The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
848494 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



279 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



406 lectures
1 suite

Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



388 lectures
0 suites

Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



906 lectures
0 suites

Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1360 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1477 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Je me glisse dehors et ferme lentement la porte derrière moi, puis m’avance prudemment vers le centre du village alors que le vent glacé s’engouffre déjà dans les interstices de ma cape rouge pour me geler les os. Je poursuis néanmoins mon chemin, foulant les pavés teintés de pourpre, comme annonciateurs d’une nuit idéale pour répandre le sang. Tout ceci résonne en écho aux avertissements de Grand-Mère, mais la curiosité qui guide mes pas est trop forte. Si quelque chose doit se passer, il faut que je sache. Les ruelles dont je longe les murs laissent place à de plus grandes rues, quand un bruit se fait entendre un peu plus loin vers l’avant. Des chuchotements ? Ça semble un peu trop sonore pour être ça. Les battements de mon cœur s’accélèrent, mais je dois continuer. Depuis le bout de la rue, un écoulement d’eau familier se superpose aux chuchotements : la fontaine de la place de l’église va bientôt s’y dessiner. Les voix proviennent de là-bas, mais je ne parviens pas à les reconnaître. — … faut qu’on trouve quelqu’un… À présent arrivée à l’angle de la place, je sais qu’ils sont à quelques mètres de moi, car leurs voix me parviennent sans difficulté. Mais si je veux arriver à les apercevoir, je risque de me faire prendre, et ils ont l’air de préparer un sale coup. Qui sait comment ils m’accueilleront ? — … se sont barricadés, tu veux vraiment entrer dans une maison ? Mais je ne peux plus tenir, il faut que je trouve qui sème la terreur à Thiercelieux. M’accroupissant le plus possible, j’avance la tête, priant pour que ma tenue d’habitude si voyante me camoufle pour une fois. J’ai le temps de distinguer trois hommes vêtus de longues capes ternes : deux sont dos à moi, alors que le dernier me fait face, la tête tournée vers un de ses compères. Derrière eux, surplombant l’église, la lune écarlate nous observe et répand son éclat sur chaque recoin de la place, hormis le visage de l’individu que j’aurais aimé pouvoir identifier, masqué par son capuchon rabattu. Au bout d’une poignée de secondes, ce dernier tourne la tête dans ma direction. Je me recule brusquement. Un silence suit, et mon cœur rate un battement : il m’a vue, c’est sûr ! — Si on a pas le choix, il faudra bien. Ouf ! C’était moins une. Après tout, l’obscurité dissimulait ses yeux : il devait regarder ailleurs. Ou alors il se tournait vers l'autre homme, celui qui venait de parler ? D’ailleurs l’un de ceux-là devait être le forgeron, à en juger par la cape tendue par des muscles épais. Ou un étranger ? Difficile de reconnaître leur voix, entre la faible intonation et le bruit du vent. — … suffit d’un témoin, et on est foutus. Essayons déjà dans les rues. Attends, qu’est-ce qu’il vient de dire ? Vite, il faut que je rentre à la maison ! Mais si je fais trop de bruit, ils vont me tomber dessus. Et si l’un d’eux emprunte ma rue, c’est moi qui suis foutue ! Sans aller jusqu’à courir, je presse le pas en rebroussant chemin. À peine ai-je fait quelques pas que des cris gutturaux viennent déchirer le silence qui avait commencé à m’envelopper. Ils proviennent de la place, et à vrai dire, on pourrait même qualifier ces cris de bestiaux. Se peut-il qu’il s’agisse de hurlements… de loups ?

