The Root Book

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Une plateforme d'écriture unique ?


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  • The Root Book 🌳

The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
914552 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


Les derniers Défis et Chapitres

Chapitre 2 : A l'origine

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- Papa, j’ai faim ! - Oui on va s’arrêter dans quelques minutes au point de vue de l’aigle noir. Tu vas voir c’est très beau.Mon père était de ceux que la nature émerveillait dans tous ses détails. Il était habité par cette idée que chaque élément qui la composait avait sa place y compris nous.Le point de vue était effectivement à couper le souffle. Mais, moi, j’avais fai…



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Défi : Les points sur les i

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Beaucoup d'histoires ici commencées restent malheureusement sans lendemain, ce qui chagrine un tantinet mon faible esprit qui abhorre les conclusions trop ouvertes.Et si, même si cela nécessite de sauter quelques chapitres, qui seront complétés par la suite, nous imaginions des fins pour ces histoires ? Une, deux, pourquoi pas trois afin que les autres puissent choisir la…



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Je vous propose un petit défis, auquel je vais moi-même me soumettre ce mois-ci.L'idée, c'est d'écrire un poème par jour pendant un mois.La poésie est au final presque inexistante ici, alors que ça peut être très sympa à lire, et un exercice intéressant je trouve.Concernant les poèmes, il n'y a aucune règle. Que vous soyez un.e habitué.e de la poésie, ou que vous n'en aye…



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Défi : Vers le Silence

par R.Th
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Si un ou deux personnes sont intéressées, je cherche quelqu'un pour jouer au jeu “Vers le Silence” de Craig Duffy, éditions DidasKalie (Association). Dans la mesure où je ne décris pas tout,  je ne pense pas que ça posera des problèmes de droit, mais si vous pensez que oui, merci de supprimer la page et je trouverai un autre moyen de jouer. C'est un jeu de rôle épistolair…



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Quelques Chapitres à ne pas oublier

J’étais là, devant mon ordinateur, sa lumière trop blanche tranchant de ses ombres marquées les ténèbres de mon salon. Un café froid depuis longtemps traînait à ma droite sur un tas de papiers, des scripts de vidéos que je n’avais pas encore tournés, et une clope se consumait lentement dans le cendrier, au milieu des cadavres de ses paires. Il était tard. Trop tard. Dehors, la lumière jaunasse des lampadaires éclairait le parking de la petite gare. J’étais là, j’étais las, j’étais fatigué. Sur l’ordinateur, j’avais ouvert un document word, avec un énième script, qui irait sûrement rejoindre les autres sous mon café froid, afin d’être filmé. De la musique tournait dans mon casque, notamment « Un homme libre » du film La planète au trésor, dont je chantonnais le refrain. Sur mon autre écran, j’avais Portal 2 d’ouvert sur la partie création de map, en prenait une pause en en créant une. Le frigo grésillait comme il le faisait toujours, et le lave-vaisselle était en train de tourner. Ma tête était posée sur mes mains qui la soutenaient. Dans une seconde d’endormissement, elle glissa quelque peu, et je sursautai. C’était encore une de ces soirées. Une de ces nuits. J’avais plein de choses qui m’attendaient. Mes activités, mon travail, mes proches. Je me relevai, dos contre le dossier de la chaise roulante, et me retournait.J’avais devant moi la partie de mon salon qui me servait de décor.À ce jour, elle avait déjà bien fait son rôle. Cette vision me remplissait de fierté. Je posai le casque sur la table, et me frottai mes oreilles quelques peu douloureuses de l’avoir supporté sur longtemps. Le silence empli la pièce, ajoutant à l’ambiance déjà si calme. Je clignai des yeux, et ma vision devint trouble. Il était grand temps d’aller dormir, plus que temps même. Je bus une gorgée de mon café froid, grimaça car il n’était pas bon, et le reposa sur mes scripts en les regardants plusieurs secondes, comme un enfant regardant avec fierté son premier dessin, ou un couple qui se dévore du regard à la naissance d’un enfant, espérant peut-être me motiver à en faire toujours plus. Je quittai le salon, jetant un dernier regard en arrière avant de refermer la porte. Je senti quelque chose couler sous un de mes yeux, et essuya une larme. C’était peut-être la fatigue.

