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Quand j'écris des histoires, j'aime verser dans l'hyper descritif, et donner pleins de détails sur plusieurs sens, afin de permettre au lecteur de se représenter la scène le plus fidèlement et le plus facielement possible
C'est ce que j'ai fais ici, et encore, je trouve que j'aurais pu en donner encore plus.
Je vous laisse me dire ce que vous en pensez !!
J'ai volontairement stoppé l'histoire là où elle s'arrête, car je trouve que c'est le moment parfait pour laisser d'autres écrivains lui offrir des suites ^^
Il faisait sombre, la lumière vespérale cendrée de la Lune peinant à traverser l’épaisse canopée qui me camouflait la voûte céleste.
Les couleurs se confondaient les unes dans les autres, donnant à la scène une étrange teinte grisâtre, dont se détachaient péniblement quelques lumières méconnaissables.
Le sentier, menu et sinueux, était jonché de feuilles mortes, de racines, de branches, et d’herbes rases. Les lourds arbres qui le longeaient impressionnaient de part leurs diamètres, leurs hauteurs, et leurs présences, comme si ces entités étaient capables de surveiller la forêt.
Le silence, lui, était pesant, poisseux, tout juste perturbé par des bruissements, des sons lointains, la brise dans les feuillages, et mes bruits de pas.
Je m’évertuais à faire le moins de bruit de possible, mais à chacun de mes pas, j’avais l’impression de réveiller toute la forêt au gré d’une feuille qui craque, d’une branche qui grince, ou de mon pieds se prenant dans une racine.
J’entendais mon souffle, irrégulier, saccadé, et sentais mon cœur battre à tout rompre dans mes tympans, persuadé que chacun de ses battements assourdissants résonnait tout autour de moi.
L’odeur boisée était la seule chose qui venait légèrement calmer mes esprits. Un subtile parfum, mélange de humus, de pétrichor, et de sève.
Je lui trouvais presque une note de caramel.
Elle contrastait violemment avec l’odeur de ma sueur, salé, forte, et omniprésente.
Après ce qui me sembla être des heures, à avancer mètre après mètre, terrorisé que le moindre mouvement un peu trop brusque puisse signifier la fin du voyage, je tombai sur une clairière.
Ici, la Lune était clairement visible, mais pas moins menaçante pour autant.
Je me retrouvai à nu, impossible de me cacher des choses de la forêt, livré à leur mercie.
Autour de moi, la clairière s’assombrit. Levant la tête, je ne pouvais voir qu’un nuage noir venir recouvrir l’astre d’argent.
Un son familier commença à se faire entendre, suivit de près par la sensation des gouttes venant s’écraser sur ma peau.