long de ses doigts tremblants. — C’est une histoire singulière, dit-elle sobrement. — Raconte-la-moi. — Je pensais qu’un jour je te la raconterais… oui, je te la raconterais. Elle semble perdue dans ses pensées, et je ressens une légère appréhension. Pourquoi une telle réaction ? Mon cœur s’accélère, presque douloureusement. — Elle avait toujours un sourire radieux… murmure-t-elle. Ce mot me glace. Depuis les visites de monsieur Sourire, les sourires ont pour moi une double signification. — De qui parles-tu ? Ma mère inspire profondément, puis plonge son regard dans le mien. Elle évalue ma capacité à affronter la vérité. Mon souffle s’accélère, l’angoisse monte. Devant ma détermination, elle se résout à dévoiler son secret : — Ta sœur… jumelle. Soudain, je suis pétrifié. — Comment ça ?! m’écriè-je, estomaqué. Ma mère boit lentement son verre d’eau. — Lorsque je t’ai porté dans mon ventre… tu n’étais pas seul… Ton père et moi attendions des jumeaux. — Pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé ? — Parce que cette histoire est… singulière. — J’aurais aimé le savoir ! Qu’est-il arrivé à ma sœur ? — Vous étiez si fragiles tous les deux… On craignait que ni toi ni elle ne surviviez… Mais finalement… Sa voix s’éteint, et elle se mord la lèvre. Un remords la ronge, je le sens. — Enfin, reprend-elle, les sagefemmes n’ont pas d’explications. Le jour de l’accouchement, elle n’était plus en vie. Toi, en revanche, tu étais vivant ! Nous étions si heureux ! Des larmes brillent dans ses yeux. Elle semble sincèrement reconnaissante pour cet exploit : l’exploit de ma vie. Je ne savais pas que ma naissance avait été si incertaine. Bouleversé, je ne sais comment réagir. Une boule se forme dans ma gorge, mes émotions se bousculent. — Je t’aime, mon fils. — Moi aussi, maman. J’accepte son étreinte. Blotti contre elle, je sens ses bras protecteurs m’envelopper, tandis que mon esprit s’emballe. Une pensée troublante m’envahit : si ma sœur est décédée avant de naitre, comment ma mère peut-elle parler de son sourire ?

Chapitre 5 :
Le secret

de l'histoire
Le troisième soir
par Bat.Jacl
Fantastique Nuit Voeux

Gnokineau Creinier, malgré son air nonchalant, avait un esprit vif et analytique. La nouvelle de la disparition de ce jeune homme sur la nationale 50 l'avait intrigué. Il avait déjà entendu parler de cette route, de ses mystères et des histoires étranges qui circulaient à son sujet. Il se demanda s'il ne devrait pas se pencher sur cette affaire, même si elle se trouvait à des milliers de kilomètres de Paris. Après avoir pris sa douche et enfilé son costume noir, il se dirigea vers son bureau. Sur son mur, une carte du monde était épinglée avec des marqueurs rouges indiquant les lieux où il avait résolu des affaires. Il s'approcha de la carte et plaça un nouveau marqueur sur le Nevada. Il prit son téléphone et composa le numéro de son vieil ami, Robert, qui travaillait comme journaliste pour un grand quotidien américain.  "Robert, c'est Gnokineau. J'ai entendu parler d'une disparition étrange sur la nationale 50 dans le Nevada. Tu en sais quelque chose ?" Robert répondit, "Ah, Gnokineau, toujours à la recherche du mystère, hein ? Oui, j'ai entendu parler de cette histoire. C'est très étrange. La femme est complètement traumatisée. Elle parle d'arbres étranges et d'ombres menaçantes. C'est une histoire qui fait froid dans le dos." Gnokineau, intrigué, demanda, "Penses-tu que je devrais m'y intéresser ?" Robert rit, "Si quelqu'un peut résoudre ce mystère, c'est bien toi. Si tu décides de venir, fais-moi signe. Je pourrais t'aider à te mettre en contact avec les autorités locales." Gnokineau raccrocha et se mit à réfléchir. Il avait toujours été attiré par l'inexpliqué, et cette affaire semblait être exactement le genre de défi qu'il aimait relever. Il décida de prendre le prochain vol pour les États-Unis.

