The Root Book

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The Root Book facilite l'écriture collaborative

Tu veux écrire de la fiction à quatre mains, à six mains, ou même plus, facilement et sans avoir de co-auteurice ?

The Root Book est un site d'écriture collaborative unique, où n'importe qui peut participer à n'importe quelle histoire et à n'importe quel moment de l'histoire.

Quel que soit ton genre préféré - fantastique, romance, science-fiction - ta voix a sa place ici. Seule l'imagination est la limite !

La ramification des histoires

The Root Book fonctionne sur le principe d'une arborescence des chapitres : un seul prologue donne naissance à de nombreux chapitres 1, qui sont les débuts d'histoires Chaque chapitre peut avoir autant de suites que possible, et chacune de ces suites peut à son tour se diviser en de nombreuses histoires.


Image illustrant la ramification des chapitres
Image illustrant la ramification des chapitres

Il te suffit d'un pseudo et d'un email pour te mettre à écrire

Si tu as besoin d'améliorer ton écriture, tu peux relever les défis d'écriture et ainsi travailler, tout en voyant ce que les autres écrivains proposent.
Et si tu as une idée, tu peux créer ton propre défi à la suite du prologue, juste en cliquant sur la case "défi".

Beaucoup d'histoires par de nombreux auteurs

The Root Book est un site très dense, avec sa multitude d'histoires qui possèdent tous leur propre multivers. Pour t'aider à naviguer dans cet arbre géant, plusieurs outils sont à ta disposition.

L'arbre des histoires te permet de visualiser la structure de chaque histoire et de comprendre comment les différents chapitres s'articulent entre eux. C'est un excellent moyen de voir l'ensemble de l'histoire et de choisir où tu souhaites contribuer.

Notre système de tags te permet de trouver des histoires qui correspondent à tes centres d'intérêt. La page des tags. Sur chacun de tes chapitres, tu peux ajouter les tags que tu veux, même ceux que personne n'a encore utilisé !

Le Concept Unique de The Root Book

The Root Book, c'est une expérience littéraire unique que je t'invite à découvrir. Ici, la magie de l'écriture collaborative prend vie. Chaque histoire se transforme en un véritable cadavre exquis où chaque auteur apporte sa touche personnelle, pour une aventure littéraire sans pareil.

Chaque histoire possède son propre multivers !

The Root Book est porté par une association à but non lucratif, qui a pour mission de fournir un outil 100% gratuit et en ligne pour tous, afin que chacun puisse exprimer sa créativité.

Si tu es enseignant·e ou professeur et que tu souhaites utiliser notre plateforme pour ta classe, n'hésite pas à m'envoyer un message pour me poser toutes les questions. D'autres ont déjà passé le pas.

La Monnaie de l'Imagination : Les Points TRB (🌳)

Sur The Root Book, chaque action compte. Les points TRB, symbolisés par le petit arbre 🌳, sont une manière de récompenser ta participation active à la plateforme. Tu les gagnes en écrivant (que ce soit des chapitres ou des commentaires), en donnant et recevant des coups de pouce, en relevant des défis et même en faisant un don à l'association T.R.B.

Ces points ont de la valeur ! Ils peuvent te permettre d'afficher des liens vers tes réseaux sociaux, augmentant ainsi ta visibilité au-delà du site. Tu peux également proposer de nouvelles façons de les dépenser directement sur ton compte.

Nos Chiffres-Clés et des Tags

The Root Book, c'est une communauté dynamique et des histoires incroyables à découvrir.

510 auteur·rice·s inscrit·e·s
691 chapitres coécrits
900372 lectures

Voici les tags préférés sur la plateforme :
Collaboratif (203) Écriture (178) Début (147) Concours (127) Prologue (126)
(Si ton genre de prédilection ne s'y trouve pas, peut-être que tu devrais envisager de créer un compte pour remédier à ce problème !)

Si jamais tu es perdu, surtout n'hésite pas

Si tu as plus de questions, il existe une FAQ.

Si tu as des suggestions ou si tu rencontres des problèmes sur le site, n'hésite pas à me contacter. Je suis là pour t'aider et répondre aux demandes dans les plus brefs délais. Tu peux me contacter via le formulaire de contact.

Un site avec de fortes valeurs collaboratives

En tant qu'association, The Root Book est ouvert à de nombreuses possibilités de partenariat. Que tu sois une association, une entreprise, un blogueur ou un influenceur, nous sommes toujours ravis d'explorer de nouvelles collaborations.

