The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


  • pour écrire à plusieurs 👥
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  • ... et pourquoi pas en participant à l'écriture d'un livre ? 📖
  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
868430 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

de l'histoire Sève Ignée
par SandyGeorges
Début Écriture Collaboratif

- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



357 lectures
0 suites

Chapitre 1 : Sève Ignée

de l'histoire Sève Ignée
par Shadowlight
Début Écriture Collaboratif

Le monde finit de s’écrouler.J’en suis l’instigateur. Involontaire, bien que d’autres soutiennent le contraire.Ils ont sans doute raison.Je me voile la face. Encore et encore. Depuis l’arrivée de la crise, je cherche une échappatoire. Moi, l’être le plus haï de la planète, le scientifique devenu paria. Celui qui se cache dans son bunker d’après-guerre. De toute mon âme, j…



478 lectures
1 suite

Chapitre 1 : Je t'aime

de l'histoire Je t'aime
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Début Écriture Collaboratif

     Tu étais là, face à moi, ton regard verrouiller dans le mien.Nous étions dehors, de nuit. La pluie battait nos visages, noyant nos larmes dans son flot incessant. Les lampadaires éclairaient pâlement la rue.Nous savions qu’il était impossible de revenir en arrière. Les dés étaient jetés.Ton bras se crispa, resserrant ta prise, et mon corps réagit d’ins…



454 lectures
0 suites

Défi : Les points sur les i

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



949 lectures
0 suites

Défi : Un poème par jour

par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



1430 lectures
2 suites
35 ramifications

Défi : Vers le Silence

par R.Th
Début Écriture Collaboratif

Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



1516 lectures
1 suite
4 ramifications




Quelques Chapitres à ne pas oublier

Peu après la sortie de votre dernier best-seller vous recevez une invitation pour un séjour de trois jours au manoir Purplesand. L’invitation étant anonyme, votre curiosité s’en est retrouvée exacerbée ; peut-être puiserez-vous dans ce court séjour de l’inspiration pour votre prochain roman ?   Deux jours plus tard, vous franchissez le seuil du manoir Purplesand. Un vieux majordome et une jeune femme de chambre vous mènent au salon où vous rencontrez, non pas le maître des lieux, qui ne pourra être parmi vous aujourd’hui, mais néanmoins des têtes connues : Sophia Adduci, une célèbre actrice ; Ben Blackburn, un champion de catch ; Erik Finke, un ancien camarade d’université aujourd’hui chirurgien esthétique prisé par de nombreuses célébrités.   Vous passez une agréable soirée à manger, boire et échanger avec les autres invités, spécialement Erik que vous retrouvez avec joie après toutes ces années séparées par la vie.   À minuit, les deux domestiques vous conduisent dans vos chambres où vos affaires ont été entreposées. Avant de vous endormir, vous vérifiez que les portes et les fenêtres soient fermées car vous ne supportez pas les courants d’air qui mettent à mal vos articulations. Ensuite, vous avalez deux pilules de votre somnifère habituel, nécessaires à apaiser vos nuits agitées.   Vous vous réveillez à 7 h 45. Le corps sans vie d’Erik est étendu à vos pieds.