Chapitre 2 :
Les Ombres de la Nationale 50

de l'histoire
Une disparition inexplicable
par TRB-x
Policier Suspens Gnokineau

La chaleur du four caresse votre visage alors que vous vous penchez pour vérifier la cuisson. D'un geste assuré, vous refermez la porte, piégeant ce qui semble être une courge à l'intérieur. Un murmure continu de conversations et le cliquetis des ustensiles créent un chahut animé tout autour de vous, comme si des dizaines de personnes s'activaient dans une harmonie frénétique. Tournoyant sur vous-même, vous découvrez par votre cuisine ouverte un véritable spectacle vivant. L'endroit est un ravissement pour les sens, avec ses murmures délicats des clients, le crépitement des casseroles, et le ballet synchronisé des chefs, confirmant l'effervescence créative de ce lieu gastronomique. Chaque détail, du cliquetis des couverts à la danse des flammes dans le four, contribue à une symphonie sensorielle, faisant de ce restaurant un théâtre gastronomique où la passion culinaire prend vie. Votre tenue s'aligne harmonieusement avec celle de vos collègues affairés, créant une toile vivante de chefs orchestrant un ballet culinaire. Soudain, une voix impérative vous tire de vos pensées. Une de vos collègues s'approche en scandant : « Il nous faudrait deux butternuts aux noisettes torréfiées supplémentaires ! » C'est alors que la réalité semble se tordre légèrement. Le visage de votre collègue qui vous a adressé la demande pressante vous frappe avec une étrange familiarité. C'est la femme qui courait, mais cette fois, son regard ne déborde plus de larmes. Les yeux reflètent la détermination d'une chef de cuisine résolue. Perdu entre les arômes alléchants, les mouvements synchronisés, et le visage transformé de votre collègue, une question flotte dans votre esprit : auriez-vous trop abusé des fleurs ?

