The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
690 chapitres coécrits
755573 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (202) Écriture (177) Début (146) Concours (127) Prologue (125)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Quelques Chapitres à ne pas oublier

Jetons un petit coup d'oeil chez la famille Kadaquess, après quelques jours d'absence. Aujourd'hui est une journée comme une autre, qui s'annonce sous les meilleurs auspices pour toute la famille. Comme Pâques approche, dans le village est organisée une petite fête foraine, afin que les enfants puissent se divertir pour cette occasion; comme ce fût le cas pour Noël. Il y aura différentes attractions dont le manège SourceFable, avec les différents personnages de cette aventure. Très heureuse à l'idée d'y aller, Antigone et Philogone les petites jumelles sont déjà toutes excitées comme des puces, de quoi faire perdre son calme à Will. Les forains sont installés depuis une semaine à leur place respective déjà, et hier lorsque Tesse est allée les récupérer à l'école, elle les a emmené faire un petit tour, bien que le manège n'était pas actif ce jour-là; les forains étant entrain d'installer tout le matériel. Déjà, cet été et pour Noël, les petites filles avaient déjà leur coup de coeur favoris; si Antigone avait opté pour Quetzalcoatl, Philogone quant à elle, avait eu un coup de coeur pour Kitsu. Mais durant la visite avec Tesse, elles ont découvert de nouveaux personnages qu'elles voudraient essayer. Si Philogone souhaite opter pour Narcisse, Antigone en revanche vient d'avoir un coup de coeur pour Fuao; une reine de la dynastie chinoise. Alors toutes excitées, les filles s'agitent; et au moment de partire, l'excitation redouble d'intensité; ce qui va très vite agacer Will; malade depuis quelques jours déjà. Avant de prendre la voiture, Tesse demande aux petites: "Alors les filles, contentes d'aller à la fête foraine? Vous savez déjà dans quel manège vous voulez monter?" Le sourire jusqu'aux oreilles, Philogone répond: "Oui, moi j'veux Narcisse."   Tesse réplique: "Narcisse, et toi Antigone, t'as choisi qui?"   En sautant de joie, Antigone lui répond: "Ah, moi c'est Fuao. J'suis trop contente, je vais pouvoir essayer Fuao! 😃😃😃😃😃😃 Je vais enfin essayer Fuao! 🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗🤗 Oui, je ne rêve pas, je vais essayer Fuao!!! 😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂"   Quelques minutes plus tard, toute la petite famille se dirige vers la voiture de Will. Et si dans ce scénario tout laisse penser que c'est Philogone qui ouvre tout le temps les hostilités, pour une fois, c'est Antigone qui s'agite à l'idée d'aller à cette fête. Elle gesticule en criant:   "Fuao! Fuao! Fuao! Je vais l'essayer! Enfin! Fuao!"   Mais à la vue d'une Antigone extrêmement excitée, Will perd patience; et il ne va pas hésiter à le lui faire savoir. Il s'approche rapidement d'elle, la regarde droit dans les yeux et lui dit:   "Antigone! Alors écoutes-moi bien. Écoutes-moi très attentivement. Si tu continues à t'exciter comme une puce, à hurler Fuao à tout bout d'champs comme ça, je te jure, que tu vas être sérieusement punie. Mais sérieusement punie; tu feras pas d'manège, y aura qu'ta soeur qui en fera; et moi j'te ramènerais à l'appartement et tu vas aller t'coucher. T'as compris?"   Surprise, Antigone dit: "Oui; ok: promis."     Après ce petit rappel à l'ordre, toute la famille peut enfin partir; direction le village de Sainte Magalie où se trouve la fête foraine. Comme pour Noël, tous sont accueillis par Véronique: 50 ans, l'organisatrice de cet événement. Tellement excitées, les filles en oublient de la saluer: mais c'était sans compter Will qui ne va pas tarder de leur rappeler. En regardant ses nièces droit dans les yeux, il leur dit:   "Eh! Les filles, qu'est-ce qu'on dit? On dit bonjour; c'est la moindre des politesses."   Antigone, bien qu'excitée, regarde Véronique et la salue:   "Bonjour!"   