Chapitre 1 :
Séjour au manoir Purplesand

de l'histoire
Séjour au manoir Purplesand
par Lyn
Cluedo Enquête

          Le choix est vite fait : vous détestez ces bois. Non pas que vous y ayez déjà posé les pieds, mais les histoires à leur sujet étaient bien suffisantes pour vous faire trembler comme une feuille. De plus, il était bien connu que la vision des chats leur permettait de voir ce que l'œil humain ne pouvait percevoir. Comme les esprits et les fantômes, par exemple. Et vous n'avez absolument pas envie de vous réveiller en pleine nuit et de trouver Crachat en train de fixer le vide, cela suffirait à vous faire tourner les talons.           Ne restait donc que le Désert des Murmures. Vous ouvrez votre bourse pour en examiner le contenu et grimacez. C'était peu. Sachant qu'il vous fallait un moyen de vous abreuver et de vous protéger des températures, ces jolies pièces sonnantes et trébuchantes allaient vite disparaître. Tout en vous dirigeant vers la meilleure boutique du quartier magique avec Crachat coincé sous le bras, toujours aussi aimable, vous vous lancez dans un tas de calculs et de prévisions pour essayer d'organiser et d'optimiser votre voyage à travers l'étendue de sable. Si vous aviez plus d'argent, vous pourriez même louer un dromadaire ou un chacal de monte, ce qui vous faciliterait énormément la tâche.           Au moment où vous vous arrêtez devant le magasin, une explosion le secoue, secouant le panneau à l'entrée dont l'une des chaînes lâcha. Le panneau se balança quelques instants à la verticale tandis que les lettres dessus clignotaient dans un triste effort avant de s'éteindre, comme épuisées. Sans ces lumières, Le Bazar Fabuleux devenait presque illisible. Vous poussez la porte sans faire attention au panneau accroché dessus et dont vous connaissez déjà toutes els mises en garde et grimacez en entendant la cloche surpuissante qui émit un air aléatoire et discordant qui fit feuler Crachat.          Vous commencez à fouiner dans les rayons désorganisés en évitant au mieux tous les objets vivants et les créatures qui auraient définitivement plus leur place dans une animalerie ou un zoo, d'autres initiés en vert qui s'empressaient de faire leurs emplettes et les jeunes mages et sorciers qui se tenaient au milieu des allées pour discuter avec leurs amis. Vous sentez que trouver votre bonheur va être plus difficile que prévu.

Chapitre 4 :
Vous choisissez le désert

de l'histoire
Arcania
par Athelard
Arcania Magicienne Héroïne

-Très bien es-tu sur de ton choix? Aucun changement ne sera possible?  Un long silence se fit avant que je n'ose hocher la tête à cette étrange créature longiligne et accepter mon vœu.  Un éclair de douleur traversa tout mon corps. Je retins un cri de détresse tout en m'effondrant par terre. Tandis que Mr Sourire se penchait au dessus de moi arborant son éternel sourire énigmatique. Il me regarda un long moment sans rien dire puis recula doucement. Quelque chose dans son attitude me tracassait. J'allais lui poser une question cependant il disparut par la fenêtre en un clin d'œil.  Quelques minutes passèrent sans que je ne puisse reprendre possession de mon corps engourdi et de mes esprits. Maintenant qu'il était parti et que le stress est redescendu une foule de questions ressurgit. Etait-ce vrai? Pourquoi moi? Existe-t-il une contrepartie en échange de la vie sauve de mon père? Ma mort à sa place, ou bien celles de tous mes proches? A moins qu'une malédiction me tombe dessus. Il fallait que j'arrête avec toutes ces histoires cela ne pouvait pas être vrai. Je devais délirer. Demain lorsque je me réveillerai mon père ne sera pas là assis à la table de la cuisine en train de petit déjeuner. Il ne sera pas non plus parti travailler très tôt. Je devais me résonner. Je tombais de fatigue et sombra dans un sommeil sans rêve jusqu'au lendemain matin.

Chapitre 3 :
Quelles conséquences ?