Chapitre 2 :
Une autre de ces nuits

de l'histoire
Une de ces nuits
par Laurent
Début Écriture Collaboratif

Enfin je m’asseyais au milieu des cartons dans le salon et je regardais par la fenêtre avec un sentiment de bonheur intense : enfin j’avais réussi à acheter cette petite maison au bord de la falaise dans laquelle je venais en vacances depuis mon adolescence et que je m’étais promis de posséder. Il n'y avait plus de retour en arrière possible : mon appartement était enfin vendu et j'avais fait mes adieux à mon ancienne vie. J’avais toujours éprouvé cette « fascination » et ce sentiment d’étrange apaisement et d’angoisse quand je séjournais ici. Comme si j’étais aimantée au paysage : en contre bas sur la plage je voyais le mouvement incessant des vagues jouer avec les coquillages, comme si ceux-ci pourraient un jour leur échapper. Au loin dans la brume légère qui annonçait la tombée de la nuit, quelques bateaux se pressaient de revenir vers le port.J'éprouvais un besoin irrésistible de sortir de la maison malgré la nuit qui tombait et l'angoisse que j'éprouvais dans le noir. Et puis les cartons pourraient bien attendre demain... J’attrapais une veste et sorti dans le jardin. Je respirais à plein poumons l'air iodé et je pris la direction du village. C'était encore trop tôt pour repenser au passé mais j'étais sûre que les blessures allaient enfin pouvoir se refermer pour de bon. Il fallait juste que j'ai le courage d'affronter mes anciens démons. Et puis finalement, le village attendra… Ce fut une très longue journée et puis le vent s'était levé et l'air marin s'était chargé d'humidité annonçant la pluie. Je me contentais donc d'un tour sur la plage. Grand bien m'en prit car de grosses gouttes s'écrasèrent soudainement à mes pieds. J’aperçu au loin une ombre sur la plage à travers la pluie. Elle paraissait danser et virevolter la tête levée vers le ciel. Se pourrait-il qu’il se soit rappelé notre promesse et soit lui aussi revenu ?  Mon coeur s’emplit soudainement de bonheur et d’un seul élan je couru vers lui. Mais plus je m’approchais plus il semblait s’éloigner tout en continuant d’exercer cette fascinante attraction comme si il voulait m’attirer quelque part. Je me mis à courir en criant à plein poumons que j’était là, que je ne le laisserait plus jamais, que j’étais désolée, mais peine perdue : il s’évanouit soudainement me laissant seule dans le chaos de la tempête, mes larmes coulant sur mes joues se mêlant à la pluie et aux embruns.Mais est-ce que tout ceci était réel ou était-ce le fruit de mon imagination ? Peu importe pour l'instant le plus urgent était de rentrer me mettre à l'abri. Je remontais tant bien que mal sur le petit chemin le long de la falaise, luttant contre le vent qui soufflait en rafales. Enfin j'ouvris la porte de la maison et refermai tant bien que mal la porte avec un soupir de soulagement. J'étais complètement trempée et je me débarrassai rapidement de mes vêtement et me glissai dans la douche.Je restais de longues minutes sous une eau brûlante et vivifiante, puis je me décidai enfin à sortir. Je m'affalais alors sur le canapé derrière la grande baie vitrée, une tasse de thé fumante à la main. Souffle, souffle autant que tu veux, je suis là pour de bon et je ne partirais pas cette fois-ci : j'étais juste pressée de savoir ce que l'avenir me réservait. 