Mais si Antigone cette fois-ci obéit sans aucune difficulté, ce n'est pas le cas de Philogone. La famille est à peine arrivée vers les stands que la petite commence à courir de partout: pour Will, qui souffre déjà d'une vilaine blessure aux jambes, une véritable course débute. Énervé mais déterminé, le jeune homme crie en courant.   "Philogone! Philogone, tu viens ici tout de suite! Tout de suite avant que je m'énerve un-peu trop et que je te punisses."   Mais Philogone n'a que faire des ordres de son parrain, elle n'aime pas attendre alors elle se précipite aussitôt vers les différentes attractions. Mais malheureusement pour elle, Will ne compte pas abandonner si facilement: c'est pourquoi il la poursuit et dit:   "Philogone, viens ici. N'essaies pas d'me faire courir parce que j'te jure que tu vas vraiment être punie toi hein. Non seulement tu feras pas d'manèges, mais tu vas rien avoir pour Pâques."     Ne rien avoir pour Pâques; justement: cette phrase fait tout de suite écho dans la tête de la petite Philogone. À cette idée, la petite décide de revenir vers toute sa famille, et ne fera plus aucune bêtise jusqu'à leur départ de la fête foraine.     Quelques minutes plus tard, dans la fête: les petites filles ont choisi le manège dans lequel elle voulaient monter; et comme convenu, Antigone a opté pour Fuao, quant à Philogone, elle a opté pour Narcisse. Mais alors que le tour est fini, Philogone; qui adore les sensations fortes, décide de monter dans une furie écarlate. Mais comme le lui a expliqué l'organisatrice, Furie Écarlate étant un manège très virulent, il n'est pas interdit pour des enfants de leur âge; mais il est déconseillé; c'est pourquoi Will et Tesse vont refuser qu'elle essaie. Non contente de ce refus, Philogone fait un caprice. Alors qu'elle tient le bras de Will pour marcher, elle commence à s'agiter, en gesticulant dans tous les sens; ce qui va fortement énerver le jeune homme. En criant, la petite dit:   "Mais moi j'veux essayer la furie écarlate! Sil te plaît Will!"   Pour tenter de la calmer, Will lui répond: "Écoutes Philogone; la furie écarlate tu ne peux pas en faire, parce vu sa vitesse et sa dangerosité elle est déconseillée; voilà, c'est tout!"   Mais la petite fille, rebelle et insistante, dit d'une voix larmoyante:   "Mais déconseillé ça veut pas dire la même chose qu'interdit! 😬"   C'est maintenant au tour de Tesse de prendre la parole. D'un ton plus doux que Will, elle explique: "Oui, c'est vrai ce que tu dis; interdit ne rime pas avec déconseillé; mais si on est pas d'accord, c'est pour ne pas que tu soies choqué; d'accord?"   Limite en larmes, Philogone répond à la jeune femme: "Oui; d'accord. 🥺"       Et finalement, après cette brève petite piqûre de rappels la sortie en famille se poursuit normalement. Normalement, jusqu'au moment où, pendant une attraction qu'il voulait essayer, Will se blesse aux jambes: et elle a l'air assez grave car il vient de se blesser là où il s'était déjà blessé lors d'une pratique de gymnastique avec sa nièce Philogone. En le voyant dans une extrême détresse, Tesse décide finalement d'écourter ce joli moment, afin de rentrer pour soigner Will.       Quelques minutes plus tard, à la maison. La douleur est de plus en plus forte dans les jambes de Will. À peine Philogone va-t-elle lui toucher les jambes, qu'il va se mettre à hurler. Il dit:   "Ah! Aïe, Philogone mais tu m'fais mal! Aïe aïe aïe!!!  😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭"   Comme à son habitude quand son parrain ne va pas bien, Philogone lui caresse la joue. Mais aujourd'hui elle va  faire preuve de tous ses pouvoirs magique pour pouvoir l'apaiser. Tout en caressant sa joue, elle lui dit:   "Allez; calmes-toi. Quetzalcoatl! Sil te plaît! Quetzalcoatl, il faut venir vite!"       Mais contre tout attente, cette fameuse prière à ce Quetzalcoatl a bien calmé le jeune homme; c'est pourquoi Tesse lui conseille de dormir au plus vite, afin de passer une bonne nuit: mais malheureusement, vu l'ampleur des douleurs et des dégât, il y a de fortes chances pour que la nuit s'annonce difficile pour le jeune homme. Quant aux petites jumelles, elles dormiront jusqu'à tard dans la matinée.