Chapitre 2 :
Pleine lune

de l'histoire
Lune sanglante
par BanjiBanjo
Fantasy Chaperon Rouge Conte

- Hey toi.   A ces mots, le type devant moi se retourna. C'était un type banal, costard, cravate bien serrée, chaussures de ville, sa chemise blanche étant sa seule touche de couleur. C'est sûr que comparé à moi, il était bien mieux fringué.   - .....c'est toi....   Il se mit à fuir avant d'avoir demandé son reste.   - Fait chier...   C'était pas la première fois que je me faisais reconnaître. Je sorti mon téléphone. 6 février 2025 : 10h Pas de notif.   - Il est passé où lui encore... Il commence à me courir sur le haricot.   Rangeant mon téléphone. Je regardais la ville devant moi. Ca faisait combien de temps déjà que j'étais comme ça ? Bah, est-ce que c'est vraiment important au final.   - Bon, il va pas s'attraper tout seul ce type.   Je pris une grande inspiration. Sa peur était puante. A reculons, je suivais sa trace. Après quelques minutes, sont odeur se fit plus présente, presque poisseuse. Au détour d'une ruelle, je le repérai, dans un cul de sac.   - Yo. - Comment tu m'as trouvé ? Fous-moi la paix ! - Tu empeste, je suis sûrement pas le seul à te sentir dans le coin. - Dégage !   Le type sortit un flingue, et le pointa sur moi.   - T'es sérieux, tu sais bien que ça sert à rien. - Tu dis ça, mais si ça se trouve tu flippes juste de te prendre une balle. - Ne rends pas mon taf plus dur qu'il ne l'est déjà. - T'es tout seul, crétin, tu crois que tu vas faire quoi ?! - Crois-moi, t'aurais préféré qu'il soit là...   Une odeur atroce me prit au nez, métallique, presque comme du sang caillé. Il était sur le point d'appuyer sur la gâchette. Je pouvais pas risquer que la balle atteigne quelqu'un derrière moi. En moins d'une seconde, je pris appuie sur mes jambes, et fonça sur lui, bien trop vite pour qu'il n'y puisse rien faire. Un coup dans le ventre, un crochet dans le menton, et ma main sur la gorge. Son arme tomba au sol.   - T'aurais pas dû.   Son regard révélait une peur d'une intensité que je n'avais jamais vue chez aucun humain. À raison. Aucun humain ne pouvait connaître la peur d'être dévoré en étant soi-même un démon. Je ne pouvais pas laisser les humains me voir, alors je rendis la ruelle aussi sombre que possible, rendant nos silhouettes totalement indiscernables. Ma main commença à trembler, comme si mes os prenaient vit. D'un coup, mes doigts se changèrent en lame, et je lâchai la gorge du type, avant d'enfoncer ma main dans sa poitrine. Quand je la retirai, le corps du type cessa de bouger, et s'affaissa au sol. Les lames redevinrent des doigts, tenant entre eux une boule fumeuse et vibrante.   - Rouge.....   J'avalai l'âme, avec dégout.   - Tu l'a dévorée n'est-ce pas.   Un autre type se tenait derrière moi, fringué comme un cliché d'inspecteur de films, grand manteau entre beige et marron, veilles bottes d'il y a 30 ans, chapeau à bord long, une sale gueule avec une barbe de trois jours permanente.   - Tsss, t'arrives enfin. T'as mis le temps. - Tu sais que tu es censé me le livrer hein. - Je pourrais, si tu faisais ton job. T'étais où ? - Je bouclais un dossier. - T'as mon numéro, envoie au moins un message. - Bah, je suis pas à l'aise avec ces trucs.   Le corps au sol se transforma en cendres. Je relâchai alors mon obscurité, et la lumière revint dans la ruelle.   - Et son âme ? - Rouge. - Merde... Bon, rejoins-moi au Département pour 14h. On a un petit nouveau en cavale. - Un nouveau ? C'est rare qu'on puisse les repérer si tôt. - Faut dire qu'il est pas bien discret. Il a tout juste fait 4 ou 5 victimes, donc celui-là, faut pas le bouffer. - Ca va, je sais faire mon taf le vieux. - Allez, à tout' !   "Le vieux" partit, me saluant à la va-vite sans même se retourner. Moins de 5 victimes, et déjà repéré par le Département ? C'était rare, les démons tendaient plus à se faire discrets. Un démon aussi jeune.... il avait encore une chance de salut.