de l'histoire
Le troisième soir
par Etoile
Fantastique Nuit Voeux

2+2=4 Simple, rapide et efficace. C'est juste logique finalement. Tout le monde peut le voir, on nous a tous appris ça à l'école. C'est une connaissance que tout humain ayant été scolarisé au moins une fois dans sa vie possède. Ca avait l'air si facile à l'époque. Il suffisait de recracher ce qu'on nous avait appris. Aujourd'hui je suis face à la vie, face à l'avenir, face à ma mort... Où que j'aille, quoique je fasse, je fonce tout droit vers elle sans pouvoir l'éviter, ignorant complètement sa date, son heure, son lieu. Elle est là, quelque part, elle m'attend, patiemment. Je met plait à imaginer dans l'univers, l'impact de ma minuscule vie. Moi, adolescent de 16 ans, sur un rocher au milieu d'un grand vide tournant autour d'une boule de feu à une vitesse de millier de kilomètre par heure. Quand on y réfléchit ça n'a pas vraiment de sens, mais qu'est-ce qui fait réellement sens? Eliott sort de ta chambre tu veux, tu vas être en retard! Merde. La bulle de pensée au dessus de ma tête pop. Ma session de rêve éveillé doit se terminer plus vite que prévu. C'est dommage, ça commençait à devenir intéressant. J'arrive maman, je suis déjà habillé.  Souvent je passe des journées entières sur mon lit sans bouger, laissant libre court à mon cerveau, prenant toutes les libertés possible car la réalité n'a pour moi, très peu d'intérêt. Malheureusement aujourd'hui je n'ai pas le choix, je dois garder les pieds sur terre. Sac sur le dos, converse aux pieds, hoodie noir motif du yin et du yang dans le dos, je suis fin prêt pour la rentrée de première. Tu le sens comment cette année mon chérie? me demande ma mère en me tendant mon bol de céréal Moyen mais j'ai l'habitude. je marmonne. Si j'avais le choix je bougerais pas d'ici. Ma mère me regarde avec ce sourire triste qui compatit mais qui ne me réconforte jamais. Je sais... mange bien et ne prend pas froid en sortant, il y a un petit peu de vent dehors. Je finis mon bol, lentement. L'automne est déjà là, les feuilles mortes s'entassent sur les trottoirs. La journée va être longue.    

Chapitre 1 :
Et si on mourrait demain?