Chapitre 4 :
La blessure qui a dégénéré

de l'histoire
The Ramily/Kadaquess family
par Catalina
Début Écriture Collaboratif

Je n’arrive pas à y croire ! Ce n’est pas simplement un prédateur, elle possède une conscience. Sans pouvoir me l’expliquer, en une seule phrase, j’ai entraperçu la profondeur de sa sagesse, tel un puits sans fond… Au moins la conversation est possible, et elle a clairement indiqué que le respect pourrait l’influencer, je dois jouer sur cette corde. Alors que je suis perdu dans mes pensées, elle se remet en mouvement dans ma direction, probablement décidée à faire de moi son deuxième repas de la journée. — Je vous retourne le compliment ! m’exclamé-je. Vous n’êtes pas facile à semer ! Un cri strident résonne de manière irrégulière. Est-ce un rire ? Mes yeux s’agitent autour de l’immense monstruosité qui remplit presque l’intégralité du couloir, cherchant désespérément une issue. Au-dessus d’elle, j’aperçois le plafond de verre qui s’est brisé sous son poids. Mais il est hors de ma portée… — Tu arrives à faire preuve de répartie dans un moment comme celui-ci. Tu es amusant pour un humain… Feignant la gêne, j’en profite pour jeter un bref regard derrière moi. Il n’y a qu’un long tunnel. Si je fais demi-tour, je vais m’enfoncer à nouveau dans les profondeurs, me piéger un peu plus. Et puis, il faut dire la vérité : je sais pertinemment que je ne suis pas capable de la semer. C’était quoi cet éclat brillant dans mon dos ? Ses longues pattes reprennent leur marche vers moi, je dois la faire parler : — J’imagine bien que peu de monde a réussi à vous échapper. — « Peu », ce n’est pas le mot exact… — C’est une question d’appétit ou de secret ? répliqué-je du tac au tac. Même si ses yeux noirs sont extrêmement difficiles à déchiffrer, je semble l’intriguer. D’ailleurs, elle s’est à nouveau arrêtée. C’est bien, ça me laisse un peu de temps pour élaborer un plan pour ne pas finir comme… Ronan… — Un peu des deux… Tu as une bonne logique, humain… Disons qu’un corps comme le mien a besoin d’une énergie considérable et puis, il y a le… À nouveau, un bref coup d’œil derrière : c’est bien ce que j’ai vu ! Il y a une vitre sur le sol ! Si l’araignée atterrit dessus de toute sa force, elle devrait passer à travers. C’est ma seule chance d’espérer la semer ! Une chance que Ronan n’a pas eue… Je ne l’écoute plus, mais elle continue de me répondre, distraite. Si je dois courir en direction du plancher de verre, c’est maintenant ! Est-ce vraiment mon unique échappatoire ?