Défi :
Voyage vers le passé

par Boudzan
Début Écriture Collaboratif

C’est tellement mystérieux l’amour. Les semaines passent sans que tu n'obtiennes aucune réponse de ma part. Tu es bien plus forte que toutes ces autres pimbêches cassées en quelques jours. Tu persévères. « L’espoir meurt en dernier. » Tu demeures dans cette pièce, seule avec toi-même, dans l'attente silencieuse. Des images de Matthew, ou peut-être de quelques-uns de tes anciens amis, surgissent dans ton esprit — des visions provocatrices où ils ébranlent portes et murs, déterminés à te libérer. Oh, Hailey ! Tu te cramponnes à ces illusions avec une ténacité désespérée. Tes journées ne sont rythmées que par le grincement des plateaux passés sous la porte, généralement renvoyés à demi-vides, et le cliquetis des clés actionnant le verrou d'une petite réserve jusqu'alors inaperçu. La drogue brouille souvent ta conscience. J'ai compris, à travers les années, que la substance altère la volonté, rendant la personne plus malléable. Mais toi, défiant la norme, tu te distingues comme l'exception qui dément cette règle insensée. Pour ce qui est de tes besoins naturels, le seau discret au fond de l'espace est amplement suffisant. Mais estime-toi heureuse ma beauté. Je viens te sauver. Le calvaire que tu vis se termine aujourd’hui. Cela ne m’amuse plus. Lorsque la porte s'ouvre, tu me distingues à peine à travers l'éblouissante lumière que je dirige intentionnellement vers toi. Un petit rappel à l’ordre et tu te recroquevilles instinctivement un peu plus au fond de la pièce. Aucun de nous ne parle ni ne bouge, et finalement, à bout de patience, comme un petit garçon intrépide qui va ouvrir ses cadeaux de Noël, je tire brusquement sur la chaîne qui te retient, provoquant un choc lorsque ta tête heurte la paroi. Ta vivacité semble s'étioler, et tu me regardes sans dire un mot, perdue, déboussolée, une étrangère dans cet endroit oppressant. Je te dévore du regard sans piper mot, toi la craintive sans plus aucun repère. Tu m’appartiens après toutes ces années. Satisfait comme un bienheureux, je souris, te fixant avec une lueur malsaine dans les yeux : — Trois mois ici et tu restes rayonnante. Je comprends mieux pourquoi toutes les autres te jalousent, bien qu’elles soient passées à autre chose maintenant. Tu me fixes perplexe, essayant de mettre un nom sur ma voix familière. Léthargique et amoindrie, tu prends le temps de t'adapter à cette réalité. Les mots restent suspendus, mais tu comprends l'allusion, la menace implicite. Un sous-entendu planant sur les conséquences d'une évasion. Après plus de quatre-vingt-dix jours, tu commences à t'habituer à cet éclat de lumière que j'ai finalement écarté de tes yeux, assez pour ne plus être éblouie, mais pas encore assez pour distinguer mes traits. Je continue sans tenir compte de ton trouble. — Mais entre nous, il faut vraiment que tu me dises quel est ton secret, parfois que… D’un geste du pied, j’avance vers toi et tandis que je te dévore du regard, tu te masses à nouveau ta cheville enfin libérée. — Tu vas me faire le plaisir de nettoyer ta merde. Tu fais tout disparaître, et rapidement. Ta chambre s’apparente à celle d’une femme des cavernes, aussi sombre que puante. Mon ordre est sans appel, aussi calme qu’agressif. Tu te mures dans un silence comique, toi qui, hier encore, hurlais tes questions idiotes. Je me demande où est passée ta jolie langue percée, et si tu l’as retrouvera un jour. En attendant, tu t’exécutes péniblement, poussant du bout de cette petite éponge tes nombreuses déjections dans un tuyau que tu n’aurais jamais pu découvrir seule. La tête baissée, tu peines à éloigner les mèches de ta chevelure de tes propres déjections ce qui m’amuse d’autant plus. Tu accrois un peu plus chaque fois mon intérêt pour toi, ma protégée. Je ricane en te voyant te démener tout en songeant que les deux seaux auraient dû suffire si tu n’avais pas voulu faire ta princesse. Faisons une pause, tu es suffisamment humiliée pour le moment et tu finiras par comprendre que je n’hésiterais jamais à te remettre à ta place dès qu’il le faudra. Nous allons malgré tout tellement nous amuser, ne t’en fais pas. — Allez, vient. Une douche s’impose ma jolie. C’est assurément mystérieux l’Amour. Tu te figes au son de ma voix que tu viens de