Chapitre 4 :
Vous cuisinez

de l'histoire
Âme errante
par Bat.Jacl
Mystère Amnésie Bonbons

L’extravagance du rêve atteint son acmé et il explose au moment où le réveil se met à hurler sur la table de nuit. Et aussi brutalement qu'une lumière s'allume lorsque l'on appuie sur un interrupteur, tout le sens du songe disparaît de mon esprit, comme aspiré dans le néant. Je savais avoir vécu quelque chose d'immense et de beau, quelque chose qui transcende notre morne existence. Mais tout n'était maintenant que brume opaque et lointaine, idées floues et incohérentes. Seul semblait encore planer dans la chambre, comme imprimé en filigrane dans un nuage de gaz invisible, ma stupide demande à Monsieur Sourire. Ainsi que ces exigences. Et la menace inconsciente d'un compte à rebours indéfini.   Je me lève avec un début de migraine. Pas que la nuit n'ait pas été bonne. Loin de là, depuis que Monsieur Sourire était là. Mais il me semble que... Quelque chose m’échappe. Quelque chose dont il a été question hier soir.   Sortant de la chambre en me frottant les yeux, je vois Chloé qui ferme la porte de la sienne et me sourit de sa petite face d'ange. Je lui ébouriffe sa tignasse emmêlée et la colle contre moi.   « Il est hors de question que je fasse quoi que ce soit à ma sœur !! »   Maman nous a déjà préparé le petit-déjeuné, et j'écoute Chloé expliquer, toute excitée, tous les animaux qu'elle veut aller voir avec sa copine Leyla. Maman me rappelle la sortie au zoo que sa maîtresse a organisée pour aujourd'hui. Ah, qu'il est loin le temps de l'école maternelle et de l’insouciance ! Je fais la moue, maussade, en pensant aux Lois de la théorie de Newton sur le mouvement des corps, et au partiel du jour. Aux objets qui tombent à la même vitesse sans frottement de l'air. Quelque soit leur taille et leur poids. Qu'il s'agisse d'une plume ou d'une boule de bowling. D'un cheveu ou d'un mètre-cube de mercure brut.   « Ne soit pas stupide ! Un fragment, c’est tout ou n’importe quoi : un cheveu ou un ongle fera très bien l’affaire ! » Un frisson parcourt mon échine.   Je ramasse mes affaires, fait une bise à Chloé et Maman et sort me rendre à l'arrêt de bus. Une nouvelle journée longue et monotone débute.   Mon téléphone portable vibre dans ma poche. Un SMS de Maman.   « Richard a une réunion de chantier aujourd'hui et ne va pas pouvoir passer récupérer Chloé à la garderie. Est-ce que tu peux y aller en sortant des cours ? Je te remercie. Xoxo. Maman. »   « Ok, pas de pb. Bsx »   Richard. Je ne l'avais jamais trop aimé. Oui, Maman avait le droit de retrouver un nouveau chéri après la mort de Papa. Mais elle aurait pu choisir mieux. Distant, sévère et presque toujours en déplacement. Je suis sûr qu'il avait une liaison avec quelqu'un d'autre. Maman ne le méritait pas. Chloé non plus. Son père n'était pratiquement jamais là pour elle. Son père...   L'évidence me cloue sur place. Le chauffeur de bus est obligé de me sortir de mes esprits pour que j'évite de louper la descente.   Son père. Chloé et moi n'étions que demi-frère et demi-sœur, avec la même mère.   « En deuxième offrande, qui n’en ait pas vraiment une, pour ressusciter ton père, j’aurai besoin d’un morceau de chacun de ses enfants. »   Chacun de ses enfants. Ça ne pouvait donc pas être Chloé, vu qu'elle était née après sa mort, et que son père était Richard. A moins que... Non, c'était trop tordu.   -Ça va, Jérôme ?   Je me tourne en sursautant.   -T'es pas dans ton assiette, toi, lol !   Jeanne pouffe de rire, tandis qu'Isabelle et Sophie chuchotent et tentent de cacher leur sourire en mettant la main devant leur bouche.   -T'as failli foncer dans le grillage, gros nigaud, ptdr !   -Oui, bon, ça va, je suis pas trop réveillé, tenté-je de me justifier maladroitement.   A l'entrée dans les grilles du lycée, j'essaye d'oublier cette information. Qui me parasite et me perturbe évidemment toute la journée. A ne plus me rappeler de ces foutues Loi de Newton.   Devant les grilles de la garderie, je regarde Chloé avancer dans ma direction en sautillant. En étant attentif, je ne peux que me rendre à l'évidence que nous ne partageons pas les deux mêmes parents : elle, aux cheveux blonds et lisses, à la figure pâle et anguleuse et aux yeux bleu ; moi, aux cheveux châtains ondulés, aux yeux marrons et à la peau dorée.   Sa réunion de chantier ayant duré plus longtemps de prévu, Richard est resté dormir sur place. Ou chez sa maitresse. Maman est épuisé après sa longue journée à l'hôpital, elle revient de la chambre de Chloé après son histoire et s'effondre dans le canapé devant la télé allumée. L'instant me semble le plus approprié, mais j'ai peur de me lancer. Les formes à la télé sont vives et découpées à la serpe. Mes mains s'emmêlent l'une dans l'autre. Ma bouche s'ouvre et se ferme plusieurs fois avant qu'un son ne daigne sortir.   -Mamaaan...   Quelques secondes s'écoulent. Je pense qu'elle ne m'a pas entendu. Au moment où je perds espoir et commence à me tourner pour partir dans ma chambre, je l'entends soupirer :   -Oui mon chéri, qu'est ce qu'il y a ?   Comme je ne réponds pas, elle se tourne vers moi, légèrement inquiète :   -Mon chéri, tout va bien ?   Je viens m’asseoir à côté d'elle.   -Maman, j'ai... est-ce que je peux te poser une question ?   Elle me regarde, une ride verticale entre les yeux.   -Mais oui mon petit. Qu'est-ce qu'il y a ?   -Maman... Je ne suis pas ton petit, je suis plus grand que toi.   -Je le vois bien, mais tu resteras mon petit pour toujours. Alors, qu'est-ce qu'il y a ?   -Je... est-ce que j'ai un frère ou une sœur ?   Son expression semble légèrement se détendre malgré le contenu de ma phrase.   -Mais que t'es idiot, tu m'a fait peur ! Et Chloé, c'est du poulet ?   Elle me tord le nez en rigolant.   -Non, je veux dire, à part Chloé. Avec Pa... papa. Est-ce que vous avez eu un autre enfant ?   Son sourire se fige, tandis que les traits de son visage se crispent.