Chapitre 3 :
La ruse

de l'histoire
Traqué
par Bat.Jacl
Horreur Araignée Fantastique

          Autrefois, je vivais dans un pays froid où il faisait plus souvent nuit que jour. Des nuits où apparaissaient des Aurores Boréales. Toutes les nuits, mes parents fermaient volets et rideaux, bouchaient le moindre petit interstice et tout le monde s’enfermait à la maison avec des consignes claires.   Ne sors pas. N’ouvre ni les fenêtres, ni les portes.. Ne parle pas. Ne chante pas. Silence et immobilité. Tu pourras sortir quand le soleil brillera. Non, tu ne peux pas voir la lune. Non, tu ne peux pas voir les Aurores. C’est trop dangereux.             Chaque fois que je demandais pourquoi, mes parents secouaient la tête en me bordant.           Je n’ai jamais vu le ciel nocturne, les étoiles ou la galaxie. Quelque chose que je souhaitais plus que tout au monde.           Je n’aurai pas dû.               Je courais plus vite que je n’ai jamais couru auparavant, armée d’une simple lampe torche qui éclairait juste assez mon chemin pour me permettre de voir où je posais les pieds. Mon cœur pompait mon sang qui pulsait contre mes tempes, mes poumons brûlaient et mes jambes souffraient. Je ne savais pas combien de temps encore il me faudrait fuir, mais je savais que je ne pourrai pas continuer longtemps.           J’entendais mes poursuivants derrière moi et la vie sauvage hostile tout autour. Si l’un ne m’attrapait pas, l’autre serait là. Et même si par miracle j’échappais aux deux, tant d’autres choses auraient raison de moi. Le froid ou la fatigue, probablement, si je ne trouvais pas mon chemin hors de cette forêt.           Je courais, courais, courais et, enfin, aperçut les arbres s’écarter. L’espoir me donnant des ailes, j’accélérais, puisant dans mes dernières ressources. Mais, à la lisière de la forêt, je m’arrêtais net. Je me plaquais contre un arbre, une main sur la bouche et tentais de contrôler ma respiration.           Dans le ciel, une immense Aurore Boréale dansait.           Mes yeux me piquaient. Mon coeur s’affolait. Elle n’était pas là avant.           Il m’était facile de deviner l’approche de mes poursuivants.           Tremblant de tous mes membres, je n’arrivais plus à réfléchir, j’étais incapable de me décider, mais il fallait que je fasse un choix et vite si je ne voulais pas que deux d’entre eux me tombent dessus. Ils se rapprochaient.           Tous les parents prévenaient très tôt leurs enfants. Si tu vois une Aurore Boréale, cache-toi. Ne l’appelle pas, ne lui parle pas, ne chante pas pour elle, ne danse pas pour elle. Cache-toi, ne fais aucun bruit et prie. Prie pour qu’elle ne te remarque pas.           Ou elle t’emmènera.           Personne ne savait où, personne ne savait ce qu’était une Aurore, ce qu’il y avait de l’autre côté, rien. C’est ce qui me permit de choisir.           Jaillissant de ma cachette, je quittais le couvert des arbres et me dévoilais à l’Aurore. Tâche noire sur fond blanc, j’étais certaine qu’elle me voyait sans difficulté, mais pour en être sûre, je lui faisais de grands gestes en l’appelant, criant à pleins poumons.           Les lumières jaunes, vertes, bleues et toutes leurs nuances se figèrent, cessant de vagueler. Je n’avais jamais pu voir d’Aurores Boréales de cette façon et, malgré la gravité de la situation, je ne pouvais pas m’empêcher de l’admirer. C’était un magnifique kaléidoscope de lumière illuminant le ciel comme un ruban que quelqu’un agiterait à l’une des extrémités.            Soudain, plusieurs rais de différentes couleurs fusèrent. Je m’arrêtais, mon sang se glaçant d’effroi, en les voyant s’entremêler, se tirer, se barrer la route, comme si elles bataillaient. La violence inouïe de leur conflit provoquait des éclats de lumière aveuglants qui m’obligèrent à protéger mes yeux de mes bras.           Je regrettais ma décision. J’étais certaine de mourir, vaporisée par l’un de ces rayons. Je ne pouvais qu’espérer que cela soit rapide et sans douleur.           Puis, je sentis une douce chaleur m’envelopper de la tête aux pieds, détendant mon corps comme jamais, me faisant soupirer de bonheur. Ouvrant le yeux, je pouvais voir une lumière bleue m’entourer et, avant de sombrer dans l’inconscience, je me dis une chose :           Si la mort est si douce, alors je l’accueille avec bonheur.  