reconnaître. Tu n’es pas marrante à garder tes réactions pour toi. Je sais ce que tu fais et je t’arrête tout de suite. Rien de tout ce que tu as en tête ne fonctionnera avec moi. Tu prends le temps de digérer cette révélation. Tu es prisonnière depuis trois mois d’une personne avec qui tu aurais pu être intime. Tu m’exècres, moi et mes petits mots d’amour, je le sens. Tu m’en balancerais bien, des « ma jolie » et compagnie pourtant, je reste ton ami, ton seul ami en fait. Tes pensées, je me les imagine errant sans cesse, glissant vers ceux qui te sont chers en quête de réconfort. Vers Matthew peut-être, qui te hante sous les traits d'un spectre implorant, te rappelant de persévérer, de rester indomptable. Et que dire de Lùca ? Celui-là même qui, dans un élan quasi héroïque, semblait prêt à quitter Charlie. Je t’assure qu'ils sont encore éperdument épris l'un de l'autre, leur amour scintillant davantage que jamais en dépit des mois écoulés. Je m'interroge si, dans tes visions fugaces, tu ne les aurais pas déjà maudits pour leur bonheur immarcescible, pour cette façon odieuse dont elle rayonne, s'épanouit dans une joie qui a l'air de la rendre invulnérable. Ton esprit vagabonde, insaisissable, se posant probablement sur Matthew. Lui, qui de manière inattendue et cruelle, ne t'a pas attendue à la croisée de vos chemins jadis entrelacés. Il sillonne à présent le vaste continent américain, le cœur alourdi de musiques et de rires neufs, parcourant sans toi de nouvelles routes avec son groupe. Pour attiser cette blessure béante que je sais pudiquement camouflée, j'ai collectionné pour toi les interviews, articles de presse et autres babioles célébrant ses pérégrinations, rassure-toi. Tu m’abandonnes, tu t'enfermes dans ton monde. Garde juste en tête que tant que les fils de ton esprit s'entremêleront aux miens, tu resteras, inexorablement, mon jouet. Un pantin dont j'ourdis la libération avec une patience perverse, jusqu'à ce que, à contrecœur ou non, tu admettes ta place à mes côtés. Tu passes devant moi et je contemple ton petit cul que tu prends grand soin de balancer de droite à gauche, m’allumant un peu plus. Ma fière petite pute qui sous tes airs, est plus que ravie de sa situation. Tu saisis enfin que tu n’aurais pu t’enfuir et que la lumière provenait de cet éclairage. Tu traverses un long couloir, et lorsque tu t'attends à monter un nouvel escalier en spirale, je t'arrête brusquement. — Ici, dis-je. Discrètement, je capte chaque nuance de ton allure, l'éclat naturel de ta démarche révélant une noblesse cachée malgré le stress environnant ton ombre se dessine avec une grâce presque royale alors que nous avançons le long du corridor désolé la lueur fantomatique de notre chemin s'estompe, ébranlant les rêves de fuite comme un duo, nous franchissons le silence avant d'atteindre une nouvelle épreuve en spirale, mais je nous immobilise avec un simple mot ton passage me captive, je remarque le soin que tu mets dans chacun de tes mouvements, suscitant en moi une admiration silencieuse ton apparence extérieure ne reflète pas l'assurance que tu éprouves intérieurement, résignée à embrasser cette réalité en approchant de la source lumineuse, il devient clair que la fuite n'était pas une option le couloir se prolonge et alors que tu anticipes la découverte d'un nouvel escalier sinueux, je t'immobilise d'une instruction claire— stop, j'annonce doucement"tu avances avec une démarche assurée que je ne peux m'empêcher d'observer, m'impressionnant par la confiance que tu dégages dans ton allure, je discerne une fierté cachée, une acceptation silencieuse de ton sort alors que tu progresses, la réalité de notre environnement se révèle dans l'éclairage tamisé, nous suivons un corridor étroit, et juste au moment où tu penses grimper un escalier en colimaçon, je pose ma main sur ton épaule pour te retenir J’ouvre la porte et tu découvres une petite salle de bain. Prends ton temps. Mille et une questions tournent dans nos têtes, mais aucun ne songe à les énoncer. Toi, de crainte des réponses que je vais être amené à t’offrir. Moi, pour ne pas avoir à t’esquinter tout de suite. J’aime tout comme toi, laisser venir les choses. Rien ne sert de les précipiter, elles arriveront bien assez tôt. Tu vas adorer, je m’en suis assuré, mais dans le