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Je reprends l'histoire déjà écrite, mais du point de vue de l'un des personnages présentés !
Je mets ce chapitre en réponse au 2, comme ça il est à côté du 3, vu que c'est la même histoire, et que c'est juste le point de vu qui change
Je n’étais pas arrivée dans cette école par hasard. Personne n’y arrivait par hasard. Ce n’était pas le genre d’école que l’on prend par défaut, quand aucune autre ne veut de nous. C’était l’Académie d’Excellence Nationale, là où seuls les meilleurs pouvaient entrer, et là où seuls les meilleurs pouvaient réussir.
J’avais été attribuée à la classe C. Bien. Je n’avais de toute façon aucune idée de comment cette école classait ses élèves.
Je m’étais installée parmi les premiers afin de pouvoir observer les autres passer le pas de la porte.
Dans un tel environnement, observer était un outils puissant.
Jusque là, personne n’avait trouvé grâce à mes yeux. Que des gens normaux, aussi faciles à lire que des livres ouverts. Mais un vint changer cet état de fait.
Quand il se présenta, je faisais semblant de lire un dossier que j’avais devant moi.
Il était calme, bien loin de l’aspect émotionnel des autres. Je le trouvais même froid, calculateur.
Il me ressemblait un peu.
Il alla s’asseoir près de la fenêtre, derrière moi. Un choix judicieux, idéal pour observer les autres.
Intriguée, je me retournai vers lui.
— Tu es nouveau ? lui demandais-je.
— Nous le sommes tous.
C’était une réponse à laquelle je ne m’attendais pas, aussi m’arrêtai-je afin de le regarder. Mais rien dans ses yeux ne me guida à le comprendre, aussi me retournai-je sans un mot.
La professeur pénétra dans la salle de classe, et nous souhaita la bienvenue. Je tiquai, car elle ne se présenta pas.
— Dans cette école, les classes sont en compétition permanente. Vos performances, vos décisions et… vos relations détermineront votre avenir.
Une seule classe obtiendra le statu d’élite.
Des murmures se firent presque immédiatement entendre. Un mélange de peur, d’excitation et d’ambition s’empara de la classe.
À l’exception de celui derrière moi, qui restait impassible, observant les autres. Je le trouvais intéressant.
— Et une dernière chose. Ici, les règles sont… flexibles.
La réaction fut immédiate. La classe se figea.
Des règles flexibles ? Clairement, cette école n’allait pas se contenter de nous évaluer sur nos compétences académiques. Je compris vite que nous étions des cobayes, prient dans un genre de grande expérience.
Après la fin du premier cours, je pris les devants et alla discuter avec plusieurs élèves. Il fallait être stratégique. Prendre le leadership d’un réseau de contacts était primordial, tant pour assurer ma réussite au sein de la classe que pour le reste de l’école.
Ma posture était maîtrisée, droite, ma voix calme, parfaitement modulée.
Je me créai une image de fille sérieuse, efficace, fiable, sans pour autant chercher à me faire des amis, plutôt des coéquipiers. Je réservais mes sourires à quelques moments triés sur le volet.
Bien sûr, je ne pu ignorer le regard pesant de l’élève qui s’était installé derrière moi.
Je fus d’ailleurs étonnée de le voir accepter une brève discussion avec un autre élève, mince, les cheveux bruns et désordonnés. Il était hésitant, timide, stressé. Je l’identifiai déjà comme de ceux qui ne survivraient pas ici.
La professeur entra de nouveau dans la classe, et de nouveau la classe retint son souffle.
Elle posa sur son bureau une petite boîte métallique, dont il était impossible de déterminer son usage.
— Avant de continuer les cours…
Nous allons commencer par un petit test.
Elle sourit. Un sourire étrange.
— Un test très simple.
Elle ouvrit lentement la boîte. Cette dernière contenait des cartes.
— Ce test va simplement me permettre de voir… quel type de personne vous êtes.
Le silence s’intensifia.
Les choses allaient enfin devenir intéressantes.
Alors que je regardais autour de moi les réactions des autres, la professeur reprit.
— Chaque carte dans cette boîte possède un numéro. Dans quelques minutes, chacun d’entre vous viendra en tirer une.
Venir tirer une carte ? Dans quel but ? J’espérais que le test serait à la hauteur de mes attentes. L’élève derrière moi cependant eu un changement infime sur son visage, comme s’il était déçu de cette révélation.
— Une fois que vous aurez tiré votre carte… vous retournerez à votre place.
Et vous ne devrez montrer votre numéro à personne.
Ne pas montrer son numéro ? Donc les informations étaient segmentées. « Diviser pour mieux régner », voilà qui était intéressant.
Mais ce qui l’était encore plus, c’est que si montrer son numéro était interdit, le révéler oralement ne l’était pas. Ce test jouerai alors peut-être avec la confiance que chacun est prêt à accorder aux autres afin que tout le monde connaisse le numéro des autres.
Ou alors ce test serait compétitif, et il faudrait protéger son numéro du regard des autres.
— Madame… quel est le but de ce test ?
Le garçon de tout à l’heure venait de parler. Belle initiative, mais cela n’arrangeait pas son cas. Il ne finirai pas l’année.
— Observer
La réponse de la professeur était aussi simple que flou.
— Nous allons commencer. Venez un par un.
Personne ne bougea. Normal dans une telle situation. Je me mis à cogiter le plus vite possible. Être dans le milieu de la queue n’était pas une option. Seuls les premiers et les derniers susciteraient de l’intérêt pour eux, les autres seront oublié.
Personne n’avait encore fait le moindre mouvement. Je me levai donc, et allai prendre une carte. J’étais la première. Cela me sera utile pour le futur.
J’avais contrôlé ma posture, et éviter tout contact visuel avec qui que ce soit.
Je jetai à peine un œil à mon numéro, le 44, avant de retourner m’asseoir. Je n’avais de toute façon aucune idée de ce à quoi il allait bien pouvoir me servir, et ma mémoire me permettait de ne pas avoir à le relire plus tard.
Après moi, les élèves commencèrent à se rendre au bureau, puis à faire la queue. Le mouvement était lancé.
Je pouvais regarder les réactions de tout le monde. Ils étaient bien trop transparents.
Quand vint le tour de celui qui jusque là attirait ma curiosité, il regarda la professeur quelques secondes avant de retourner s’asseoir.
Décidément, celui là était différent.
— Très bien. Maintenant… nous allons attendre.
— Attendre quoi ? demanda un élève.
— C’est exactement ce que je veux savoir.
Cette professeur prenait visiblement un malin plaisir à perdre ses élèves.
Des regards étaient échangés, quelques paroles, mais personne ne savait quoi faire.
Je ne pu empêcher un sourire de satisfaction en voyant tout cela.
Je n’étais, encore une fois, pas la seule à observer les autres.
Je me demandais ce que je pourrais bien faire, voir si je devais faire quelque chose.
Mais peut-être valait-il mieux attendre que quelqu’un d’autre agisse en premier.
Car la professeur observait toujours la classe. Silencieuse. Patiente.
Comme une scientifique observant une expérience.
Et quelque part dans la salle… quelqu’un allait forcément faire la première erreur.
La question n’était pas si cela arriverait.
Mais quand.
Et surtout….
Qui.