Chapitre 1 :
Aurores Boréales

de l'histoire
Aurores Boréales
par Athelard
Début Écriture Collaboratif

Avec une force dont je ne me serais pas cru capable, je parviens à me détourner de la vision cauchemardesque que m'offre ce miroir. Fuir. Seule alternative possible. Fuir ou mourir. Ou peut-être fuir et mourir… Je dévie, cet endroit est si grand que j'en ai le tournis. Dans mon malheur, toutes les fenêtres ont été condamnées, évidemment, personne ne devrait se trouver ici, mais l'érosion a fini par avoir raison d'un coin de fenêtre et quelques coups ont suffi pour créer une ouverture suffisamment grande pour s'y engouffrer. Quelle idée brillante ! Mais qui aurait pu croire que cette créature s'y trouverait ? Ronan et moi avons toujours été attirés par ces endroits mystérieux et interdits, galvanisés par toutes les vidéos youtube d'urbex. Ronan… Ma gorge se sert en imaginant son corps emmailloté dans un cocon, suffoquant jusqu'à la mort ou jusqu'à ce que la créature vienne liquéfier ses entrailles et se repaître de lui, de son être. Toute une vie durement bâtie, réduite en un amas de nourriture sans nom.   Mes pas me mènent dans une petite salle ressemblant plus ou moins à une cuisine. La sortie n'est pas loin, je crois… Je ne sais plus, tout se mélange dans mon esprit embrumé en manque d'oxygène. Quelle importance ? Mes jambes ne me portent plus, le plus simple serait d'attendre ici, de fermer les yeux et de penser à des choses heureuses pour accueillir la fin. L'enfer sera peut-être plus supportable si je pense à ma vie, à mes proches, à tout ce qui se terminera dès l'instant où la bête me prendra entre ses pattes.   Je n'entends plus rien. Plus de froissement léger qui me poursuit, seulement mon cœur qui bat au rythme élevé de ma respiration. L'espace d'un instant, l'espoir enfantin que la créature ait finalement abandonné sa proie me prend. Comme lorsque que, gamin, on fermait les les yeux en pensant dur comme fer que tous nos problèmes seraient réglés.  Imbécile ! La respiration me manque, mais je tente néanmoins de la calmer. Réfléchir, ne pas se laisser gagner par la panique. Trop tard… Il m’est impossible de ressortir par le couloir, celui-là même me permettant de regagner la sortie, le monstre m’y attend à coup sûr. Il guette, patient et obstiné que sa proie sorte, par folie ou par nécessité. Autour de moi, la cuisine déborde d’ustensils abandonnés et de placards éventrés, de quoi trouver quelque chose pour se défendre, un couteau, une fourchette… Peu importe quoi, du moment qu’il m’accorde une chance supplémentaire. Au centre de la petite salle se trouve une vieille table de bois rongée par l’humidité et les termites, à ses pieds, un couteau rouillé me regarde comme s’il se présentait en cadeau à moi. Lentement, à geste mesuré, j’en attrappe le manche par le bout de mes doigts sales, et le léger raclement qui s'ensuit me donne des sueurs froides. Je sens une larme couler le long de ma joue. Était-ce vraiment la seule ? Je ne saurais le dire et je m’en désintéresse complètement. Le couteau était léger dans ma main, un de ces couteau de cuisine énorme aux dents particulièrement crantées. un couteau à pain. Pas l’idéal, mais toujours mieux que mes ongles pour survivre. Je me déplace, mes genoux frottent sur le sol que je sens humide et légèrement collant. Une imagination débordante m’envahit avec des idées toutes plus sombres les unes que les autres, mais je les chasse rapidement tandis que mon corps se traîne vers une porte latérale, donnant accès à toujours plus d’obscurité.    Des escaliers. Ce chemin mène très certainement à la cave, sûrement l’endroit le plus hostile à cette maison, mais potentiellement doté d’une porte ou d’une fenêtre de sortie. Je n’ai pas le choix, je sais qu’elle est là, qu’elle m'attend, qu’elle se délecte déjà de son nouveau repas, à peine satisfaite du cadavre de mon ami. Je descend à quatre pattes, le cœur emplit d’horreur et les jambes flageolantes. La première marche craque sinistrement sous mon poids. Je la sens faite de bois, matériau miteux et abîmé par le temps. Je poursuis néanmoins, m’engageant entièrement dans la descente, pieds en avant afin de maintenir un visuel sur le couloir. Je ne le garde pas longtemps, l’horrible craquement qui suit ne laisse aucun doute sur ce qu’il se passe. Le bois s’arrache en deux, hurlant de douleur sous mon poids bien trop lourd pour lui après toutes ces années. Et je tombe, je ne peux empêcher un cri de s'éjecter hors de moi. D’abord de surprise, puis de douleur lorsque mon corps déjà fatigué rencontre le sol et les débris de bois. Si la bête avait perdu ma trace, il était clair que mon emplacement n’était plus un secret pour personne. Il m’est toutefois difficile de me relever, la douleur devenait trop grande, la fatigue, la peur… Mourir représentait une option de plus en plus facile et alléchante. L’esprit embrouillé, quelque chose capta mon regard, une lumière, providentielle et envoûtante, promesse d’une libération à laquelle je n’osais plus croire. Mais quelque chose cloche, même si je suis incapable de mettre le doigt dessus sur l’instant.  Puis la réalité reprend le dessus. Dans un recoin de la pièce, caché à ma vue, les rayons d’une lumière fantasmagorique caressent les murs. Une lumière bleue. Une lumière qui ne pouvait pas venir de l'extérieur.