Nous disposons d'un système de visibilité efficace qui peut aider à promouvoir ton travail ou ton organisation à travers notre plateforme et notre communauté d'auteurs passionnés.

Si tu es intéressé par un partenariat avec The Root Book, n'hésite pas à prendre contact via le formulaire de contact ou à l'adresse email suivante : information.the.root.book@gmail.com.


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Quelques Chapitres à ne pas oublier

C'était un mardi matin comme un autre. Il s'était mis à pleuvoir des cordes, il y a de cela quelques minutes. J'avais eu la malchance de me retrouver chasser de mon propre appartement, alors que je venais à peine de sortir du lit. Paradoxalement, cette scène m’était quelque peu familière. Si je comptais bien, c'était tout de même la 6ᵉ fois en deux mois que de tels déboires m’arrivait. J’aurais sans doute préféré éviter la fraîcheur automnale et l'odeur des pots d'échappements des travailleurs se rendant à leurs bureaux. Mais si je devais être parfaitement honnête, j'y étais tout de même pour quelque chose dans cette histoire. Disons que j'avais une fois de plus voler, hier soir, les biscuits préférés de ma colocataire. Qui n'était autre que ma sœur d'ailleurs. Elle n'avait, mais alors pas du tout apprécié cet outrage. Et bien que sur le coup mon larcin m'avait bien fait rire, avec le recul, je me serais bien passé de la vengeance qu'il allait entraîner. J’avais été réveillé en fanfare, c'est le moins qu’on puisse dire. C’est fou le nombre de vidéos de trompette qu’un esprit malicieux et excentrique peut trouver sur internet. J’avais juste pu enfiler mes vêtements, que déjà cette chipie me mettait à la porte tout en me jetant au visage :  “– Avec des grands frères comme toi, pas besoin de Némésis ! Mes gâteaux sont sacrés !”  Le laçage de mes chaussures se fit donc sur le palier. J’aurais pu tout à fait rester dans mon immeuble en attendant d’avoir l’autorisation de rentrer dans l’appartement, le temps que ma sœur se calme un peu. Mais la lumière du hall était en panne depuis deux mois, rendant les lieux assez angoissants. Alors, j'ai préféré sortir.   Qu'allais-je bien pouvoir faire aujourd'hui ? Ça, c'était une bonne question ! J'avais la chance de ne pas devoir aller à la fac aujourd'hui, vive mon emploi du temps de master plus qu’allégé depuis la fin de mon stage. N’ayant pas particulièrement envie d’aller réviser à la bibliothèque, et n’ayant dans tous les cas pas mon matériel avec moi, j'avais initialement décidé d'aller me poser tranquillement dans un parc. Mais s'était sans compter sur les caprices de la météo. Le bruit de ma course se mit à résonner dans les rues. J'évitais plusieurs fois de glisser sur les pavés détrempés. Je devais impérativement trouver un lieu où m’abriter, sans quoi je tomberais assurément malade.   Finalement, au détour d'une rue, je découvris enfin une enseigne qui semblait allumé. Je n'eus même pas le temps de voir ce que s'était, mes vêtements étant déjà totalement détrempés. La porte claqua derrière moi, provoquant par là même un léger tintement. Un léger courant d’air me suivit au passage, me donnant davantage la chair de poule. Je commençais à m’avancer dans la pièce puis je m’arrêtai brusquement. Trempé comme j’étais, je préférai m’assurer rapidement que je n'allais pas tremper un quelconque parquet. Mais la chance semblait être avec moi, le sol était en vinyle beige. Je me trouvais visiblement dans une boutique d'antiquités, étant donné les nombreuses et massives armoires de bois, ou encore les présentoirs chargés de bibelots en tous genres. De-ci de-là des abat-jours ajoutés une lumière bienvenue dans ce lieu obstrué. Je m'avançais un peu plus loin dans ce