cas contraire, et bien, tu t’y feras. Face au miroir, tu ne te reconnais pas. Une magnifique chevelure blonde aux immenses racines est emmêlée et tes yeux océan, vifs à l’origine, sont désormais ternes et cernés. Tu fais mine de détester le fait que je sois là, à te regarder pendant que tu te dénudes et rentres dans la douche. Pour cette première, un premier lavage censé te décrasser suffira. Mais comme à ton habitude, tu n’en fais qu’à ta tête et tu prolonges ces instants. Tu apprécies grandement la sensation de l’eau chaude qui s’éparpille sur ta peau ainsi que l’odeur des savons. L’odeur désinfectante laisse place à une douce effluve de fraise. Avec regret, tu en sors finalement et revêts ces fringues que je suis allé te chercher. Un sourire s’affiche sur mes lèvres à mesure que tu les reconnais. Ce ne sont pas n’importe quels vêtements non. Ce sont ceux qui se trouvaient quelques semaines plus tôt dans ton armoire. C’est ce qui te reste de tes dernières journées shoppings avec Matthew. Ils portent encore les étiquettes que je t’enlève à l’aide d’une paire de ciseaux que tu admires. J’aime les frissons que te traversent alors que je te caresse délicatement l’arrière de ton cou. — Par ici, j’ai quelque chose pour toi. Si nous étions dans un film, le narrateur externe réciterait ces phrases d’une voix morose, façon pièce de théâtre surjouée. « Le geôlier entraîne sa captive au fond du couloir. Ils montent l’escalier puis tombent sur un autre corridor. La jeune femme s’imagine à raison dans une sorte de labyrinthe. L’homme s’écarte finalement d’elle, après l’avoir maté à nouveau d’une manière des plus perverses et lui demande d’ouvrir la porte qui se trouve face à eux. Hésitante, la jeune Bennet obéit. Surprise ! Elle se laisse tomber au sol, aggravant un peu plus ses diverses blessures. Devant elle, la copie conforme de son ancienne chambre. Identique jusqu’à la photo d’elle et de ses amis posée sur une petite table de chevet en bois, taguée d’écritures. Son carnet ainsi que son appareil photo sont posés sur le lit. Elle reste assise, sans voix. Seules ses larmes, desquelles découle son désespoir, rompent ce silence glacial. Après plusieurs minutes qui semblent durer des heures, chacun jauge l’autre. — Regarde-moi, insiste ma voix dans l’ombre. Souviens-toi de qui tu es. C'est ta clé vers la liberté. Brise tes chaînes. Donne voix à tes démons, à ton génie créatif. Laisse sortir ta colère contre cette prison invisible. Raconte-moi la poésie qui anime ton âme. Tous ces éléments dont je t'ai dépossédée. Partage ta colère, ton chagrin face à ceux qui t’ont délaissée. Car ils en ont fini avec toi, en réalité. Je les ai libérés de ton souvenir. Confronte-toi à la vérité. Parle-moi. Tu te sentiras apaisée, crois-moi. Accompagne-moi. Laisse-les derrière toi comme ils t'ont laissée. Ils sont soulagés sans toi. Tes lettres persuasives ont suffi pour qu'ils abandonnent. C’est tellement mystérieux l’Amour. Tu détournes mon regard, bouleversée par une émotion inconnue, que tu n'arrives cependant pas à nommer. Je te scrute attentivement, avec intensité : — Réponds, ou je devrais recourir à des méthodes plus drastiques, je menace, bien que nous sachions tous les deux que je n'userai pas, pour le moment du moins, de violence physique. Nous sommes engagés dans une partie d'échecs psychologique intense, et l'échec n'est pas une option. Chaque parole non prononcée ajoute encore plus de poids à l'atmosphère déjà lourde entre nous. Je ressens ton esprit en tumulte, enfermé dans un silence obstiné. Ces fameuses lettres dont tu ne te souviens pas. Celle que tu voulais écrire avant de te rétracter, celles où des mots devenus toxiques pourrissent dans ta poubelle. Et celle que tu as laissée tomber dans la neige, par inadvertance. — Tu m’apprécieras à nouveau, tu sais, murmuré-je, ajoutant une nuance presque douce à mon ton, un chuchotement qui alourdi encore ton cœur. Sans me regarder, tu te lèves et explores plus en avant cette chambre, ta nouvelle prison. Je sais que tu as fait volontairement le choix d'oublier son passé, de fuir la réalité, car la souffrance serait insupportable. Cependant, malgré ta résistance, tes souvenirs s'incrustent lentement dans ton présent. En un claquement de doigts, ces quelques mois ont succédé à une éternité.