Chapitre 4 :
Où est le loup?

de l'histoire
Le troisième soir
par Wargen
Fantastique Nuit Voeux

La porte de la cuisine grince en cédant sous la pression d'Orianne. Elle pénètre dans une obscurité presque totale, où les ombres s'étirent et se contractent sur les murs comme des spectres en mouvement. Son regard se pose sur des crochets en acier suspendus au plafond. Rouillés, tachés, ils évoquent des instruments de torture plus que des ustensiles de cuisine. Le sol est un patchwork de taches sombres, et une odeur âcre, métallique, s'insinue dans ses narines. Elle avale difficilement sa salive, sentant une boule se former dans son estomac. Un bruit sourd et humide rompt le silence. Des sons de succion, de mastication, émanent de l'arrière de la pièce. Puis, ils se font plus forts, plus insistants. Son imagination s'emballe. Elle visualise des mâchoires démesurées, des crocs acérés déchirant de la chair. Ses mains se crispent, ses jambes flageolent. Avant même de réaliser ce qu'elle fait, elle se retrouve devant la porte du garde-manger, la claquant avec une force qu'elle ne se connaissait pas. Les mots s'échappent de ses lèvres en un murmure à peine audible : — Qu'est-ce que c'était ? Un grincement sourd lui répond de l'autre côté. Quelque chose se lève, se déplace. Des pas lourds, traînants, se rapprochent. Chaque empreinte sonore est comme un marteau frappant son courage, le réduisant en miettes. Elle tente de barricader la porte avec des chaises, mais elles sont ridiculement légères, impuissantes. Ses mains se saisissent d'ustensiles, de casseroles, mais tout lui semble futile, dérisoire. Son cœur tambourine dans sa poitrine, chaque battement amplifiant sa terreur. En désespoir de cause, elle attrape un couteau de cuisine, le plus grand, le plus tranchant. Ses mains tremblent tellement qu'elle craint de se blesser, mais cette peur est éclipsée par l'horreur de ce qui approche. Elle se tient là, les yeux rivés sur la porte, le couteau brandi comme un talisman fragile. Le tic-tac de l'horloge de la cuisine s'accélère, chaque tic-tac résonnant comme un compte à rebours vers une inévitable confrontation.   ***   Angie, le souffle court, pousse la porte d'une pièce au hasard et s'y engouffre. La clé, déjà insérée à l'intérieur de la serrure, tourne avec un cliquetis, trop fort pour le silence oppressant. L'air est lourd, imprégné d'une odeur de moisi et de renfermé. Les murs sont tapissés de papier peint jauni, écaillé, comme si le temps lui-même avait cherché à s'échapper de cette pièce. Ses yeux se posent sur une étagère en bois sombre, presque dissimulée dans l'ombre. Des poupées vaudou y sont alignées. Au premier coup d'œil, elles l'effraient, leurs visages figés semblent la fixer avec une intensité dérangeante. Puis, elle se rend compte que l'une d'elles lui ressemble étrangement. Les cheveux, la forme du visage, c'est elle ! — Je… Quoi ? Mais pourquoi ? Son regard glisse ensuite vers une autre poupée, celle avec les lunettes épaisses — c'est Orianne ! Et là, celle avec les cheveux en bataille, c'est Rémi. — Sept poupées… C'est nous tous, murmure-t-elle, une boule d'angoisse se formant dans son estomac. Angie fixe les poupées, les yeux écarquillés, l'esprit en ébullition. Chaque poupée la regarde en retour, leurs yeux de bouton luisant d'une malveillance silencieuse. Mais alors, son regard s'arrête sur une poupée qui détonne parmi les autres. Un adulte, presque adolescent, aux longs cheveux blonds. Qui est-ce ? Et pourquoi n'est-il pas l'un des babysitters ?   ***   Ernest, le cœur battant, s'approche d'une porte qu'il pense mener à la buanderie. Il se souvient de l'odeur du linge propre et du doux ronronnement de la machine à laver chez sa mère, un sanctuaire de normalité. Comme sorti de nulle part, Rémi le pousse sur le côté et ouvre la porte en grand. — Je ne t’avais pas dit que je voulais cette pièce ? Ensemble, ils pénètrent dans la pièce et Ernest est frappé par une réalité inattendue : ce n'est pas une buanderie, mais un bureau. Un grand bureau en bois massif trône au centre, entouré d'étagères remplies de dossiers et de livres reliés en cuir. L'air est chargé d'une gravité silencieuse, comme si les murs eux-mêmes étaient témoins de décisions lourdes de conséquences. Un frisson les parcourt simultanément. Les règles du jeu sont sans équivoques : « Ne pas être plus de deux dans le bureau. » Sans savoir pourquoi, une vague d'angoisse gagne Ernest, il sent qu'il vaut mieux ne pas transgresser cette règle. — Bon, c'est mon endroit, tu devrais partir, déclare Rémi. Sa voix porte une pointe d'autorité, comme s'il était déjà le maître des lieux. — Tu rigoles ? J'étais là en premier ! rétorque Ernest, les bras croisés sur sa poitrine. Ses yeux se plissent en une expression de défi, comme s'il pouvait repousser Rémi par la seule force de son regard. — Écoute, on n'a pas le temps pour ça. Les règles sont claires, et je ne veux pas savoir ce qui se passe si on les enfreint, insiste Rémi. Tiens, une faille ! — Ah ! Donc, tu es du genre à respecter les règles ? raille Ernest en s’avançant d’un pas en direction du bureau. Rémi tressaillit avant de se ressaisir. Puis il serre les poings, comme s'il s'apprêtait à en venir aux mains. — Très bien, réglons ça comme des hommes ! s’exclame-t-il en frappant soin poing serré dans la paume de sa main. Pour un instant, le temps semble suspendu, puis Ernest comprend. — En combien de manche ? — Une seule ! affirme Rémi avec un regard mauvais. — Puit interdit ? — Évidemment ! — D'accord, mais agissons vite, c’est bientôt 23h ! Ils se positionnent, les poings fermés devant eux. Les mains s'agitent et se figent. Rémi a formé un poing, symbolisant la pierre. Ernest, quant à lui, a choisi la feuille — La feuille s’empare de la pierre, s’exclame-t-il, savourant sa victoire. Je gagne. Le visage livide de Rémi lui fait réaliser qu’il est bien content de ne pas crapahuter en courant dans les couloirs à ce moment-là. — Dépêche-toi, il ne reste qu'une minute avant 23h ! — Mais je ne sais même pas quelles sont les autres pièces de libre ! s'exclame Rémi, avant de disparaitre en trombe dans le couloir, laissant la porte ouverte derrière lui. Ernest, sans perdre une seconde, se précipite vers la porte. Ses doigts se referment sur la poignée froide et il la claque derrière lui, verrouillant la porte avec un soupir de soulagement mêlé d'appréhension. Il est seul maintenant, enfermé dans ce bureau qui semble cacher bien plus que des dossiers.   ***   Madeleine pousse la porte de la buanderie et la verrouille derrière elle. Le doux ronronnement de la machine à laver en marche et l'odeur familière de lessive au lavandin emplissent la pièce. Pour un instant, elle se laisse bercer par cette illusion de normalité. Alors qu'elle s'assoit sur une pile de linge propre, le tissu doux contre sa peau, Madeleine laisse son esprit vagabonder. Elle pense avec tristesse à ce que sa vie aurait dû être. C'est alors qu'un rire d'enfant brise son début de pensée, un rire qui aurait dû être joyeux, mais qui, dans ce contexte, lui glace le sang. Le