labyrinthe, bizarrement curieux des mystères que je pourrais y trouver. "– Bonjour, veuillez m'excuser du retard, j'étais dans la remise. Bienvenue au Crocodile, que puis-je faire pour vous ?" C'était une voix féminine qui venait de m'interpeller, et qui, par là même, m'avait fait sursauter. Tout naturellement je me tournai vers l'origine du son, situé derrière un épais paravent aux allures asiatique. Un peu gêné de cette situation, je passais mécaniquement la main dans mes boucles brunes. "– Pas grand-chose en vérité, je suis vraiment désolé, mais je viens de rentrer totalement par hasard ici à cause de la pluie, mais je peux repartir si je vous dérange. – C'est vrai qu'ils avaient annoncé de l'orage hier. Ne vous en fait pas, je ne vois pas de problème à ce que vous restiez le temps que ça se calme. De toute manière ce n’est pas comme si je croulais sous les clients en ce moment, me répondit-elle en riant. » Je m'étais petit à petit avancé, dépassant l'obstacle qui m'obstruait jusque-là la vue. Face à moi se trouvait maintenant un comptoir au bois sombre, et sur lequel des gravures verdâtres représentaient un œil de reptile.   Juste derrière se trouvait mon interlocutrice. Celle-ci réagi immédiatement après m'avoir aperçu.  "– Ho, mais vous êtes trempé ! Attendez-moi ici deux minutes, je vais vous chercher de quoi vous sécher." Avant que je ne puisse répliquer quoique ce soit pour l’arrêter, la rassurer sur mon état, elle était déjà repassé au travers du rideau blanc situé derrière elle. Quand elle redescendit, elle portait sur l’épaule deux grosses serviettes et du bout des bras un gros plateau de thé. Celui-ci vacillait, et semblait être prêt à tomber à tout moment. "– Je me suis dit que ça te réchaufferait, et vu que je ne savais pas ce que tu préférerais j'ai ramené un peu de tout. Au fait, désolé de te tutoyer, si ça te dérange dis-le, me dit-elle en me tendant une tasse et du sucre. C'est juste que je viens de regarder la météo sur mon téléphone, et visiblement, tu vas être bloqué ici encore un petit moment. Donc je pense que ça sera plus simple le tutoiement. – Pas de problème avec ça, ni avec le thé d'ailleurs. Et le vouvoiement est assez ridicule à notre âge n'est-ce pas ? " Elle m'accorda ce point. Elle paraissait avoir, tout comme moi, un peu plus que la vingtaine. Je me permis donc de faire de l'humour, pour détendre l'atmosphère.  "– Sympa tes mugs. Un pingouin de Noël et une Edwige toute ronde. La reine d'Angleterre aurait de quoi être jalouse de ce magnifique service de porcelaine ! – Oui sans doute, fit-elle avant de sourire. Et encore, ne te plains pas, j'aurais pu ramener un chocolat chaud et des petits biscuits.  – Ça ne m'aurait pas plus dérangé que ça, je suis un grand gourmand. Mais ça me joue souvent des tours." Voyant son regard intrigué, je lui racontai plus en détail ma déconvenue matinale. Le reste de la conversation porta sur ma relation avec ma sœur, mes études et sur notre passion commune des sucreries.   Cette jeune femme était assez pétillante, et avait beaucoup de répartie. Je me suis rapidement sentie assez à l’aise pour parler de moi. Cela faisait certes partie de mon tempérament, mais j’avais perdu l’habitude de parler à d’autres personnes. J’avais récemment rejoint ma sœur dans cette ville afin de faire mes dernières années de formation. Mais depuis la rentrée, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de nouer de nouvelles relations. Les groupes d’étudiants étaient déjà bien formés et peu adaptés aux nouveaux. Le temps continuait de s'écouler, la pluie tambourinant toujours sur la devanture, mais dans cet instant suspendu, c’était comme si l’on était de vieux amis, badinant autour de leurs tasses de