Chapitre 3 :
suite

de l'histoire
Enquête
par Shoups69
Début Écriture Collaboratif

Le vent se lève soulevant peu à peu mes plumes les plus externes. L’air prend un goût piquant, comme lorsqu’il se charge avant l’éclair, le moment où le ciel si accueillant d’habitude devient léger et nous chasse vers le sol. Quand il faut s'habituer et croasser jusqu'à ce qu’Eol accepte de nous laisser emprunter ses chemins.Un craquement silencieux déchiré l'air devant mes yeux. J’incline la tête pour mieux détailler le phénomène que je ne connais pas. Un coup de pression brutal, je saute et déploie mes ailes dans cette danse cent fois répétée. Un de ces grand primates apparaît, avec des brumes d’atmosphère que je ne connais pas. Un air plus lourd, plus chargé, plus vieux que celui que l’on respire d’habitude. Plus acide, plus malade, terrifiant.Je survole un instant le second primate et son géant à quatre pate. Ils gâchent la terre, ouvrant des plaies béantes dont saignent des myriades d’insectes et de vers perdus pour la chasse car effarouchés et fuyants ou coupés en deux pourrissant déjà. Probablement une mâne offerte au soleil qui nous abandonne pour qu’il revienne demain. Rien de brillant laissé sur je pourrais emporter vers mon nid à trésors. Je reviendrai cette nuit, profiter du fruit de leur folie.L’apparition et son vent acide semblent reparties, mais je continue mon chemin céleste. Les courants me portent vers cet arbre géant construit par les bipèdes sans ailes. Sa pointe rassurante me rappelle le bec d’une mère qui nous nourrit et sa hauteur nous protège des vents porteurs de mauvaises nouvelles.

Chapitre 4 :
Les vents contraires

de l'histoire
Là où j'étais
par R.Th
Début Écriture Collaboratif

✍️ Participation à la vie du site :
🌿 Quand les jours rallongent en 2025 🌞

R.Th est en tête de la course avec un impressionnant total de 2782 🌳 !



Laurent est à ses trousses avec 2111 🌳 !



Shadowlight fait une belle performance avec 488 🌳. Continue comme ça !



Plume et ses 194 🌳 se battent pour une place sur le podium.



Yljm33 atteint un score honorable de 173 🌳.


La légende raconte que les "🌳" sont des points TRB, précieux comme des carats pour un diamant sur The Root Book. Curieux de savoir comment en gagner ?
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Ton total de points TRB est visible sur ton profil, où tu peux également les utiliser pour débloquer des avantages exclusifs tels que des liens vers ton site web, tes livres ou tes réseaux sociaux.

Si tu veux découvrir les anciens classements.





Les auteur·ice·s en vogue

Ceux et celles à la limite du flood



Bat.Jacl

a publié 99 chapitres.


R.Th

a publié 64 chapitres.


Wargen

a publié 63 chapitres.

Les commentateur·euse·s



Bat.Jacl

a écrit un total de 554 commentaires.


Lyn

a écrit un total de 222 commentaires.


Laurent

a écrit un total de 170 commentaires.

Les semeur·euse·s de graines



Les chapitres de

Bat.Jacl

ont engendré 78 suites.


Les chapitres de

Wargen

ont engendré 63 suites.


Les chapitres de

R.Th

ont engendré 49 suites.

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