Chapitre 1 :
Démon

de l'histoire
Démon
par Laurent
Démon Enquête Horreur

.La première impression est toujours fausse.C’est une règle simple.Quand les gens rencontrent quelqu’un pour la première fois, ils ne voient jamais la réalité. Ils voient seulement ce qu’ils veulent voir.Un sourire devient de la gentillesse.Un silence devient de la timidité.Un regard devient de la confiance.Mais tout cela n’est qu’une façade.Les humains sont des acteurs.Certains jouent mal.D’autres jouent extrêmement bien.Et quelques rares personnes… ne jouent pas du tout.La cloche venait de sonner la fin du premier cours.La salle se remplit immédiatement de bruit.Des conversations commencèrent dans tous les coins de la classe.Certains élèves parlaient avec enthousiasme de l’école.D’autres semblaient déjà comparer leurs notes, leurs résultats, leurs capacités.La compétition avait commencé.Même si la plupart d’entre eux ne s’en rendaient pas encore compte.Je restais assis près de la fenêtre.Dehors, le campus s’étendait sur plusieurs hectares. Des bâtiments modernes, des terrains de sport, des jardins parfaitement entretenus.Un endroit presque trop parfait.Une illusion soigneusement construite.Derrière moi, deux garçons discutaient.— Tu crois vraiment qu’il y a une compétition entre les classes ?— Bien sûr. Ce genre d’école adore ça.— Ouais mais… "survie", c’était bizarre comme mot.Je pouvais entendre une légère nervosité dans sa voix.Intéressant.Le mot choisi par la professeure avait marqué les esprits.Les mots sont des outils puissants.Ils peuvent créer de la peur.Ou de l’espoir.Tout dépend de la manière dont on les utilise.Un bruit de chaise interrompit mes pensées.La fille aux cheveux noirs se leva.Elle commença à discuter avec plusieurs élèves autour d’elle.Rapide.Très rapide.Elle n’avait pas attendu longtemps pour établir des contacts.Stratégie classique.Construire un réseau dès le début.Je la regardai quelques secondes.Posture droite.Voix calme.Regard direct.Elle ne souriait presque jamais.Type : rationnelle.Probabilité d’intelligence élevée.Potentiel adversaire.Je détournai le regard avant qu’elle ne remarque mon observation.Il ne faut jamais observer quelqu’un trop longtemps.Les gens ressentent ce genre de chose instinctivement.Au fond de la classe, le garçon blond riait avec trois autres élèves.Complètement différent.Il parlait fort, racontait déjà des histoires, tapait amicalement sur les épaules.Type social.Les gens comme lui deviennent souvent populaires très vite.Mais ils ont une faiblesse évidente.Ils veulent être aimés.Et vouloir être aimé… signifie dépendre des autres.Une dépendance est toujours exploitable.Quelqu’un s’assit soudainement à côté de moi.Je tournai légèrement la tête.Un garçon mince, cheveux bruns un peu désordonnés.Il semblait hésiter à parler.— Salut…Sa voix était prudente.Je restai silencieux quelques secondes avant de répondre.— Salut.Il sembla soulagé.Comme si ma réponse avait validé quelque chose.— Tu trouves pas cette école… bizarre ?Question intéressante.Mais la manière dont il l’avait posée était encore plus intéressante.Il cherchait quelqu’un qui partageait son inquiétude.Un instinct naturel.Quand les humains ont peur, ils cherchent toujours un groupe.— Pourquoi ?Il hésita.— Je sais pas… le discours du professeur, cette histoire de classes qui s’affrontent…Il se pencha légèrement vers moi.— On dirait presque un jeu.Je le regardai.Un jeu.Oui.C’était exactement ça.Mais lui ne l’avait compris qu’à moitié.— Peut-être.Il fronça légèrement les sourcils.Ma réponse ne lui donnait pas la réaction qu’il attendait.Les gens veulent toujours une confirmation.Une émotion.Un accord.Le silence les déstabilise.Il se gratta l’arrière de la tête.— Au fait… je m’appelle Lucas.Je hochai la tête.— D’accord.Un moment de silence passa.Il attendait probablement que je dise mon nom.Je ne le fis pas.Après quelques secondes, il toussa légèrement.— Et toi ?Je tournai lentement la tête vers la fenêtre.— Ça n’a pas vraiment d’importance.Il resta figé une seconde.Confusion.C’était une réaction normale.Les humains suivent des règles sociales invisibles.Quand quelqu’un ne les respecte pas, ils ne savent plus comment réagir.Finalement, Lucas se leva.— Bon… je vais parler avec les autres.— Bonne idée.Il partit rejoindre un groupe plus loin.Je continuai d’observer la classe.La fille aux cheveux noirs dirigeait déjà une conversation avec cinq élèves.Elle posait des questions.Beaucoup de questions.Elle collectait des informations.Très intelligent.Le garçon blond, lui, faisait rire toute une table.Influence émotionnelle.Différente stratégie.Mais efficace.Chaque personne dans cette classe avait déjà commencé à jouer.Sans même s’en rendre compte.Je fermai légèrement les yeux.Dans un environnement comme celui-ci, il existe toujours trois types de personnes.Les joueurs.Les pièces.Et ceux qui contrôlent l’échiquier.La majorité de cette classe deviendra des pièces.Quelques-uns deviendront des joueurs.Et moi…Je regardai lentement toute la salle.Je n’avais aucune intention d’être l’un ou l’autre.La cloche retentit à nouveau.Les élèves retournèrent à leur place.Le deuxième cours allait commencer.Mais quelque chose attira mon attention.La professeure venait d’entrer.Elle posa une petite boîte métallique sur son bureau.La classe devint silencieuse.Elle observa chacun d’entre nous.Puis elle parla calmement.— Avant de continuer les cours…Elle posa la main sur la boîte.— Nous allons commencer par un petit test.Un léger murmure parcourut la salle.Elle sourit.Un sourire étrange.— Un test très simple.Elle ouvrit lentement la boîte.À l’intérieur…se trouvaient plusieurs cartes.Elle leva les yeux vers nous.— Ce test va simplement me permettre de voir…Elle marqua une pause.— Quel type de personne vous êtes.Un silence lourd tomba sur la classe.Et pour la première fois depuis mon arrivée…Je sentis quelque chose d’intéressant.Peut-être que cette école…était encore plus amusante que je ne l’avais imaginé.