thé. Néanmoins, la conversation avait quelque chose d’étrange. J’étais le seul à partager des anecdotes sur ma vie. Dès que je tentais d’en apprendre davantage sur elle, elle semblait esquivé le sujet. Au demeurant, ça n’a rien d’étonnant, après tout nous ne nous connaissions pas. Mais cela me paraissait assez mégalo de ne parler que de moi. Donc je décidai de tenter une autre approche :  “– Comment se fait-il qu’une jeune femme comme toi travaille dans un magasin d’antiquaire? Pas que je trouve ça mal, je te rassure, m’empressais-je de dire. Mais c’est juste, comment dire, surprenant, j'imagine. Notre génération ne s’intéresse pas à ce genre de domaine généralement.” Un silence s’installa quelques secondes. Avais-je été vexant? C’est bien mon style ça, maladroit comme je suis. J’avais sans doute ruiné mon premier début de relation en trois mois dans cette ville. Mais avant que je ne puisse continuer à divaguer dans mes pensées, elle commença à me répondre. “– En fait, c’était le magasin de mon oncle. Mais il est parti il y a quelques années, et j’étais la seule disponible pour reprendre le flambeau dans la famille. J’avais toujours été fascinée par cette boutique et ses mystères quand j’étais petite, donc je m’y suis volontiers consacré. Il y a ce je-ne-sais-quoi ici qui parait presque irréel.” Je ne pue que confirmer ce constat. Les lumières tamisées, les statuts d’anciennes divinités et les tableaux accrochés aux murs nous faisait comme voyager dans le temps. Là où en rentrant, je trouvais que l’espace était désordonnés, en regardant plus en détails, on se rendait compte que l’agencement était en fait bien pensé. Tout cela formé un décor très hétéroclite. Mais ce qui me perturbait le plus, je pense, c’était cette sorte d’énorme broche posait sur une étagère. Elle était dorée, en forme de crocodile, et ses yeux rouges comme des rubis semblait me fixer depuis que j’étais assis au comptoir. Un frisson me parcourut le dos en l’observant, mais cette fois-ci ce n’était pas dû à un courant d’air en provenance de la porte.   Car sur toute la matinée, aucun client ne rentra dans la boutique. Cela nous permit de continuer à discuter tranquillement. Lorsque enfin le temps se calma, plusieurs heures étaient passé sans que je m’en aperçoive. Ce ne fut pas le retour du soleil qui me décida à partir, mais plutôt un SMS de ma sœur qui exigeait que j’aille lui racheter ses précieux biscuits, sans quoi je passerais la nuit suivante dans le couloir de l’immeuble. Ce qu’il ne fallait pas faire pour maintenir la paix dans sa colocation ! J’enlevais donc les deux serviettes qui me maintenaient jusqu’à présent au chaud. Je les rendis à leur propriétaire, la remerciant chaleureusement pour son accueil et notre discussion. Puis je finis par sortir.   J’étais déjà à plusieurs rues du magasin quand j’entendis des bruits de pas précipiter derrière moi. Machinalement, je me retournai pour tomber sur la jeune antiquaire. Elle avait dû courir pour me rattraper, et s’appuyait maintenant sur ses genoux pour reprendre son souffle. “– Attends, me dit-elle toute essoufflée, avec tout ce qui s’est passé, tu ne m’as même pas dit ton nom. – Hey bien, je m’appelle Maxime. – Très bien, je suis contente d’avoir fait ta connaissance Maxime. Moi, c'est Lucie, au plaisir de te revoir prochainement au crocodile.” Et sans rien dire de plus, elle est repartie. Vraiment, quelle étrange rencontre. Mais je n’ai pas plus eu le temps d’y penser, car soudainement, une goutte me tomba sur le front. La pluie reprenait ! Si je ne voulais pas de nouveau finir trempé, j’allais devoir faire vite pour rejoindre la supérette située en face de son immeuble. Alors cette fois-ci, se fut moi qui me mis à courir.