rire provient de derrière elle, de l'obscurité qui enveloppe les recoins de la buanderie. Prenant une grande inspiration pour rassembler son courage, Madeleine se lève et se dirige vers la source du rire. Ce n’est surement qu’une des triplées ! Ses mains tremblent légèrement alors qu'elle écarte une pile de linge sale. Et là, cachée comme une petite souris, elle découvre une fillette. — Oh, tu es là ! s'exclame Madeleine, un sourire soulagé éclairant son visage. Tu ne devrais pas être au lit ? La fillette la fixe, ses yeux d'un bleu profond paraissant sonder jusqu'aux tréfonds de l'âme de Madeleine. Un frisson glacé parcourt l'échine de cette dernière, comme si une main invisible venait de la saisir par le cœur. — Je ne suis pas celle que tu crois, murmure la fillette alors que sa voix a changé. Elle est plus grave, plus âgée, comme si elle provenait d'un autre monde, d'une autre époque. Madeleine sent une pression atmosphérique s'abattre sur la pièce, comme si l'air même refusait de circuler. Les murs semblent se rapprocher, et le ronronnement de la machine à laver se transforme en un grondement sourd, presque menaçant. — Je suis L'Ami, continue la fillette, chaque syllabe tranchant l'air comme une lame.  Ouvre la porte, maintenant, avant 23h ! Le visage de Madeleine blêmit.   ***   Melvil avance dans le couloir, ses yeux rivés sur le sol, où des taches écarlates ponctuent le parquet. Du sang ? Non, ça doit être une mise en scène, une farce macabre, se persuade-t-il. Il secoue la tête, comme pour chasser cette idée obsédante. — Je suis trop vieux pour ces conneries, murmure-t-il, mais sa voix tremble, trahissant une anxiété qu'il ne peut plus ignorer. Une sensation glaciale lui parcourt l'échine, comme si chaque goutte de sang était une note dans une sinistre symphonie d'avertissements. Il pénètre plus profondément dans le couloir, incapable de détourner son regard du liquide rougeâtre qui semble s'étendre, comme une marée montante de l'horreur. Un meurtre vient-il de se produire ? Est-il le prochain sur la liste ? Son cœur tambourine dans sa poitrine, chaque battement amplifiant son malaise. Et puis il le voit. Un corps gît à l'extrémité du couloir, baignant dans une mare de sang. Melvil se fige, un froid glacial envahissant son être, comme si une main spectrale venait de se poser sur son épaule. Il détaille le corps d'un adolescent, aux longs cheveux blonds, étalé de manière grotesque sur le sol, comme une marionnette désarticulée. Avec une prudence qui frise la paralysie, Melvil s'approche du corps. Chaque pas est un effort monumental, comme s'il marchait dans un marais d'angoisse. Et alors, la révélation le frappe de plein fouet : ce visage, il le connaît ! C'est le lycéen qui a jetté son invitation pour le babysitting dans la poubelle. — Il s'appelait Melvil…

Chapitre 3 :
Il s'appelait Melvil…

de l'histoire
À 19h chez les Faustin
par Bat.Jacl
Halloween Horreur

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R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 1714 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 413 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 185 🌳 se battent pour une place sur le podium.



_Aniro_ atteint un score honorable de 130 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
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Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 160 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 77 suites.


Les chapitres de

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