Chapitre 2 :
Vers la lumière

de l'histoire
Traqué
par Boo-Bap-Doo-Wap
Horreur Araignée Fantastique

C'était un mardi matin comme un autre. Il s'était mis à pleuvoir des cordes, il y a de cela quelques minutes. J'avais eu la malchance de me retrouver chasser de mon propre appartement, alors que je venais à peine de sortir du lit. Paradoxalement, cette scène m’était quelque peu familière. Si je comptais bien, c'était tout de même la 6ᵉ fois en deux mois que de tels déboires m’arrivait. J’aurais sans doute préféré éviter la fraîcheur automnale et l'odeur des pots d'échappements des travailleurs se rendant à leurs bureaux. Mais si je devais être parfaitement honnête, j'y étais tout de même pour quelque chose dans cette histoire. Disons que j'avais une fois de plus voler, hier soir, les biscuits préférés de ma colocataire. Qui n'était autre que ma sœur d'ailleurs. Elle n'avait, mais alors pas du tout apprécié cet outrage. Et bien que sur le coup mon larcin m'avait bien fait rire, avec le recul, je me serais bien passé de la vengeance qu'il allait entraîner. J’avais été réveillé en fanfare, c'est le moins qu’on puisse dire. C’est fou le nombre de vidéos de trompette qu’un esprit malicieux et excentrique peut trouver sur internet. J’avais juste pu enfiler mes vêtements, que déjà cette chipie me mettait à la porte tout en me jetant au visage :  “– Avec des grands frères comme toi, pas besoin de Némésis ! Mes gâteaux sont sacrés !”  Le laçage de mes chaussures se fit donc sur le palier. J’aurais pu tout à fait rester dans mon immeuble en attendant d’avoir l’autorisation de rentrer dans l’appartement, le temps que ma sœur se calme un peu. Mais la lumière du hall était en panne depuis deux mois, rendant les lieux assez angoissants. Alors, j'ai préféré sortir.   Qu'allais-je bien pouvoir faire aujourd'hui ? Ça, c'était une bonne question ! J'avais la chance de ne pas devoir aller à la fac aujourd'hui, vive mon emploi du temps de master plus qu’allégé depuis la fin de mon stage. N’ayant pas particulièrement envie d’aller réviser à la bibliothèque, et n’ayant dans tous les cas pas mon matériel avec moi, j'avais initialement décidé d'aller me poser tranquillement dans un parc. Mais s'était sans compter sur les caprices de la météo. Le bruit de ma course se mit à résonner dans les rues. J'évitais plusieurs fois de glisser sur les pavés détrempés. Je devais impérativement trouver un lieu où m’abriter, sans quoi je tomberais assurément malade.   Finalement, au détour d'une rue, je découvris enfin une enseigne qui semblait allumé. Je n'eus même pas le temps de voir ce que s'était, mes vêtements étant déjà totalement détrempés. La porte claqua derrière moi, provoquant par là même un léger tintement. Un léger courant d’air me suivit au passage, me donnant davantage la chair de poule. Je commençais à m’avancer dans la pièce puis je m’arrêtai brusquement. Trempé comme j’étais, je préférai m’assurer rapidement que je n'allais pas tremper un quelconque parquet. Mais la chance semblait être avec moi, le sol était en vinyle beige. Je me trouvais visiblement dans une boutique d'antiquités, étant donné les nombreuses et massives armoires de bois, ou encore les présentoirs chargés de bibelots en tous genres. De-ci de-là des abat-jours ajoutés une lumière bienvenue dans ce lieu obstrué. Je m'avançais un peu plus loin dans ce labyrinthe, bizarrement curieux des mystères que je pourrais y trouver. "– Bonjour, veuillez m'excuser du retard, j'étais dans la remise. Bienvenue au Crocodile, que puis-je faire pour vous ?" C'était une voix féminine qui venait de m'interpeller, et qui, par là même, m'avait fait