de l'histoire
Et si on mourrait demain?
par akyu
Début Écriture Collaboratif

-Alors, ma petite, qui a bien pu tuer ta jolie professeur...   La petite ambulance blanche était arrivée peu après sur le chemin cabossé menant à l'institut. Les deux ambulanciers, armés d'un brancard, étaient rentrés en toute vitesse dans le manoir sans un regard à l'attroupement toujours présent dans la cour. Ils en ressortirent une heure plus tard en transportant, le plus délicatement possible, le cadavre recouvert d'un drap blanc. Seule une petite mèche rousse faisait le yo-yo sur le côté du drap immaculé. Le corps chargé à l'arrière du véhicule, ils repartirent directement, sans un regard dans notre direction. Le véhicule avançait lentement sur le chemin de gravier, mais ne put éviter un petit nid de poule qui secoua fortement l'habitacle et les conducteurs. Au moins le cadavre ne sentit-il pas la secousse.   L'opération avait été menée de telle sorte que la vue de la défunte l'ait été par le moins de gens possible : le commissaire, les deux gendarmes, les deux ambulanciers, le directeur, la professeur d'anglais et de moi-même. Ainsi que la ou le tueur ?   -Alors, ma petite, qui a bien pu tuer ta jolie professeur...     Marcel, le cuisinier, avait quand même trouvé le temps et l'énergie de préparer un repas consistant et réconfortant pour l'ensemble de l'école. Et surtout chaud après une après-midi entière passée dans la cour pour la plupart, par une fin d'hivers encore fraîche. Le fumet d'une purée faite maison, avec de petits granulets de pomme de terre fondants non complètement écrasés, et d'épaisses tranches de saucisses bouillies, montait depuis nos assiettes jusqu'aux narines. Un léger brouhaha emplissait la salle du réfectoire, signe qu'une certaine vie s'était ré-emparée de notre groupe après un après-midi sombre, pesant et silencieux.   Amenant une fourchette de purée à ma bouche, je jetais un coup d’œil à la table des professeurs. Certains mangeaient en silence tandis que d'autres semblaient pris dans des discussions vives. Le commissaire se trouvait au bout de la longue table, à côté des deux gendarme et du directeur, en pleine conversation avec ce dernier. Comme s'il sentait que je le regardais, les yeux vifs et perçants de l'homme de police accrochèrent mon regard, qui plongea par réflexe dans mon assiette.   Carole, à côté de moi, se pencha en avant vers Suzanne : -Regarde, t'as vu, le beau gendarme roux, il a tapé dans l’œil de Margaret. Le groupe local jeta un coup d’œil rapide vers la table des professeurs. Le gendarme qui roulait les r rigola à ce qui devait être une blague de notre professeur d'anglais, dont la gestuelle semblait bien plus avenante et tactile que la rigidité habituelle dont elle faisait preuve lors des cours. Suzanne se pencha en avant vers Carole : -C'est parce qu'il est rouqmoute. Qui se ressemble s'assemble ! -Ihihih ! Jean-Jacques, de l'autre côté de Carole, intervint : -Il n'est pas roux, il est blond vénitien. Carole le singea, en prenant un accent bourgeois : -Il n'est pas roux, il est blond vénitien. Et Suzanne d'enchérir : -Tu dis ça parce que t'es rouqmoute toi aussi. -Non, je suis blond vénitien. Et Carole de l'imiter : -Non, je suis blond vénitien. Et Suzanne de persifler : -T'es roux. -Non. -Si ! -Non. Et toi, tu es blonde. Suzanne de répondre, l'air faussement outrée : -Ça veut dire quoi, ça ? Il lui tira la langue.   J'enfourchais une nouvelle fourchette de purée. Et reçus un léger coup de pied dans le tibia de François devant moi : -Pourquoi tu ne manges que de la purée, tu n'as pas faim ? Il lorgnait sur mes tranches de saucisse. -Prends les si tu veux. -Merci. Tu n'as pas faim ? -Non. -C'est à cause du cadavre ? La vue de la viande te fais penser à ce que tu as vu ? Une crispation à l'estomac. L'image du sang coulant de la large entaille se superposait à ma purée. -Euh... je... Voyant que je ne répondais pas, il enchaîna : -Il ressemblait à quoi, d'ailleurs ? Tu es une des seules à l'avoir vu. -Euh... je... Suzanne, interrompant sa fausse joute verbal avec Jean-Jacques se tourna vers François : -Et, toi, le fayot bizarre, tu vois pas que tu l'embêtes avec tes questions ? François se tourna vers elle, avec un air absent, la bouche ouverte, ne sachant que répondre. Il finit par lâcher, au bout de quelques secondes : -Ce ne sont pas des fayots que nous mangeons, ce sont des pommes de terre ! Toc ! Suzanne hocha la tête, comme dépitée, et se replongea dans son assiette.   Je levais les yeux vers la table des professeurs, et tombais directement sur le commissaire qui me fixait tout en amenant la pipe à sa bouche. Mes yeux ne se dérobèrent pas, et ce furent ceux de l'homme corpulent qui décrochèrent, vers le directeur qui lui parlait. Une moue désapprobatrice apparue sur son visage et il remit sa pipe dans la poche de sa chemise.     -Alors, ma petite, qui a bien pu tuer ta jolie professeur...   