Chapitre 1 :
L'œil du crocodile

de l'histoire
L'œil du crocodile
par Johatsu
Début Écriture Collaboratif

- Isaac ? - Hm, hm ? Il tourna vers moi, se désintéressant de son téléphone. Un regard par-dessus son épaule me fit découvrir une vidéo de chaton, certes adorable, mais... - Depuis quand tu regardes des vidéos de chat ? - Iris. Une réponse courte, et... en toute honnêteté clairement suffisante. Je rigolai avant de venir lui appuyer sur la joue. - Ok, j'accepte cette réponse. Il haussa un sourcil, avant de venir attraper ma main pour me faire arrêter, et je ne résistais pas. - Tu voulais quelque chose ? Ceci dit, quelle question ! Bien évidemment. - Ton attention, très cher. Aussi mignon ce chaton soit-il, il ne me fait même pas un peu honneur. Pourquoi ne pas te concentrer sur l'adorable chose à tes côtés. Et... son expression perplexe se mua en désespération, avant qu'il n'ait juste l'air amusé, et ne vienne poser sa tête sur mon épaule. - Mais toi alors... Je ne te qualifierai pas d'adorable. Quoi qu'il en dise, j'avais réussi à le distraire de la vidéo de chaton, ce qui voulait dire que j'avais gagné. Et puis tout de même... - Moi ? Pas adorable ? Je suis outrée. N'es-tu donc pas censé me trouver toutes les qualités ? Je suis ta femme, après tout ! Tu as choisi de passer ta vie à mes côtés. Et te voilà, ainsi, à ne pas me trouver mignonne ? Il cligna quelques fois des yeux, avant de soupirer et secouer la tête. - Depuis quand on est mariés ? Et j'ai dit que je ne te qualifierai pas d'adorable, pas que tu n'étais pas mignonne. Puis l'amour c'est aussi d'accepter les défauts, et j'accepte ton défaut de manque d'adorablitude. ... Et il n'avait quand même pas bougé de contre moi, ayant même passé un bras autour de ma taille. - Adorablitude ça n'existe pas. Et... on est mariés depuis que je l'ai décidé, soit maintenant ! Pour le coup, cette réplique eut le mérite de le faire se décaler pour me regarder un peu plus sérieusement. - Ôte-moi d'un doute, c'est pas une vraie demande que tu me fais là, hein ? Est-ce que j'avais l'air d'avoir si peu de classe et de sérieux que ça ? ... Sûrement, oui. Et en soit il n'avait pas si tort, l'idée m'avait déjà traversé l'esprit de faire une demande de ce genre... Mais j'avais conclu qu'y mettre des formes, c'était sûrement mieux. A commencer par trouver une jolie bague. Dans mon budget. Conclusion, l'idée avait été reportée à plus tard. Déjà que j'avais du mal à payer ma part du loyer et des courses. Mais enfin, j'économisai pour, en tout cas... Certes, on avait le temps, et je ne voyais pas le mariage comme une étape nécessaire, mais... je voulais vraiment faire ma vie à ses côtés. ... Et en plus ça ferait moins d'impôts quand on en aurait. Et je pourrais changer de nom de famille. Que du bonus, franchement. ... Quoique si je finissais par trouver un ou une partenaire supplémentaire, la situation deviendrait un poil plus compliqué... Mais bon, là n'était pas le sujet actuel. - Tu aimerais que ça en soit une ? J'avais répondu ça, d'un ton amusé, et ses joues prirent des couleurs. Ce qu'il était adorable, comme ça... - Je... Je sais pas ? Enfin j'ai jamais- um... Peut-être qu'on est encore un peu jeunes pour se marier ? Ou pas...? Et- C'est...? Attends- tu as détourné la question ! Est-ce que c'en était une ou pas ? Et il l'était encore plus quand il paniquait sous la gêne. Je vins l'embrasser sur la joue en glissant une main dans ses cheveux. - Faut pas s'attarder sur trop jeune ou quoi... on le fera quand on en aura envie. Mais pour répondre, non, je sais que je suis pas très formelle, mais ce serait assez nul comme façon de faire. Quoique, ce serait marrant... j'ai le droit de faire ma demande comme ça, un jour ? Il ne répondit rien un moment, se contentant de resserrer sa prise autour de ma taille, toujours rouge, avant de secouer la tête. - Mia, si tu me fais une demande comme ça, je réponds non, tu es prévenue. Aïe... Je retirai ma main d'où elle était avant de faire une petite moue à son intention. - Tu ne m'épouseras donc que pour le style de la demande et non pas parce que tu m'aimes de tout ton coeur ? M'en voilà vexée. Et... il vint me tirer la joue avec sa main libre. - T'es pas possible, sérieux... Puis il la relâcha quand je me mis à rire. - C'est vrai, c'est vrai... je suis tellement incroyable que j'en parais impossible. Eeeenfin bon. Vu que tu pars dans... approximativement... dix minutes, tu devrais peut-être commencer à te préparer, hm ? Il écarquilla les yeux légèrement avant d'attraper son téléphone. - Merde, déjà ? J'ai pas vu le temps passer. - Ca c'est l'effet de ma présence. Il soupira en levant les yeux au ciel et se décala en venant m'embrasser sur la joue. - Évidemment, pas du tout les vidéos de chat. Ou mon manque d'attention. Je lui tirai la langue et me levai pour m'étirer un peu. - C'est moi qui manque d'attention, d'habitude. M'enfin, va donc, traître. Si les chats sont plus mignons que moi, je ne te veux plus chez moi. Il se leva à son tour et vint me donner un petit coup sur le bras. - C'est chez nous, je te rappelle. - Le bail est à mon nom, pas au tien, donc ça se