Chapitre 2 :
Obseravtion

de l'histoire
Mastermind School
par Yljm33
Début Écriture Collaboratif

Un battement de cœur en moins. C’était ça. Il venait de louper un battement et le choc résonnait dans tout le reste de son corps, jusqu’à ses orteils. Un terrible vertige prit d’assaut son crâne, il dût s’aplatir contre un arbre pour ne pas s’écrouler dans l’herbe. Lucien le ressentait dans la moindre parcelle de sa peau ; il lui manquait quelque chose, et ça faisait terriblement mal. Enflammé. Il lâcha un juron et la faux qu’il tenait encore entre des mains. Les paupières frémissantes, la peau comme recouverte d’écailles, les poumons prêts à exploser, il enfonça ses doigts dans l’écorce. Le paysage tanguait sous ses yeux, il savait qu’il devait vite retrouver Alice… La Marcheuse… L’autre fille… Mais il n’arrivait même plus à tenir sur ses jambes. Sous ses pieds, il crut voir un gouffre s’ouvrir ; une faille terrifiante séparait maintenant le sol, aussi noire, profonde et gelée que l’espace. Et ça l’attirait. Inévitablement. Juste avant de plonger dans ce chaos, Lucien crut apercevoir une silhouette rougeoyante palpiter au loin. Mais ça n’avait plus d’importance. Pas plus que ce foutu chat mauve, perché sur une branche juste en face, tête à l’envers et corps retourné, qui murmura dans un espiègle rictus. -         Vous avez échoué ici, chanceux chapardeurs. Bonne chance. Alice n’est pas contente et la Reine se vengera sûrement. Il sombra. Une chute. Longue. Un vertige. Doux.                                                                                                                                                                 Leyla hoqueta à cause de l’énorme plat qu’elle venait d’effectuer sur le sol, d’une grâce sans pareille. Un éclair parcouru ses côtes, elle gémit. Sous ses doigts, elle ne reconnut pas l’herbe verdoyante qu’elle avait eu la chance de rencontrer quelques instants plus tôt ; c’était plus dur et bien moins agréable. De la moquette ?  La brunette ouvrit les yeux avec peine, comme si elle revenait d’un long sommeil. Hélas, elle comprit bien vite que le cauchemar était loin d’être achevé, en particulier lorsqu’elle entendit un affreux bruit de succion à sa gauche, suivi d’un cri étouffé. -               Bordel ! Comment ne pas reconnaître la voix -magnétique en dépit de sa grossièreté- de ce cher Lucien. Leyla, toujours en étoile de mer sur le sol, le considéra un instant alors qu’il ébouriffait son crâne endolori ; il ne semblait pas avoir apprécié la chute.    -               J’commence à en avoir ma claque de toutes ces conneries ! Et puis elle est où l’autre… Elle aussi, elle en avait sa claque. Leurs regards se croisèrent, celui de Lucien se voila d’une certaine bienveillance, ce qui étonna beaucoup la jeune fille. S’habituant à cette nouvelle lumière tamisée, elle constata qu’elle avait bien atterrit sur une moquette dont les motifs formaient de drôles de ruches alternant jaune, brun et rouge. Elle connaissait cette moquette, tout du moins elle l’avait déjà rencontrée, c’était certain. Encore un éclair dans les côtes. Sa bouche se tordit dans une étrange grimace. Lucien devait être en train de dire quelque chose en s’approchant d’elle, ça semblait gentil, mais la belle concentrait bien trop son attention sur les lieux pour l’écouter. Non pas qu’elle était hautaine et dédaigneuse, loin de là. Mais lorsqu’elle comprit où ils venaient réellement de débarquer, elle en eut la nausée. Sa tête pivota vers celle du jeune homme, la mine grave. Lui, il la considérait de haut en bas, presque inquiet et pourtant tout aussi agacé de ce soudain silence. C’était ça, elle l’agaçait. Et il crevait d’envie de prendre son visage entre ses mains, d’enfoncer ses pouces dans ses petites joues rondes, de crisper ses doigts derrière ses oreilles ; de serrer cette bouille terrifiée jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Rien qu’avec cette sombre pensée, Lucien remarqua que ses bras tremblaient, comme contractés par cette pulsion de violence. Une veine apparut sur son front, il