sursauter. Tout naturellement je me tournai vers l'origine du son, situé derrière un épais paravent aux allures asiatique. Un peu gêné de cette situation, je passais mécaniquement la main dans mes boucles brunes. "– Pas grand-chose en vérité, je suis vraiment désolé, mais je viens de rentrer totalement par hasard ici à cause de la pluie, mais je peux repartir si je vous dérange. – C'est vrai qu'ils avaient annoncé de l'orage hier. Ne vous en fait pas, je ne vois pas de problème à ce que vous restiez le temps que ça se calme. De toute manière ce n’est pas comme si je croulais sous les clients en ce moment, me répondit-elle en riant. » Je m'étais petit à petit avancé, dépassant l'obstacle qui m'obstruait jusque-là la vue. Face à moi se trouvait maintenant un comptoir au bois sombre, et sur lequel des gravures verdâtres représentaient un œil de reptile.   Juste derrière se trouvait mon interlocutrice. Celle-ci réagi immédiatement après m'avoir aperçu.  "– Ho, mais vous êtes trempé ! Attendez-moi ici deux minutes, je vais vous chercher de quoi vous sécher." Avant que je ne puisse répliquer quoique ce soit pour l’arrêter, la rassurer sur mon état, elle était déjà repassé au travers du rideau blanc situé derrière elle. Quand elle redescendit, elle portait sur l’épaule deux grosses serviettes et du bout des bras un gros plateau de thé. Celui-ci vacillait, et semblait être prêt à tomber à tout moment. "– Je me suis dit que ça te réchaufferait, et vu que je ne savais pas ce que tu préférerais j'ai ramené un peu de tout. Au fait, désolé de te tutoyer, si ça te dérange dis-le, me dit-elle en me tendant une tasse et du sucre. C'est juste que je viens de regarder la météo sur mon téléphone, et visiblement, tu vas être bloqué ici encore un petit moment. Donc je pense que ça sera plus simple le tutoiement. – Pas de problème avec ça, ni avec le thé d'ailleurs. Et le vouvoiement est assez ridicule à notre âge n'est-ce pas ? " Elle m'accorda ce point. Elle paraissait avoir, tout comme moi, un peu plus que la vingtaine. Je me permis donc de faire de l'humour, pour détendre l'atmosphère.  "– Sympa tes mugs. Un pingouin de Noël et une Edwige toute ronde. La reine d'Angleterre aurait de quoi être jalouse de ce magnifique service de porcelaine ! – Oui sans doute, fit-elle avant de sourire. Et encore, ne te plains pas, j'aurais pu ramener un chocolat chaud et des petits biscuits.  – Ça ne m'aurait pas plus dérangé que ça, je suis un grand gourmand. Mais ça me joue souvent des tours." Voyant son regard intrigué, je lui racontai plus en détail ma déconvenue matinale. Le reste de la conversation porta sur ma relation avec ma sœur, mes études et sur notre passion commune des sucreries.   Cette jeune femme était assez pétillante, et avait beaucoup de répartie. Je me suis rapidement sentie assez à l’aise pour parler de moi. Cela faisait certes partie de mon tempérament, mais j’avais perdu l’habitude de parler à d’autres personnes. J’avais récemment rejoint ma sœur dans cette ville afin de faire mes dernières années de formation. Mais depuis la rentrée, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de nouer de nouvelles relations. Les groupes d’étudiants étaient déjà bien formés et peu adaptés aux nouveaux. Le temps continuait de s'écouler, la pluie tambourinant toujours sur la devanture, mais dans cet instant suspendu, c’était comme si l’on était de vieux amis, badinant autour de leurs tasses de thé. Néanmoins, la conversation avait quelque chose d’étrange. J’étais le seul à partager des anecdotes sur ma vie. Dès que je tentais d’en apprendre davantage sur elle, elle semblait esquivé le sujet. Au