Jean-Jacques se pencha vers nous : -A votre avis, pourquoi est-ce qu'elle s'est suicidé, Annabelle ? Mylène, en face de lui : -Pourquoi tu dis ça ? Suzanne, en même temps : -Tu me coupes l'appétit ! Carole : -Qu'est-ce que t'en sais qu'elle s'est suicidé ? François me donna un nouveau coup de pied, se penchant vers moi : -Il n'en sais rien, qu'elle s'est suicidé, pas vrai ? Jean-Jacques reprit : -J'ai entendu un gendarme dire qu'elle s'était suicidé. Suzanne roucoula : -Le rouqmoute vénitien ? -Blond vénitien ! Non, l'autre. Mylène : -Il est canon lui aussi. Suzanne : -Ouai, j'le préfère à l'autre, moi. Carole : -Non, l'autre, il est plus beau. Mylène : -Oui, mais tu pars avec un train de retard sur Margaret, ma belle ! -Ihihihih ! Un coup de pied dans mon tibia. François se pencha vers moi : -Pourquoi elles ne parlent pas du commissaire ? Carole se tourna vers lui : -Berk, il est gros et vieux et moche ! Jean-Jacques claqua légèrement de la main sur la table : -Eh oh, on parlait d'une chose sérieuse, là ! Mylène : -Tu parlais d'une chose sérieuse. Nous, on s'en fiche, on a pas envie de parler de ça. Suzanne : -Et pourquoi tu voudrais qu'elle se suicide ? Elle est gentille et adorable comme tout, on est gentils avec elle, et en plus, elle a un amoureux en ville qu'elle adore, ils s'écrivent pleins de lettres. François : -Elle ETAIT gentille et adorable. Carole:-Pff, rabat-joie ! Tu peux pas ne pas être tout le temps comme t'es ? Le pauvre François était atteint d'un léger trouble du comportement que les autres avaient du mal à comprendre et à accepter. Jean-Jacques repris la parole : -Un amoureux qu'elle ne voyait que pendant les vacances scolaires... Et vivre dans ce coin perdu quand on vient de Paris... Franchement, j'aurais aussi envie de me suicider, moi. Carole: -Pff, arrête de dire des bêtises ! Suzanne : -Puis bon, un amoureux qu'elle ne voyait que pendant les vacances scolaires... Elle savait s'occuper ici, tu sais ? Jean-Jacques, fronçant les sourcils : -Qu'est-ce que tu veux dire ? Suzanne : -Toi, t'es un gros nigaud de garçon, t'es pas assez futé pour comprendre qu'elle avait une mesure compensatoire ici. Mylène : -Noooooooonnnnnn ! C'est vrai ? C'est qui ? Suzanne, mystérieuse : -Je ne sais pas si je dois le dire. Carole : -Aller, t'en a trop dit ! Jean-Jacques : -Va-y, crache le morceau ! Suzanne : -Je l'ai déjà vu se lever plusieurs fois, la nuit. Je l'ai suivis, discrètement, elle se rendait dans l'aile des logements des hommes. Et vous savez dans quelle chambre elle rentrait... Mylène : -Aller, dis ! Carole : -Dis, dis, dis ! Un coup de pied dans mon tibia. François se pencha vers moi :-Aristide. Suzanne : -Aristide. Jean-Jacques : -Quoi, avec le vieux professeur de photographie ? Mylène : -Noooooonnnnnnn ! Carole : -Et toi, tu vas faire des virées nocturnes dans l'aile des hommes pour voir des professeurs rentrer dans la chambre d'autre, et tu ne préviens pas les copines ? Mylène, d'un ton mielleux exagéré : -C'est parce qu'elle en profite pour aller faire un bisou à Armand ? Carole : -Ihihihihih !     Je finissais à peine mon assiette de purée qu'un son aigu emplit le réfectoire. Le directeur se leva, faisant tinter un couvert contre son verre, et se tourna vers les tables des élèves : -S'il vous plaît. S'il vous plaît. Merci. Suite au triste événement de ce jour, que vous connaissez tous et sur lequel je ne reviendrais pas pour ne pas heurter les plus sensibles, je vous annonce que les gendarmes Durand et Bourguignon et le commissaire Marchand seront des nôtres pour les jours à venir.   Regardant le directeur, je voyais, derrière lui, le commissaire Marchand scruter de manière vague dans ma direction. Je le vis glisser machinalement la pipe à sa bouche, avant de se reprendre et de la remettre dans sa poche.   -Ils resteront en nos murs et vivront avec nous le tout le temps que le commissaire Marchand jugera nécessaire. Nous allons leur mettre à disposition des chambres vacantes pour qu'ils puissent s'y installer. Je vous demanderais de ne pas les déranger dans leur organisation et d'être à disposition du commissaire pour toute question qu'il pourrait avoir. Toutefois, étant donné la situation, vous ne pourrez quitter l'établissement que lorsque le commissaire le jugera possible. Ceci s'applique autant à vous qu'à l'équipe des professeurs et dirigeante. Vos parents et votre famille va être prévenue par envoi de courrier, dès demain, de cet état de fait exceptionnel. Nous allons mettre en place un dispositif d'envoi de courrier journalier, pour ceux qui voudraient communiquer avec leur famille en cette période douloureuse et spéciale pour tout le monde. Je vous remercie pour votre compréhension et votre attention, et vous souhaite une bonne fin de repas.   Un silence de plomb accompagna la fin du discours et du repas. Un coup de pied dans mon tibia, et François se pencha vers moi en chuchotant : -Si le commissaire reste avec nous et que nous n'avons pas le droit de partir, c'est que Mademoiselle Gauthier ne s'est pas suicidée, et que l'assassin est parmi nous, hein ?   -Alors, ma petite, qui a bien pu tuer ta jolie professeur...

Chapitre 3 :
Le fumet de la purée

de l'histoire
L'Odeur des cendres
par Wargen

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🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
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Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

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Les chapitres de

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ont engendré 49 suites.

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