détourna le regard en un soupir. Quelque chose clochait. Ce devait être à cause de ce couloir qui semblait sans fin, tapissé de part et d’autre de portes numérotées. Les murs, d’un crème vieillot, luisaient sous les luminaires accrochés à intervalles réguliers. Au loin retentit une clochette d’ascenseur en train de s’ouvrir. Dans l’air flottait une odeur de propre et de meurtre. Lucien ne comprenait pas, Leyla se tordait d’anxiété. D’un mouvement particulièrement lent, la demoiselle tendit sa main vers Lucien pour chercher de quoi s’accrocher, avec l’impression que ce contact devenait vital. Elle agrippa ses longs doigts –qui auraient pu être ceux d’un pianiste- autour de l’auriculaire de son partenaire, trop timide pour apprivoiser sa main d’une seule traite. Ce tout petit contact surprit le type qui frissonna avant de bafouiller. -               Qu’est-ce qui t’arrive ? T’as l’air terrifiée… -               Tu sais toujours pas où on est maintenant, c’est ça ? Sa voix se brisa en fin de phrase et comme pour empêcher Lucien de répondre, qu’en effet, il n’en avait aucune foutue idée, un crissement mécanique résonna derrière eux. Comme un seul homme, ils firent tous deux volte-face pour tomber nez à nez avec un jeune garçon, perché sur son tricycle, dévalant le fameux couloir dans leur direction. Sa petite tête blonde dodelinait alors qu’il avançait, tout petit qu’il était, et dès lors que ses yeux croisèrent ceux des deux intrus, il stoppa net sa course pour les observer d’un air curieux. Lucien comprit immédiatement. Il n’avait jamais lu le livre, mais se souvenait bien du film, en particulier parce qu’il y avait emmené une fille au cinéma, persuadé qu’elle viendrait se blottir dans ses bras pendant les scènes un peu flippantes. Leyla, quant à elle, s’adoucit aussitôt ; elle s’attendait au pire à propos de cet endroit, mais ce personnage devait être le seul plus sympathique de l’histoire –si l’on ne compte pas sa mère. -               Shining ? murmura Lucien sans détourner les yeux du nouvel arrivant. -               Shining, répondit sa comparse sur le même ton. -               Lui, il est pas méchant hein ? -                Lui, non, son père par contre… On ferait mieux de pas trop s’éterniser ici. Le petit blond repris son chemin vers eux jusqu’à s’arrêter à leur niveau, son vélo n’émettait pas un seul bruit sur cette horrible moquette. Il était si petit, l’innocence brillait encore dans le fond de sa pupille ; ça et, une autre chose bien plus profonde, bien plus sournoise. Sa petite voix d’enfant fit presque sursauter Leyla. -              C’est vous les fantômes de la chambre 237 ? Tous deux, d’instinct, fixèrent leur attention sur la porte à leur gauche. 237. Leyla frissonna. -              Absolument pas, et il est hors de question que j’y rentre ! Pas plus que dans la suite… -              Faut trop qu’on aille dans le labyrinthe ! s’émerveilla tout d’un coup Lucien, ce qui fit rire le petit garçon. Leyla jaugea le brun à ses côtés, le sang glacé. Il n’a dû voir que le film... -              On pourra y faire un tour avec ma maman après le goûter si vous voulez ! Il fait beau dehors ! Je m’appelle Danny ! Lucien lui sourit, et même Leyla sembla s’apaiser un instant. -       Salut l’mioche ! Moi c’est Lulu et ma copine là, c’est Leyla. Et on n’est pas non plus des fantômes… Le visage dudit Danny s’assombrit en un instant, sa petite mine d’enfant venait tout juste de prendre une maturité fulgurante, comme s’il avait déjà vécu mille vies. -              C’est certain… Mais si ça vous dit, je peux aussi vous emmener voir des fantômes… Des vrais. Lucien regretta presque aussitôt son amicalité.

Chapitre 7 :
...dans de beaux draps...

de l'histoire
Le livre dont vous êtes le...
par MadBlackHands

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
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Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

Wargen

ont engendré 63 suites.


Les chapitres de

R.Th

ont engendré 49 suites.

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