débat. Il partit chercher ses chaussures dans l'entrée, mais me répondit quand même au loin. - D'ailleurs, t'as appelé le proprio pour changer ça ? ... Et je décrétai que le silence était une réponse suffisante à cette question. - Mia, ça va faire un an et demi que j'habite ici et tu l'as toujours pas prévenu ? - En soi. Un an et demi ou un an et trois-quarts. C'est quoi la différence... J'entendis un long soupir, avant qu'il ne revienne dans la pièce, des vêtements en main. Il avait dû passer au placard pour les récupérer. - C'est qu'il faut le faire au cas où. Pour la CAF et tout ça... - Je suis plutôt sûre que ça ferait moins d'allocations. Mais d'accord, je le ferai, j'ai juste... beaucoup de trucs à faire. Il me fit un petit sourire puis un baiser sur le front. - Je sais, je l'aurais bien fait, mais vu que tout est à ton nom pour l'instant, c'est un peu compliqué. Essaie de te mettre un rappel peut-être ? - Hm... Moui. Mais c'est chiant l'administratif... Laissez-moi ne pas en faire. Il rigola en commençant à aller vers la salle de bain. - Si l'appartement est aussi à mon nom, je pourrais faire une partie de l'administratif. ... Et ça, c'était un argument sacrément convaincant. Il me fallait donc un rappel... bon lundi j'avais les cours et le travail, et appeler le proprio à une heure du matin n'était peut-être pas la meilleure idée... même souci le mardi et le mercredi. Et le jeudi... ah, j'avais la matinée de- ...Le poste de secours. ... Sinon, le faire le weekend prochain était aussi une option, j'avais étonnamment peu de choses de prévues. Juste... aller voir ma mère. Elle voulait me présenter quelqu'un et... Je m'attendais franchement au pire. Quoique sur un malentendu... Si elle me le présentait, c'était qu'elle devait être assez certaine que je pourrais le saquer. Ce serait sûrement moins un cas que son copain précédent. Ou que mon père, mais là, difficile de faire pire. - Me revoilà. Et Isaac revint dans la pièce et... qu'est-ce qu'il était beau en chemise, n'empêche... - Tu te mets en jolie tenue pour ta famille et pas pour moi, je retiens, beau gosse. Il m'observa un petit moment avant de poser une main sur son cœur. - Mia, tu n'es donc avec moi que pour mon apparence, et non parce que tu m'aimes de tout ton coeur ? ... Eh mais c'était ma réplique, ça. Je posai mon téléphone après avoir mis le rappel, avant de venir lui attraper la main. - Peut-être bien. Faut dire que c'est une très jolie apparence... Il rougit un peu quand je plaçai ma main sur sa joue et me penchai vers lui pour l'embrasser doucement. - Il faut bien que je m'accorde à toi... Il avait soufflé ça doucement, et je me sentis sourire avant de revenir l'embrasser, en déplaçant mes mains pour passer mes bras autour de sa taille, alors qu'il avait passé les siens autour de mes épaules. Il rendit le baiser un moment, avant de s'écarter avec un petit sourire. - Allez, ouste. Si je te laisse commencer, je t'arrêterai plus, et je dois y aller. Clairement, je ne voyais pas du tout de quoi il parlait. - Moi ? Bien sûr que je sais m'arrêter, il suffit juste que tu le veuilles vraiment... et vu comme je suis canon, dur de vouloir, hm ? Il eut un petit rire, avant de me tapoter la joue. - Ça va les chevilles ? Mais um... je... sais que tu sais. ... La deuxième partie de la phrase avait été plus basse, son sourire s'effaçant un instant au profit d'une expression plus pensive. Je savais bien à quoi il pensait... Je resserrai ma prise autour de lui pour venir l'embrasser longuement sur la joue. - Allez, chou. Abandonne-moi donc, et on se revoit dimanche soir. Je m'occuperai avec la solitude en attendant. Il reprit un petit sourire et me relâcha pour s'écarter un peu. - Ose me dire que tu n'as rien de prévu. Et tu n'auras qu'à inviter Lily au pire. ... J'avais peut-être du travail. Et des postes de secours. Et des sorties avec des amis. Et des révisions. Juste peut-être. - Elle est malheureusement en représentation tout ce weekend, donc pas possible à attraper. Enfin, mis à part ce soir, où j'allais voir l'une des représentations. - ... Ce qui explique la double dose de vidéos de chats de la part d'Iris. Mais tu survivras, t'en fais pas. Allez, à dimanche soir ! Et là-dessus, il m'embrassa sur la joue, attrapa son exemplaire des clefs, avant de sortir de l'appartement, me laissant dans la solitude la plus absolue. ... Et avec mes manuels de cours. ... J'avais une de ces flemmes, putain... Je m'étalai sur le canapé, avant d'allumer ma montre pour réactiver les alertes en cas d'accidents à proximité. Je l'avais coupée pour ce matin, pour profiter un peu d'Isaac... mais eh, s'il y en avait... Je pouvais bien abandonner mes cahiers de cours. Ce n'était évidemment pas une méthode de procrastination. Ok, juste un peu. Ça restait important d'intervenir au plus vite dans les cadres d'accident ou de problèmes. Et ainsi, la pharmacologie n'avait jamais paru aussi chiante. Franchement pas ma matière préférée. Mais bon, c'était bientôt mes partiels, alors il fallait bien. Sérieusement, j'avais du mal à voir l'utilité d'examens si on s'en sortait bien en stages, mais je ne pouvais pas y couper.