demeurant, ça n’a rien d’étonnant, après tout nous ne nous connaissions pas. Mais cela me paraissait assez mégalo de ne parler que de moi. Donc je décidai de tenter une autre approche :  “– Comment se fait-il qu’une jeune femme comme toi travaille dans un magasin d’antiquaire? Pas que je trouve ça mal, je te rassure, m’empressais-je de dire. Mais c’est juste, comment dire, surprenant, j'imagine. Notre génération ne s’intéresse pas à ce genre de domaine généralement.” Un silence s’installa quelques secondes. Avais-je été vexant? C’est bien mon style ça, maladroit comme je suis. J’avais sans doute ruiné mon premier début de relation en trois mois dans cette ville. Mais avant que je ne puisse continuer à divaguer dans mes pensées, elle commença à me répondre. “– En fait, c’était le magasin de mon oncle. Mais il est parti il y a quelques années, et j’étais la seule disponible pour reprendre le flambeau dans la famille. J’avais toujours été fascinée par cette boutique et ses mystères quand j’étais petite, donc je m’y suis volontiers consacré. Il y a ce je-ne-sais-quoi ici qui parait presque irréel.” Je ne pue que confirmer ce constat. Les lumières tamisées, les statuts d’anciennes divinités et les tableaux accrochés aux murs nous faisait comme voyager dans le temps. Là où en rentrant, je trouvais que l’espace était désordonnés, en regardant plus en détails, on se rendait compte que l’agencement était en fait bien pensé. Tout cela formé un décor très hétéroclite. Mais ce qui me perturbait le plus, je pense, c’était cette sorte d’énorme broche posait sur une étagère. Elle était dorée, en forme de crocodile, et ses yeux rouges comme des rubis semblait me fixer depuis que j’étais assis au comptoir. Un frisson me parcourut le dos en l’observant, mais cette fois-ci ce n’était pas dû à un courant d’air en provenance de la porte.   Car sur toute la matinée, aucun client ne rentra dans la boutique. Cela nous permit de continuer à discuter tranquillement. Lorsque enfin le temps se calma, plusieurs heures étaient passé sans que je m’en aperçoive. Ce ne fut pas le retour du soleil qui me décida à partir, mais plutôt un SMS de ma sœur qui exigeait que j’aille lui racheter ses précieux biscuits, sans quoi je passerais la nuit suivante dans le couloir de l’immeuble. Ce qu’il ne fallait pas faire pour maintenir la paix dans sa colocation ! J’enlevais donc les deux serviettes qui me maintenaient jusqu’à présent au chaud. Je les rendis à leur propriétaire, la remerciant chaleureusement pour son accueil et notre discussion. Puis je finis par sortir.   J’étais déjà à plusieurs rues du magasin quand j’entendis des bruits de pas précipiter derrière moi. Machinalement, je me retournai pour tomber sur la jeune antiquaire. Elle avait dû courir pour me rattraper, et s’appuyait maintenant sur ses genoux pour reprendre son souffle. “– Attends, me dit-elle toute essoufflée, avec tout ce qui s’est passé, tu ne m’as même pas dit ton nom. – Hey bien, je m’appelle Maxime. – Très bien, je suis contente d’avoir fait ta connaissance Maxime. Moi, c'est Lucie, au plaisir de te revoir prochainement au crocodile.” Et sans rien dire de plus, elle est repartie. Vraiment, quelle étrange rencontre. Mais je n’ai pas plus eu le temps d’y penser, car soudainement, une goutte me tomba sur le front. La pluie reprenait ! Si je ne voulais pas de nouveau finir trempé, j’allais devoir faire vite pour rejoindre la supérette située en face de son immeuble. Alors cette fois-ci, se fut moi qui me mis à courir.

Chapitre 1 :
L'œil du crocodile

de l'histoire
L'œil du crocodile
par Johatsu
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