Chapitre 1 :
Ce-jour là

de l'histoire
Ce-jour là
par Misty
Début Écriture Tranche De Vie

Le visage de Tom s’assombrit alors qu’il fixe l’écran de son téléphone, l’annonce inattendue semant le chaos dans son regard habituellement serein. « Une autre mauvaise nouvelle », songe Sofia, l’étrange tournure des évènements la laissant perplexe. « Je suis désolé, je dois prendre cet appel » articule Tom d’une voix faible, comme si les mots pesaient lourdement sur sa langue. Il se détourne alors, se dirigeant vers la fenêtre, son téléphone plaqué contre l’oreille comme un bouclier. Sofia demeure immobile, ses bras tombant le long de son corps en une étrange pantomime d’impuissance. Son regard se perd dans le lointain, l’horizon se brouillant tandis que les pensées tournoyantes dans son esprit tentent de donner un sens à la situation. Elle avait pressenti que ce jour arriverait, elle avait redouté ce moment. « Allo, c’est Tom, » répond-il, son ton solennel contrastant avec la douceur de la voix qu’il avait employée quelques instants plus tôt. Un froncement de sourcils trahit son attention intense, les lignes profondes de son front se creusant davantage. « Ce n’est pas ton probl… » La phrase s’interrompt et Sofia se fige à ces mots. Elle connait Tom, il n’a pas l’habitude de se laisser ainsi marcher dessus. Un frisson parcourt son échine, une intuition naissant dans son esprit : cette femme, celle dont il avait fait mention de manière évasive avant les débuts juridiques, avec une pointe de peur dans la voix… « Ok… » Tom capitule finalement, son ton de défaite lui arrachant un soupir. Il raccroche et se retourne vers Sofia, son teint plus pâle que jamais. « C’était elle. » « Elle ? » répond Sofia, feignant l’ignorance bien qu’ayant déjà une idée de la situation. Maudite loi de Murphy… « Elle a appris pour l’affaire, » avoue Tom en hochant lentement la tête. « Comment ? Tom, comment aurait-elle pu le savoir ? Tu avais promis à Gabriel qu’elle ne serait jamais impliquée dans tout cela, non ? » Tom soupire, passant une main lasse sur son visage. « Je ne sais pas, Sofia. Je pensais vraiment que nous avions réussi à la garder à l’écart. Mais elle a toujours eu ce don pour découvrir ce qu’elle n’est pas censée savoir. » Il prend une grande inspiration, puis la regarde avec une détermination renouvelée. « Je dois y aller. Je dois lui parler, essayer de contrôler les dégâts. » Sofia hoche la tête, une résolution inébranlable dans son regard. Mais elle n’est pas du genre à rester passive face à l’adversité. Depuis qu’elle a eu vent de la situation, elle a pris les devants. Elle sait exactement ce qu’elle doit faire. Alors que la porte se claque derrière Tom, résonnant comme un gong annonçant le début de la bataille, Sofia se précipite vers son ordinateur portable, impatiente de mettre son plan en action.

Chapitre 2 :
Le plan

de l'histoire
La lettre
par Bat.Jacl
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